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Mohand Oulhadj (Akli Mokrane)/Colonel Aln.Anp

Date de création: 25-12-2025 16:56
Dernière mise à jour: 25-12-2025 16:56
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DÉFENSE- PERSONNALITÉS- MOHAND OULHADJ (AKLI MOKRANE/COLONEL ALN ETANP)

Mohand Oulhadj, de son vrai nom Akli Mokrane, naquit à Bouzeguène le 7 mars 1911, était surnommé « Le vieux renard » par l’Armée coloniale et «Amghar», ou le sage, par ses proches. C’est à Sétif que Mohand Oulhadj fit ses premiers pas dans le militantisme nationaliste. C’était dans les rangs de la formation de Ferhat Abbas. Quand il rejoignit les rangs de l’ALN en 1955, Mohand Oulhadj le fit en compagnie de ses trois fils : Mohand Said, Makhlouf et Ahmed. En plus de cet engagement familial, il fit don à la Révolution de tous les biens dont il disposait, soit une somme de sept millions d’anciens francs. L’armée coloniale n’hésita pas, en guise de représailles, de s’en prendre à sa famille. Cette dernière a été emprisonnée. Sa maison a été incendiée. Malgré la réaction sauvage du colonisateur, il continua, bien sûr sur la même lancée. Rapidement, il fit preuve de compétences et de qualités qui lui ont fait gravir les échelons au sein de l’ALN. Il devint commandant et adjoint politique du colonel Amirouche. Les forces coloniales ayant détecté ses capacités d’action et la grande estime dont il jouissait auprès de ses compagnons de combat, se lancent à ses trousses. L’armée française fit usage de la même méthode que celle employée contre Mostefa Ben Boulaid : une batterie de radio émetteur piégée. Mohand Oulhadj est grièvement blessé alors que trois de ses compagnons y décèdent. Il a continué à jouer les premiers rôles jusqu’à l’indépendance et c’est à lui qu’a échu la tâche et l’honneur de hisser symboliquement le drapeau algérien à Sidi Fredj (ex-Sidi Ferruch), lieu où avait débarqué l’armée française le 14 juin 1830, et ce le 5 juillet 1962. A l’indépendance,en 1962, il a remis le trésor de guerre de la wilaya III historique, contenant 46 kg d'or, 496 louis de 20 francs et 17 millions d'anciens francs à l'État algérien. Et, Che Guevara, lors de sa venue en Algérie en 1963, l’a  rencontré.

De 1962 à 1964, il exerce dans les rangs de l'Armée nationale populaire en qualité de commandant de la 7e région militaire. En 1963, lors de la guerre des Sables, le commandant Mohand Ouladj part avec un bataillon de soldats de la wilaya III, située en Kabylie, et le colonel Ouamrane[] pour faire face à l'attaque marocaine

En septembre 1963, il s'inscrit comme membre du Front des forces socialistes (FFS), parti créé par Hocine Aït Ahmed. Il participe au déclenchement de la rébellion armée contre Ben Bella en Kabylie, mais n'y reste pas longtemps, ne pouvant accepter la guerre civile qui déchire la région depuis des mois. Il fait partie du secrétariat exécutif du Front de libération nationale et membre du Conseil de la Révolution.

Soigné à l'hôpital militaire d'Alger, puis transféré à Paris, il décède le 2 décembre 1972 à l’âge de 61 ans. Il est enterré, à sa demande, aux côtés des siens dans son village natal de Bouzeguène, en Kabylie.

En l'honneur de sa mémoire, l'université de Bouira porte son nom (Université Akli-Mohand-Oulhadj)[], de même qu'un lycée de cette ville.