|
Justice (et Droit)
Journée du Mardi 05/03/2025 |
|


|
-L’examen de l’affaire de corruption dans les secteurs de la communication et de la jeunesse et des sports a été fixé, hier, par le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed, pour l’audience du 28 mars prochain. La décision du juge a été motivée par la demande du collectif de la défense suite à la constitution de nouveaux avocats, notamment de l’un des principaux accusés en l’occurrence Salim Gh. en détention provisoire à l’établissement d’El Berrouaghia à Médéa qui a comparu par visioconférence. Les quatre autres accusés placés sous mandat de dépôt à Koléa étaient présents dans le box des accusés dans la grande salle. Il s’agit d’anciens responsables de l’Agence nationale des loisirs et de la jeunesse (ANALJ) dont le président du conseil d’administration, le DG de l’ANALJ et le responsable des finances de l’agence. Les 57 accusés, dont 11 femmes, étaient tous présents hier à l’ouverture du procès dont l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdelkader Khomri, l’ancien PDG de l’ANEP, Ahmed Boucena, des directeurs à l’ANEP et du ministère de la Jeunesse et des Sports et Lazhari Labter poursuivi en tant que directeur des publications lors des faits. Parmi les accusés présents, l’ancienne directrice générale de la Jeunesse au ministère, Samia Ch. et sa sœur Fadila. Placé sous contrôle judiciaire en novembre 2020 par le parquet de cette juridiction, Abdelkader Khomri est poursuivi pour des faits à caractère pénal alors qu’il était p-dg de l’ANEP et ministre de la Jeunesse et des Sports. Plusieurs témoins étaient absents à cette audience, parmi eux Lakhdar Bentorki ancien DG de l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) et le représentant de la banque Essalem. Les représentants de 10 sociétés appartenant aux accusés poursuivies en tant que personnes ont comparu à la barre. De même, les représentants de la partie civile, à savoir le ministère de la Jeunesse et des Sports, l’ANEP et l’Agence nationale des loisirs et de la jeunesse et le Trésor public qui étaient également dans la salle. Le procès a été reporté au 28 mars prochain à la demande du collectif de la défense et de certains accusés qui venaient de constituer un avocat. La décision du juge a été également motivée par l’absence de plusieurs témoins..........................................................
-Ce mercredi 5 mars, le parquet général a demandé à la cour d’appel d’Aix-en-Provence de rejeter les six demandes d’extradition formulées par l’Algérie à l’encontre de Abdesselam Bouchouareb, ancien ministre de l’Industrie et des Mines sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika.Bouchouareb, qui réside actuellement dans les Alpes-Maritimes, dans le sud-est de la France, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Il a été condamné par contumace en Algérie à plusieurs peines de 20 ans de prison chacune, dans le cadre d’affaires de corruption.Selon l’avocat Raphaël Sanesi de Gentile, son éloignement vers l’Algérie entraînerait « un risque de vie » ou, à tout le moins, « un déclin rapide et irréversible de son état de santé ».La justice française a placé Bouchouareb sous contrôle judiciaire le 5 octobre 2023 et lui a retiré son passeport afin de l’empêcher de quitter le territoire français.« Si on envoie M. Bouchouareb en Algérie, c’est pour y mourir », déclare Benjamin Bohbot, avocat de l’ex-ministre.À l’inverse, Me Anne-Sophie Partaix, avocat conseil de l’Algérie, a insisté sur la nécessité de rendre justice. Elle a rappelé que Bouchouareb avait été condamné pour des infractions économiques et financières et qu’il devait répondre de ses actes.Elle affirme que les autorités judiciaires algériennes avaient fourni, le 13 février dernier (une date récente), toutes les « garanties nécessaires » à la justice française. « M. Bouchouareb a volé de l’argent aux Algériens, il a été condamné et doit répondre de ses actes », a-t-elle martelé.Il est à rappeler que Bouchouareb était l’une des figures proches de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika et a occupé des postes clés dans ses gouvernements. Il a quitté l’Algérie avant le Hirak qui a conduit à la chute de l’ancien régime.
|
 |
|