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Travail (et Sécurité sociale)

Journée du Mercredi 19/03/2026

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-Le Bureau du Représentant américain au Commerce (USTR) a ouvert une enquête d’envergure qui cible 60 nations, dont l’Algérie. Accusées de ne pas lutter efficacement contre l’importation de produits issus du travail forcé, ces pays font désormais l’objet d’un examen minutieux de la part des autorités américaines. Pour mener à bien cette investigation, l’USTR a mis en place un calendrier précis et ouvert. Suivant un processus structuré qui associera experts et citoyens. Dès le 28 avril 2026, des auditions publiques se tiendront au siège de la Commission du commerce international des États-Unis à Washington. Ces audiences, qui pourraient se prolonger jusqu’au 1er mai, permettront d’entendre les différents acteurs concernés. En amont de ces rendez-vous, l’USTR invite toutes les parties intéressées à soumettre leurs commentaires écrits ou leurs demandes pour témoigner. La date limite pour ces contributions a été fixée au 15 avril 2026. À l’issue des auditions, une période de sept jours sera accordée aux participants pour fournir d’éventuelles réponses ou réfutations. Cette approche transparente vise à éclairer au mieux la décision américaine, qui pourrait déboucher sur des restrictions commerciales ciblées. La liste des nations sous enquête révèle une attention particulière portée à l’Afrique, où plusieurs pays sont soupçonnés de ne pas avoir mis en place, ou de ne pas appliquer correctement, des interdictions relatives aux produits liés au travail forcé. Cette situation intervient alors même que des instances internationales, comme l‘Organisation internationale du travail (OIT), alertent sur la persistance de ce fléau. Selon l’OIT, environ 28 millions de personnes dans le monde étaient victimes de travail forcé en 2021. Un chiffre en hausse inquiétante. Le phénomène générerait chaque année près de 64 milliards de dollars de profits illicites dans l’économie privée mondiale.Voici les sept pays africains que Washington a décidé de scruter à la loupe : 1. Algérie 2. Angola 3. Égypte 4. Libye 5. Maroc 6. Nigeria 7. Afrique du Sud Enfin, l’inclusion de l’Algérie dans cette procédure ne préjuge pas, à ce stade, de manquements avérés. L’enquête devra déterminer si le pays a effectivement transposé dans son droit et applique dans les faits les conventions internationales contre le travail forcé. Pour Alger, l’enjeu est désormais de démontrer la robustesse de son arsenal juridique et l’efficacité de ses contrôles.