FINANCES-INFOS DIVERSES -FINANCES /INFOS DIVERSES 2025 (III/IV)
-Mi-Juin 2025 : A ce jour, Alger a
initié 219 commissions rogatoires internationales visant en majorité des
enquêtes liées à des flux financiers illicites. Parmi elles, 156 sont toujours
en attente d’exécution. Concernant spécifiquement les demandes adressées à
l’Europe, une attitude de réticence persistante est à déplorer, notamment de la
part de la France.
-Juin 2025 : Le Conseil mondial de l’or a publié,
dans sa dernière mise à jour, la liste des cinq plus grandes réserves d’or en
Afrique détenues par les banques centrales. Avec 173,56 tonnes d’or au premier
trimestre 2025 (équivalent à 20 mds usd) , l’Algérie se classe en tête du continent africain,
devant la Libye (146,65 tonnes) et l’Égypte (128 tonnes). Ces trois pays
représentent à eux seuls près de 70% des réserves africaines déclarées. Quanr aux ressources
minières, elles sont
estimées à 120 tonnes d’or métal, plus exactement 121,2 tonnes, selon les
calculs issus des données géologiques
disponibles. . Le pays est encore loin derrière les géants africains
comme l’Afrique du Sud (6.000 tonnes de réserves), le Ghana (1.000 tonnes), le
Mali (800 tonnes) ou le Burkina Faso (500 tonnes)». S’agissant des principales zones aurifères, on
cite le site de Tirek (Hoggar) .À
cela s’ajoute le gisement d’Amesmessa, dans le Hoggar.
-Octobre 2025 : Entre 2020 et 2024, l’Office central de la
répression de la corruption a été saisi de milliers d’alertes venues de tout le
pays. En quatre ans, plus de 5 300 signalements ont été enregistrés,
selon le bilan officiel publié par le Bureau.Ce
rapport dresse un état des lieux inédit de la lutte contre la corruption en
Algérie, à travers des chiffres qui traduisent à la fois l’ampleur du phénomène
et les efforts entrepris pour y faire face. Derrière ces statistiques, c’est tout
un travail de veille, d’enquête et de transparence L’Office central de la
répression de la corruption a reçu 5 309 signalements sur la période
2020-2024. Parmi eux, 68 dossiers ont donné lieu à une enquête
complète et à des mesures judiciaires. Ces investigations ont conduit
à 159 interdictions de sortie du territoire national. Une décision
prise dans le cadre de procédures liées à des soupçons de corruption ou d’abus
de fonction.Dans le même
sillage, l’office a prononcé 33 ordonnances de gel de comptes et
d’opérations bancaires, 16 décisions de saisie immobilière, et procédé
à 2 048 réquisitions à travers le territoire national. Ces actions, selon
le BCLC, s’inscrivent dans la stratégie de consolidation de l’État de droit et
de renforcement des mécanismes de contrôle.
L’office met aussi en avant la
portée de son site web, devenu une vitrine de la transparence administrative.
Depuis le 1er janvier 2025, la plateforme a enregistré plus de 46 000
visites provenant de 31 pays sur cinq continents. : 42
000 visiteurs viennent d’Algérie,/ 877 d’Allemagne,/537
de France,/470 des États-Unis,/126 d’Arabie saoudite,/120 de Tunisie,/114 d’Irak.Ces chiffres traduisent un intérêt croissant du public
pour le travail de l’Office. Mais aussi pour la question de la transparence
dans la gestion publique.Dans
son communiqué, l’office de lutte contre la corruption souligne que la
publication de ces données « s’inscrit dans une démarche de transparence et de
proximité avec le citoyen ». Conformément aux orientations des autorités
publiques. L’objectif est double. Garantir le droit d’accès à
l’information et renforcer la confiance entre l’administration
et la population.En rendant
ses activités accessibles au grand public, l’Office central de la répression de
la corruption cherche à faire de la lutte contre la corruption un enjeu
partagé. Où chaque citoyen peut jouer un rôle à travers le
signalement, la vigilance et la diffusion de l’information.Ce bilan, qui couvre quatre années d’activité,
témoigne d’une montée en puissance dans les missions d’enquête et de
prévention. Si les chiffres montrent que la corruption reste un défi persistant, ils reflètent aussi une volonté d’agir plus
fermement, avec des outils plus visibles et une communication renforcée.
- L’économie informelle représente entre 30 % et 35 % du PIB
national de l’Algérie. Ce chiffre est communiqué par la Banque d’Algérie dans
son rapport sur les risques liés au blanchiment d’argent et au financement du
terrorisme qui vient d’être publié (octobre 2025).Selon
la banque centrale, « la circulation fiduciaire hors banques a
contribué à hauteur de 39,30 % à la croissance de la masse monétaire. » Elle
représente, effectivement, « une composante significative de la masse
monétaire avec une part de 33,53% du total de M2, posant ainsi un défi majeur
pour l’inclusion financière en Algérie. »