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Satellites algériens (Historique) (III/III)

Date de création: 02-02-2026 19:43
Dernière mise à jour: 02-02-2026 19:43
Lu: 6 fois


TÉLÉCOMMUNICATIONS - FORMATION CONTINUE- SATELLITES ALGÉRIENS/HISTORIQUE (III/III)

Auteur : Hamimi Rabie, ancien directeur général adjoint de l’Entv /Rediffusée In Facebook à l'occasion du lancement réussi ce 31 Janvier 2026 d'ALSAT-3B précédé d'un autre (3A) au début du même mois.

Abdelkader BAÏRI est ce fils d’un modeste et honorable receveur des Transports Algérois (TA) qui avait été un brillant élève en mathématiques de l'ancien lycée du Champ de manœuvres, l’actuel lycée El Idrissi, étudiant ensuite à l’Université de Nice et enfin à University of California, Berkeley. Repéré pour ses compétences exceptionnelles dans un pays-continent qui n'en manquait assurément pas, Il avait servi durant de longues années l'Organisation américaine Intelsat à vocation quasiment universelle. Il fut en Algérie l’un des directeurs généraux des Télécommunications au sein du MPT.

C’est à ce titre qu’il avait développé les télécommunications et hissé notre pays au rang des premières nations utilisatrices de la télécommunication spatiale à des fins domestiques. L’Algérie lui doit ainsi qu’à ses collaborateurs le Complexe de Lakhdaria qui fut un des fleurons de la télécommunication spatiale mondiale, en ce sens qu’il avait la particularité de trafiquer avec les deux grands réseaux mondiaux de télécommunications par satellite de l'époque, qu’étaient l’américain et le soviétique. Il avait conçu et mis en œuvre en 1974 tout le système de couverture par satellite de notre Sahara à travers l’installation progressive d’un réseau fiable et intégré de stations terriennes. Ce réseau a permis notamment au programme de la Télévision nationale d’être véritablement national en parvenant aux coins les plus reculés de l’Algérie profonde. L’Algérie venait d’occuper ainsi la 4 ème place mondiale dans la couverture domestique par satellite après, excusez du peu, les États-Unis, le Canada et l'ex- URSS.

Après avoir été poussé dehors comme beaucoup d’autres par l’ingratitude des hommes, Abdelkader Baïri a fait les beaux jours d’Arabsat à sa création et dont il a été le directeur général durant une dizaine d’années et ensuite de l’Union Internationale des Télécommunications en qualité d'Expert international. Cette expertise associée à l’amour de la patrie, concept maintenant tombé en désuétude, a fait que la première expérience mondiale d’échanges de news par satellite ait été l’œuvre d'un tout petit groupe du Boulevard des Martyrs qui avait parié, en Mars 1983, dans la grande Salle de l’Hôtel Aurassi, où était présent le gotha mondial des mass média, dans le cadre de la 4 ème Conférence Mondiale des Unions de Radiodiffusion et Télévision, que l'impossible n’était pas algérien. La preuve de cette expertise venait d’être administrée à la communauté mondiale et en particulier à l'Unesco qui, à l’occasion de son Séminaire de 1981 sur le dissémination des informations dans le monde, considérait cet échange, dans le cadre du Nouvel ordre mondial de la communication, comme techniquement impossible. C’est dans cette ambiance qu’était né, peu à près, rattaché à L’ASBU, le Centre Arabe d'Alger en charge des échanges de news et programmes par satellite, avec sa dimension régionale désormais reconnue, suivi un peu plus tard par le Centre Afrovision pour la région Afrique, dont le siège est également Alger, mais qui se meurt depuis sa création en 1991, faute de volonté …. L'objectif stratégique à terme ayant été de faire d’Alger un carrefour quasiment international d’échange ….

Ainsi est, dit-on, la vie. Ainsi aussi s'exprimaient au gré des circonstances, à l’image du héros de Miguel de Cervantès, l’inertie des uns et la détermination des autres. Fatalisme ? Déterminisme ? Là est toute la question ! A la génération actuelle à continuer à nous donner du bonheur avec d'autres nouvelles réalisations, et à sortir ces anciens, tous ces anciens, de la grotte de cette A3kiba d'Algérie, au titre de la reconnaissance qui leur est due et ce, pour le salut de l'honneur et la grandeur de l’Algérie. Elle ne s'en trouverait, elle-aussi, que grandie.

En attendant, Il incombe désormais à l’Etat et à ses Institutions de continuer à donner du sens à sa politique en la matière, à répondre aux attentes multiples et diverses de cette communauté scientifique et de la société civile, et de rentabiliser, promouvoir et pérenniser ses investissements considérables. Dans ce domaine comme en bien d'autres, dont en particulier les plus sensibles, il est de l’ordre de l’impératif de reconnaitre une fois pour toutes, le statut qui sied à la compétence, actuelle et ancienne, et de favoriser les compétences dans tous les centres de décision stratégique.

(*) Informations techniques reprises du site de l’Agence, de la presse écrite et électronique