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Relations internationales (et Activités diplomatiques)
Journée du Dimanche 17/02/2025 |
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-Désormais, la compagnie aérienne nationale refuse l’embarquement, sur ses avions, de ressortissants algériens expulsés par le gouvernement français, sans laissez-passer consulaire. Cette nouvelle exigence a été annoncée via une note interne rédigée par l’état-major de la police nationale française, consultée par la presse
Cette exigence s’applique même lorsque les individus prévus au départ sont détenteurs de pièces d’identité valides, c’est-à -dire une carte d’identité algérienne et un passeport qui n’a pas expiré.
Pour rappel, le laissez-passer consulaire est un document officiel exigé pour l’application de l’expulsion d’un ressortissant algérien de France.
Face à cette décision de la compagnie aérienne nationale, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur en France, réagit en accusant l’Algérie de manquer aux accords de 1968 entre la France et l’Algérie qui autorisent la présentation d’un simple document d’identité en cours de validité pour appliquer les expulsions.
« Cette exigence supplémentaire et nouvelle déroge aux accords franco-algériens, le document d’identité en cours de validité permettant à lui seul de réaliser des éloignements« , a déclaré celui qui a tant plaidé pour la révision des accords de 1968 sur les conditions de séjour des Algériens en France.
En réaction immédiate à Air Algérie, Bruno Retailleau a demandé aux responsables d’aéroports français de renforcer la vigilance. Désormais, en cas de refus d’Air Algérie d’embarquer les Algériens expulsés de France, pour absence de LPC, un document attestant ce refus devra être imposé aux chefs d’escale de la compagnie aérienne. En revanche, si ce dernier refuse de fournir un tel document, son identité devra être relevée systématiquement.
Pour rappel, lors d’une récente déclaration du président de la République, Abdelmadjid Tebboune à L’Opinion, le chef d’État a énuméré 1800 laissez-passer consulaires délivrés en 2024, facilitant l’expulsion des migrants clandestins en France.....................................................
--L’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne sera bel et bien révisé. Son excellence, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Algérie, Diego Mellado Pascua, l’a confirmé, lors de l’allocution de bienvenue qu’il a prononcée en ouverture de la conférence intitulée «Les zones économiques spéciales comme outil d’attraction des investissements en Algérie», organisée à l’hôtel Marriott d’Alger, en collaboration entre l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), et la représentation de l’Union européenne à Alger, dans le cadre du projet «Partenariat euro-algérien pour l’investissement durable»......................................
- Le roi Abdallah II de Jordanie a réitéré son rejet catégorique de toute tentative d’annexion de terres et de déplacement des Palestiniens de la bande de Ghaza et de la Cisjordanie occupée. Au cours d’une conférence de presse animée conjointement à Amman avec une délégation du Congrès des États-Unis dirigée par le sénateur Richard Blumenthal, le roi Abdellah II a réitéré, dimanche dernier, «le rejet de la Jordanie de toute tentative d’annexion de terres et de déplacement des Palestiniens de la bande de Ghaza et de la Cisjordanie occupée», selon une déclaration de la cour royale hachémite. Le roi Abdellah II a appelé également à assurer «la pérennité du cessez-le-feu à Ghaza et à renforcer l’action humanitaire internationale», a ajouté la même source. Il a, en outre, souligné que «la solution à deux États était le seul moyen d’assurer la sécurité et la stabilité régionales»...................................
- L’Algérie s’est félicitéede l’adoption par la 38e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) de la décision relative à la classification de l’esclavage, de la déportation et de la colonisation comme des «crimes contre l’humanité et comme des génocides», indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines. «L’Algérie se félicite de l’adoption, par la 38e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, de la décision portant classification de l’esclavage, de la déportation et de la colonisation comme des crimes contre l’humanité et comme des génocides perpétrés à l’encontre des peuples africains», précise le communiqué du ministère. «L’Algérie, qui a connu pendant 132 ans de son histoire les affres et les horreurs d’une colonisation de peuplement unique en son genre, soutient avec force cette décision qui représente une étape majeure dans le processus de quête de reconnaissance, de justice et de réparation des crimes subis par les peuples africains», poursuit le ministère. Par ailleurs, «l’Algérie s’honore d’avoir été mandatée par le Sommet africain aux côtés de l’Afrique de Sud, du Togo et du Ghana à l’effet d’assurer la mise en œuvre de cette décision sur le plan international», ajoute la même source. «Comme demandé par ce Sommet, l’Algérie ne ménagera aucun effort à s’acquitter de cette mission avec tout l’engagement et toute la détermination qui puisent leur inspiration des sacrifices consentis par l’ensemble des peuples africains au service de la libération de leurs États et du recouvrement de leur souveraineté et de leur indépendance», conclut le communiqué..................................................................
