FINANCES –
INFORMATIONS PRATIQUES- INFORMATIONS PRATIQUES 2025
-La
Bourse est le lieu où les investisseurs achètent et vendent des titres
de capital ou de créance émis par les entreprises, l’État et les collectivités
locales. Ce rôle de marché assure la liquidité des titres détenus par les
investisseurs. Cette liquidité permet aux émetteurs de se procurer des fonds,
pour financer leur croissance, en faisant appel au public. À ce titre, la
Bourse constitue l’une des sources de financement de l’économie. Sa mission
principale est la gestion du marché algérien des valeurs mobilières par :
L’admission de nouveaux titres à la Cote de la Bourse. L’organisation des
échanges et la cotation des titres dans les meilleures conditions d’égalité, de
sécurité et de transparence. La diffusion des informations boursières. La
promotion et le développement du marché boursier. Ses ambitions : Être le
moteur d’un changement profond des mentalités en matière financière, pour
inscrire l’épargne boursière dans les habitudes des épargnants et ancrer le
financement boursier dans la culture managériale des entreprises algériennes.
Constituer un rouage essentiel dans l’économie financière de l’Algérie. Être la
voie de l’ambition des entreprises algériennes leur permettant de concevoir
plus grand et réaliser plus vite, pour raccourcir les délais de leur développement
et leur internationalisation. Participer à la diffusion la plus large de la
culture de transparence et de bonne gouvernance. Participer au rayonnement
économique régional de l’Algérie. Ses atouts : Un cadre législatif et
réglementaire moderne et conforme aux standards internationaux. Une technologie
de négociation avancée garantissant performance et sécurité. Un système de
règlement livraison fiable. Un système de garantie de la bonne fin des
transactions. Des exigences de professionnalisme, de solidité financière et
d’intégrité à la charge des opérateurs garantissant les intérêts des
investisseurs. La Bourse se situe au cœur du marché financier. La COSOB,
autorité de contrôle du marché, veille à la protection des investisseurs et au
bon fonctionnement des marchés de la Bourse. La Société Algérienne
interprofessionnelle pour la Compensation et le Dépôt des Valeurs Mobilières
(Algérie Clearing) assure le règlement des espèces et la livraison des titres.
Enfin, la Cote de la Bourse est réservée à la négociation des titres qui
répondent aux conditions d’admission prévues par la réglementation boursière.
- L'emprunt
obligataire permet de se financer hors du circuit classique, il se rembourse à
une date fixée à l’avance et son taux d’intérêt peut être fixe ou variable.
Celui qui possède une obligation, détient une reconnaissance de dette, que
l’émetteur s’engage à lui rembourser à une échéance convenue. Un emprunt
obligataire est un titre de créance émis par l’Etat, une collectivité publique
ou une entreprise publique ou privée : cette dette est remboursable à une date
et pour un montant fixé à l’avance, qui rapporte un intérêt. L’emprunt
obligataire offre la possibilité de se financer hors du circuit bancaire
classique. Plusieurs types d’emprunts obligataires existent : emprunt d’Etat,
emprunt corporate ou encore emprunt émis par un organisme
public ou une collectivité locale. Pour calculer l’emprunt obligataire, il est
essentiel de déterminer le montant nécessaire, avant de le diviser par le
nombre d’obligations prévues. Contrairement à l’action, l’obligation ne
représente pas une partie du capital d’une entreprise, mais une partie des
capitaux qu’elle a empruntés.
-Sukuk :
En application des dispositions de l’article 179 de la loi n° 24-08 du 22
Joumada El Oula 1446 correspondant au 24 novembre 2024 portant loi de finances
pour 2025, le présent arrêté (Joradp n°38 du 19 juin
2025.Extraits) a pour objet de fixer les modalités d'émission des Sukuk souverains par le Trésor public.
Art. 2. — Conformément aux
dispositions de l’article 179 de la loi n° 24-08 du 22 Joumada El Oula 1446
correspondant au 24 novembre 2024 susvisée, les Sukuk
souverains sont émis pour financer des infrastructures et/ou des équipements
publics marchands de l’Etat.
Art. 3. — Le Trésor public peut mandater, pour
son compte, une autre entité à émettre des Sukuk souverains.
Art. 4. — Les Sukuk souverains sont adossés à des actifs tangibles, à des
projets, à des droits de propriété ou à des droits de jouissance et peuvent
être émis sous différentes formes, notamment : • Sukuk
Ijara : Les porteurs de ce type de Sukuk détiennent des parts dans des actifs tangibles mis en
location ou dans l’usufruit de ces actifs, et bénéficient d’une rémunération
basée sur le paiement de loyers. • Sukuk Moucharaka : Les porteurs de ce type de Sukuk participent à un projet commun avec partage des
profits et des pertes. • Sukuk Moudaraba : Les porteurs de ce type de Sukuk partagent les bénéfices et les pertes résultants des
investissements dans des projets ou activités commerciaux gérés par une entité
mandatée. • Sukuk Istisna’a
: Les porteurs de ce type de Sukuk financent la
construction ou la fabrication d'équipements ou d'infrastructures, et
bénéficient du produit de leur vente. • Sukuk Wakala : Les porteurs de ce type de Sukuk
mandatent une entité pour gérer les fonds au nom des souscripteurs dans des
investissements.
Art. 5. — La souscription des Sukuk souverains se fait sur formule physique ou par
inscription en compte courant. Les Sukuk souverains
sont souscrits sous forme nominative ou au porteur.
Art. 6. — L’appel à la souscription
aux Sukuk souverains est effectué par décision du
ministre des finances, après l’obtention d’un certificat de conformité aux
préceptes de la Charia, délivré par le Haut Conseil Islamique.