Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Archives du site

Annee: 

Justice (et Droit)

Journée du Dimanche 20/04/2026

<< octobre 2026 >>
sam dim lun mar mer jeu ven
26 27 28 29 30 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31 1 2 3 4 5 6



-L’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique Ali Aoun est en prison depuis hier. Poursuivi et jugé dans l’affaire Imetal, connue aussi comme celle de «Nounou Manita», sobriquet du principal accusé Abdelmoula Abdennour, il a été lourdement condamné. L’ex-PDG du groupe Saïdal (1995-2008) et ancien directeur de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH, 2022) a écopé de 5 ans de prison ferme assortis d’une amende de 1 million de dinars, avec mandat de dépôt à l’audience. Ali Aoun est jugé coupable de «dilapidation de deniers publics», «abus de fonction» et «perception d’indus avantages». Le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger a condamné le principal accusé dans cette affaire à dix ans de prison de réclusion, assortis d’une amende de 1 million de dinars. La même peine a été prononcée à l’encontre de l’investisseur Sami Bouguetaya. Concerné par le dossier, le fils de l’ancien ministre de l’Industrie, Mehdi Aoun, écope, quant à lui, de six ans de prison et d’une amende de 200 000 DA. Le tribunal a également infligé des peines de trois ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars à l’encontre de Karim Boulaioune, ancien PDG du complexe sidérurgique d’El Hadjar, et Nourredine Salhi, ex-directeur général de l’entreprise nationale de fonderie Fondal. Les hommes d’affaires Mohamed Cherfaoui et Abdelhalim, responsable d’un club équestre, ont écopé également de cinq ans de prison et d’une amende du même montant. La justice a, men revanche, acquitté un certain nombre d’accusés, dont l’ancien PDG du groupe public Madar et ex-président de la Fédération algérienne de football (FAF) Charaf Eddine Amara. Le procès, rappelons-le, a eu lieu le 8 avril, après plusieurs reports. L’affaire a éclaté en automne 2024, lorsque des officiers de la police judiciaire et des services de sécurité intérieure ont lancé une enquête pour des faits de «corruption et de trafic d’influence» au centre de laquelle se trouvent l’ancien ministre Ali Aoun et «une de ses connaissances», l’homme d’affaires Abdennour Abdelmoula, dit «Nounou Manita». Ce dernier, selon les éléments du dossier, utilisait sa proximité avec le ministre «pour obtenir d’indus avantages», mais aussi «pour faire réinstaller» l’ancien PDG de Fondal SPA à son poste après son limogeage par le patron du groupe Imetal.