SPORTS – PRIX- PRIX APS MEILLEURS
SPORTIFS 2025
Sous les lustres de la salle de
réception, l’ambiance était au diapason des exploits accomplis durant l’année
écoulée. En présence du ministre des Sports, Walid Sadi, du directeur général de
l’APS, ainsi que d’un parterre de personnalités politiques, de légendes du
sport et des familles des lauréats, cette soirée a offert un condensé
d’émotions et de reconnaissance, pour ceux qui ont porté haut le drapeau
national. Sans surprise, le titre de la meilleure athlète féminine est
revenu à la prodige de la gymnastique, Kaylia Nemour. Véritable
phénomène de la gymnastique et talentueuse athlète de haut niveau, elle a
littéralement écrasé le scrutin, en récoltant 27 voix sur 28. Seule la
championne de vovinam viet
vo dao, Melissa Ghendouzi, a pu grapiller un suffrage
face à l'ouragan Nemour. L’année 2025 restera gravée
comme celle de la consécration absolue pour la jeune gymnaste. Après avoir
dominé les étapes de Coupe du monde en Égypte et en Ouzbékistan, elle a atteint
le toit du monde en Indonésie. Sa médaille d’or aux barres asymétriques, soit,
une première historique pour l’Algérie, l’Afrique et le monde arabe, a été
obtenue avec une note stratosphérique de 15,566 points. En reléguant la Russe Melnikova et la Chinoise Yang Fanyuwei
à plus d'un point d'écart, elle a prouvé qu'elle n'avait pas seulement gagné,
mais qu'elle régnait désormais sur sa discipline avec une maîtrise technique
époustouflante. Chez les messieurs, Djamel Sedjati
a conservé son trône. Le vice-champion du monde du 800 mètres a été
plébiscité par la presse nationale (26 voix), devançant le combattant de vovinam, Dali Akli. Si Sedjati a
été choisi, c’est avant tout pour sa régularité au plus haut niveau
international. Après son bronze olympique en 2024, il a confirmé son statut de
cador mondial du double tour de piste, en décrochant l’argent aux Mondiaux de
Tokyo. Son chrono de 1:41.90, dans une finale d’une
intensité rare remportée par le Kényan Wanyonyi
témoigne de sa capacité à se maintenir parmi l’élite absolue de l’athlétisme
mondial. Safia Djelal et Walid Farhah,
modèles de l’Algérie qui gagne.
Le handisport, véritable pourvoyeur de médailles pour l'Algérie, a également été
mis à l'honneur. Safia Djelal (paraathlétisme)
a été sacrée sportive de l'année avec 23 voix, confirmant son leadership devant
la judokate Sadi Bouchra Belinda et sa compatriote Nassima Saïfi. Du côté
des messieurs, c’est le lanceur de club (F32) Walid Farhah
qui a raflé la mise. Son titre mondial conquis à New Delhi, assorti d’un
record impressionnant de 39,56 mètres, lui a permis de devancer Hocine Bettir et Abdelrahmane Bouhidel. Une distinction qui vient récompenser un athlète
dont la force de caractère n’a d’égale que la précision de son geste. Le
prix du «Meilleur Espoir» a mis en lumière le talent
de Wassim Abdellah Boukazoula. À seulement 18
ans, le kayakiste a réalisé une razzia continentale avec trois titres africains
(200m, 1000m et 500m en duo). Ce jeune loup, qui a devancé le décathlonien
Walid Touati au vote, incarne la relève ambitieuse d’un sport algérien qui refuse
de dormir sur ses lauriers. La soirée ne s’est pas limitée aux statistiques et
aux trophées. Dans un moment de recueillement solennel, l’APS a rendu un
hommage vibrant à feu Djaâfar Yefsah,
figure de proue du sport national. Homme de l'ombre, mais artisan de grandes
victoires organisationnelles, il a consacré sa vie à l'excellence sportive
algérienne. Enfin, la presse sportive, témoin privilégié de ces épopées, a vu
cinq de ses plumes et voix honorées pour l’ensemble de leur carrière : Mohamed
Zemmour (APS), Mohamed Nadjib Boukardous
(Echaâb), Yacine Bourouila
(ENTV), Sakina Boutamine
(radio nationale) et Kamel Benmohamed (El Hadef). Une manière de boucler la boucle entre ceux qui
font l'exploit et ceux qui le racontent pour l'histoire.