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Justice (et Droit)

Journée du Mardi 08/07/2026

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-Le pôle pénal spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique de Sidi M’hamed a rendu un verdict sévère contre Fouad Bachir Ould Abbes, fils de Djamel Ould Abbes, ancien secrétaire général du Front de Libération Nationale (FLN). Reconnu coupable de blanchiment d’argent, la justice l’a condamné à 10 ans de prison ferme, assortis d’une amende de 8 millions de dinars. La même juridiction a ordonné la confiscation intégrale de ses biens, qu’ils soient immobiliers ou mobiliers, et a confirmé le mandat d’arrêt international émis à son encontre. Au-delà de la peine d’emprisonnement, c’est sur le volet civil que la décision prend toute sa dimension. Évaluées à 50 millions de dinars, les réparations imposées à Fouad Bachir Ould Abbes visent à compenser les pertes subies par les finances publiques du fait de ses agissements. Une somme que le tribunal a jugée proportionnelle à l’ampleur du préjudice causé à la collectivité.............................. -Dans une autre affaire de corruption, le parquet de la Cour d’Alger a formulé ses réquisitions dans un dossier connexe, impliquant plusieurs personnalités de premier plan. Le ministère public a réclamé 12 ans de prison ferme à l’encontre de l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, ainsi que contre l’homme d’affaires oranais connu sous le surnom de « Nounou Manita ». Charaf-Eddine Amara, ancien président de la Fédération algérienne de football, est lui visé par une demande de 6 ans de réclusion. Pour les autres prévenus, les réquisitions oscillent entre 5 et 10 ans ferme. Le fils du ministre, Mehdi Aoun, le directeur général de l’entreprise FONDAL et le PDG du complexe sidérurgique Sider El-Hadjar se voient chacun réclamer 10 ans d’emprisonnement, accompagnés d’une amende d’un million de dinars. Les sociétés impliquées, quant à elles, font face à une demande de condamnation à 32 millions de dinars d’amende. Ces réquisitions font suite à l’ouverture du procès, le 6 avril dernier, dans l’affaire de corruption liée au groupe public IMETAL, spécialisé dans les industries métallurgiques et sidérurgiques.