- Rachida Dati, d’origine marocaine, effectue, les 17 et 18 février, une visite officielle dans les territoires du Sahara occidental, accompagnée du ministre marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed El Mahdi Bensaïd, rapportent des médias marocains. «Cette visite vise à renforcer la coopération culturelle entre le Maroc et la France, et s’inscrit dans le cadre de la reconnaissance par la France de la souveraineté du Maroc sur son Sahara», précisent ces mêmes sources.
La ministre française de la Culture a, est-il ajouté, entamé sa visite en se rendant sur les lieux historiques de Tarfaya, notamment le monument de Casamar et le musée Saint-Exupéry, qui «célèbre l’héritage de l'écrivain français et sa relation avec le Maroc». A Laâyoune, en territoires occupés, Mme Dati a supervisé l’inauguration du centre culturel de l’Alliance française, poursuit la même source.
Cette visite a, également, été marquée par la signature d’une convention de soutien entre l’ambassade de France au Maroc et une organisation artistique et culturelle marocaine. «C’est un moment symbolique, historique et un engagement écrit : Le présent et l’avenir de cette région sont sous souveraineté marocaine, et c’est incontestable», a déclaré Dati sur sa page Facebook, tout en exprimant toute sa réjouissance quant au développement des industries «culturelles et créatives», qui sont «un levier d’innovation, de croissance et de dialogue entre (nos) deux pays». «Ensemble, nous soutenons le développement du cinéma, du jeu vidéo, des métiers d’art et des cultures urbaines», a-t-elle dit.
Rappelons que la ministre française de la Culture a fait ses classes politiques chez l’ancien président Nicolas Sarkozy, dont le fils a récemment déclaré vouloir incendier l’ambassade d’Algérie en France. Elle est, depuis longtemps, considérée comme l’«Arabe de service» de la droite française conservatrice qui ne s’encombre plus de reprendre les clichés de l’extrême droite sur l’émigration. Elle lui offre ses services, en se montrant sous le visage d’une Maghrébine bien intégrée et assimilée aux valeurs de la France. C’est ce positionnement qui fait qu’elle a été toujours présente dans le listing politique à droite et au centre-droite.
Rachida Dati fait, surtout, partie de ce contingent politique qui a toujours œuvré à arrimer le président Emmanuel Macron au Makhzen marocain..............................
- Désarçonnés par le dialogue entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur l'Ukraine, les dirigeants de pays clés européens se sont réunis en urgence lundi 17 février à Paris pour afficher un front uni, mais ont aussi étalé leurs divisions sur l'envoi de troupes de maintien de la paix. Une réunion qui s'est tenue à la veille de la première rencontre directe de haut niveau entre Américains et Russes en Arabie saoudite pour préparer le sommet Trump-Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine, sans la participation ni des Européens ni de Kiev.
L’Europe et les États-Unis doivent « agir toujours ensemble » pour la sécurité collective, a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz après avoir quitté le palais présidentiel de l’Élysée avant la fin de la rencontre.
Le président américain a semé le désarroi chez ses alliés européens en parlant la semaine dernière avec son homologue russe, faisant planer la menace de voir le Vieux Continent rester spectateur d’une négociation en tête-à -tête pour mettre fin à trois ans de guerre en Ukraine.
D’autant que l’émissaire américain Keith Kellogg a clairement laissé entendre que Washington ne voulait pas des Européens à la table des négociations.
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