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Maison Blanche/Conseil de la Paix.Gaza (I/III)

Date de création: 21-01-2026 19:06
Dernière mise à jour: 21-01-2026 19:06
Lu: 15 fois


RELATIONS INTERNATIONALES- DOCUMENTS ET TEXTES RÉGLEMENTAIRES- MAISON BLANCHE/CONSEIL DE LA PAIX.GAZA (I/III)

https://legrandcontinent.eu/fr/20 janvier 2026.Extraits


La Maison-Blanche a invité une soixantaine de pays (l’Algérie ne figure pas dans la liste) à siéger au sein d’un « Conseil de la paix » que le président des États-Unis entend formellement lancer ce jeudi en marge du Forum économique mondial à Davos. Cette initiative intergouvernementale dirigée par Donald Trump et poussée par la diplomatie étatsunienne vise à « promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par des conflits ».Selon Trump, les travaux de l’organisation devraient « commencer avec Gaza puis se poursuivre avec les conflits au fur et à mesure qu’ils surgiront » 1.Si sa structure demeurait floue jusqu’ici, on dispose aujourd’hui de plus de détails grâce à la version intégrale obtenue par le Times of Israel.Aucune mention n’est faite de Gaza, mais la structure de ce « Conseil » révèle une nouvelle itération de la géopolitique du clan Trump : calquée sur un modèle de board privé, cette structure intergouvernementale sans autre objet que « la paix durable » serait contrôlée personnellement par le président américain, qui en serait nommément le chef, aurait le pouvoir absolu de choisir son successeur à la tête de l’organisation, de révoquer la membership d’un État ou encore de trancher les décisions lui-même en cas d’égalité des voix.Au-delà du pouvoir personnel de Trump, l’objectif est bien celui de la prédation économique : le président disposerait selon cette Charte de la capacité de gérer les fonds. Surtout, l’adhésion des « pays invités » au Conseil serait limitée à trois ans : si l’un d’eux souhaite rester plus d’un an, il est prévu qu’il contribue au fonds géré par Trump à raison d’un milliard de dollars comptant. Comme dans une pyramide de Ponzi, le temps du versement à court terme est ici explicité : cet « investissement » dans le véhicule américain ne pourrait pas attendre mais devrait se faire « au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte ».Selon notre recension, au mardi 20 janvier à 16h (Paris), 54 des 60 pays invités par la Maison-Blanche à siéger au sein du Conseil ont fait une déclaration publique. Seuls 10 pays (dont le Maroc et la Biélorussie) ont toutefois publiquement accepté de rejoindre l’organisation, tandis que la France est le seul pays à avoir refusé l’invitation.Plusieurs gouvernements européens ont déclaré nourrir des inquiétudes quant à l’impact qu’une telle organisation pourrait avoir sur la crédibilité et les travaux de l’ONU.Des sources diplomatiques ont notamment indiqué que le président américain « souhaitait que le Conseil de la paix joue à terme un rôle plus large au-delà de Gaza, afin de superviser les autres conflits qu’il déclare avoir résolus » 2 et c’est l’impression que donne le texte de la Charte, qui ne fait mention d’aucun conflit en particulier.

PRÉAMBULE : Déclarant qu’une paix durable exige un jugement pragmatique, des solutions sensées et le courage de s’écarter des approches et des institutions qui ont trop souvent échoué ;Reconnaissant qu’une paix durable s’enracine lorsque les populations sont habilitées à s’approprier leur avenir et à en assumer la responsabilité ;Affirmant que seul un partenariat durable, axé sur les résultats et fondé sur le partage des charges et des engagements, peut garantir la paix dans des régions où elle s’est trop longtemps avérée insaisissable ;Déplorant que trop d’approches en matière de consolidation de la paix favorisent une dépendance perpétuelle et institutionnalisent la crise au lieu d’aider les populations à la surmonter ;Soulignant la nécessité d’un organisme international de consolidation de la paix plus agile et plus efficace ;Résolues à former une coalition d’États volontaires engagés dans une coopération pratique et une action efficace, guidées par le jugement et respectueuses de la justice, les Parties adoptent par la présente la Charte du Conseil de la paix.

CHAPITRE I – OBJECTIFS ET FONCTIONS

Article 1 : Mission : Le Conseil de la paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits. Le Conseil de la paix exercera ces fonctions de consolidation de la paix conformément au droit international et comme cela peut être approuvé conformément à la présente Charte, y compris l’élaboration et la diffusion de bonnes pratiques pouvant être appliquées par toutes les nations et communautés en quête de paix.

CHAPITRE II – COMPOSITION

Article 2.1 : États membres : La composition du Conseil de la paix est limitée aux États invités à y participer par le président et prend effet dès notification de l’acceptation par l’État concerné d’être lié par la présente Charte, conformément au chapitre XI.

Article 2.2 : Responsabilités des États membres/ (a) Chaque État membre est représenté au Conseil de la paix par son chef d’État ou de gouvernement./ (b) Chaque État membre soutient et assiste les opérations du Conseil de la paix conformément à ses autorités juridiques nationales respectives. Aucune disposition de la présente Charte ne peut être interprétée comme conférant au Conseil de la paix une compétence sur le territoire des États membres ou comme obligeant les États membres à participer à une mission particulière de consolidation de la paix sans leur consentement. /© Chaque État membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente Charte, renouvelable par le président. La durée de trois ans du mandat ne s’applique pas aux États membres qui versent plus de 1 000 000 000 USD en espèces au Conseil de la paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte.

Article 2.3 : Cessation de l’adhésion : L’adhésion prend fin à la première des dates suivantes : (i) l’expiration d’un mandat de trois ans, sous réserve de l’article 2.2© et du renouvellement par le président ; (ii) le retrait, conformément à l’article 2.4 ; (iii) une décision de révocation par le président, sous réserve d’un veto à la majorité des deux tiers des États membres ; ou (iv) la dissolution du Conseil de la paix conformément au chapitre X. Un État membre dont l’adhésion prend fin cesse également d’être partie à la Charte, mais cet État peut être invité à redevenir membre, conformément à l’article 2.1.

Article 2.4 : Retrait : Tout État membre peut se retirer du Conseil de la paix avec effet immédiat en adressant une notification écrite au président.