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Justice (et Droit)

Journée du Lundi 08/09/2026

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-Poursuivi en diffamation par Saâda Arbane, qui l’accusait d’avoir utilisé sans consentement son parcours personnel pour nourrir le roman Houris, le romancier franco-algérien Kamel Daoud a été totalement blanchi par la justice française ce mardi. Absent lors de son audience début juin à Paris, l’auteur de 56 ans était visé par cette procédure en raison de propos tenus en avril 2025 dans Le Figaro. Lors d’un long entretien, il y affirmait notamment qu’« Alger peut déposer plainte contre Kamel Daoud en France ». Cette Oranaise de 32 ans, survivante des massacres de la « Décennie noire » et ancienne patiente de l’épouse de l’écrivain (une psychiatre), reproche à Kamel Daoud d’avoir exploité son drame personnel pour composer Houris. L’auteur réfutant fermement ces accusations, Saâda Arbane a intenté des actions en justice en France et en Algérie, toujours en cours d’instruction. Dans sa décision, la juridiction parisienne a conclu qu’il n’y avait pas de délit : « La partie civile n’est pas identifiable dans le propos qu’elle poursuit et ne rapporte pas la preuve qu’elle a été identifiée par des tiers, la diffamation n’est pas constituée », a estimé le tribunal correctionnel dans son jugement. Estimant que « les poursuites étaient manifestement infondées », les juges ont condamné Saâda Arbane à verser 1 euro de dommages et intérêts à Kamel Daoud, ainsi que 1 500 euros au directeur de la publication du Figaro, Marc Feuillée, au titre du préjudice moral subi. Lors de l’audience de juin, la défense de la plaignante avait vivement contesté l’absence de désignation explicite. Son avocate, Me Colomba Grossi, avait ainsi soutenu que même si elle n’y est pas nommée, « il ne fait aucun doute que Mme Saâda Arbane est parfaitement identifiable dans les propos tenus par Kamel Daoud » par le biais de la métonymie « Alger ». Devant le tribunal, l’avocate de l’écrivain, Me Jacqueline Laffont, a fustigé l’accumulation des poursuites. Elle avait affirmé que Kamel Daoud « ressent un harcèlement judiciaire en France et en Algérie, une démultiplication des affaires qui a pour seul objet de l’épuiser, de le réduire au silence, de porter atteinte à ses capacités de travail mais aussi financières ». Parallèlement aux procédures françaises, l’écrivain fait face à une autre condamnation en Algérie. Le 21 avril, la Cour de Falaoucen (Oran) l’a condamné par contumace à trois ans de prison ferme, suite à une plainte de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme. Il y demeure également visé par une seconde plainte, déposée directement par Saâda Arbane............................................................................................. --Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale, a présidé ce mercredi une réunion de travail entièrement consacrée à la future prison des narcotrafiquants implantée au Tanezrouft. Autour de la table : le général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, le ministre de la Justice, garde des Sceaux Lotfi Boudjemaa, plusieurs officiers supérieurs de l’Armée nationale populaire ainsi que le directeur général de l’administration pénitentiaire. Selon le communiqué de la Présidence de la république, trois points ont structuré les échanges : le degré d’avancement des travaux de conversion de la caserne militaire, les modalités de sa réception, et enfin sa mise en service effective. L’infrastructure, aujourd’hui propriété de l’institution militaire, doit basculer sous la tutelle du ministère de la Justice une fois le bâtiment livré.