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Histoire

Journée du Vendredi 17/01/2026

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-Le parcours de l’historique Hocine Aït Ahmed, est revisité à l’occasion d’un colloque international qu’a organisé le FFS sous l’intitulé «Trajectoire d’un combat politique et héritage d’une œuvre intellectuelle». Parrainé par Edgar Morin, sociologue, philosophe et membre d’honneur de la fondation Hocine Aït Ahmed, cette manifestation de deux jours, qu’abrite l’Ecole Supérieure d’Hôtellerie et de Restauration d’Alger (ESHRA), a regroupé un nombre de militants cadres du FFS, y compris ses anciens premiers secrétaires, et s’est distinguée par une présence remarquée de plusieurs historiens, Structuré en trois sessions thématiques , rassemblant des historiens, des chercheurs et des personnalités algériennes et internationales. La conférence inaugurale a été prononcée par Mustapha Ben Jaâfar, président d’honneur de l’Internationale socialiste et ancien président de l’Assemblée constituante tunisienne, sur le thème «Hocine Aït Ahmed : résistant, diplomate et promoteur de la démocratie». La première session, consacrée à «l’émergence d’un leader historique du mouvement national», a vu intervenir des historiens de renom comme Benjamin Stora, qui a analysé le rôle d’Aït Ahmed après les massacres du 8 mai 1945. De son côté, l’historien Mohamed Lahcen Zghidi a éclairé l’assistance sur l’enfance et la jeunesse d’Aït Ahmed dans son intervention traitant «des origines de la conscience politique d’un révolutionnaire algérien». Son collègue Amar Mohand-Amer s’est attardé sur la pensée révolutionnaire d’Aït Ahmed au sein de l’Organisation Spéciale. L’avocat Mostefa Bouchachi a mis en exergue le rôle de cette personnalité nationale en tant que précurseur des droits de l’homme. La première journée du colloque s’est achevée par une cérémonie symbolique de baptême du siège national du FFS au nom de Hocine Aït Ahmed.Au programme des communications, l’historien français Gilles Manceron exposera sur l’internationalisation de la cause algérienne, et Smail Tahi sur les contributions d’Aït Ahmed au Congrès de la Soummam et aux accords d’Évian. La création du FFS en 1963 et son combat pour la paix civile y ont également été débattus. La troisième et dernière session s’est penchée sur Aït Ahmed en tant qu’ «intellectuel au service des libertés et des pluralismes», abordant sa vision de l’identité algérienne, du pluralisme culturel et analysant son ouvrage L’Afro-fascisme. Le colloque devra être clôturé par une allocution de Mustafa Barghouthi, secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne............................ --Dans un contexte de réactions françaises divergentes à la suite de l'adoption par le Parlement algérien, fin décembre, d'une loi qualifiant la colonisation de « crime d'État » et réclamant des excuses officielles à la France, Ségolène Royal, la candidate à la présidentielle française de 2017, a pesé de sa voix influente sur le débat en remettant sur le tapis ses positions, clairement affichées par le passé sur ce dossier. Celle qui a toujours considéré que la France se devait de reconnaître ses crimes coloniaux en Algérie, estimant que la reconnaissance de ces crimes (torture, pillages, massacres) est une étape nécessaire pour apaiser les relations franco-algériennes et établir une mémoire commune, malgré les réticences politiques françaises face à l'opinion publique et l'histoire complexe, s'est exprimée, samedi dernier, sur l'épineux dossier de la mémoire qui empoisonne les relations franco-algériennes. Intervenant en tant que présidente de l'Association France-Algérie (AFA), soit un mois après avoir succédé à Arnaud Montebourg, à la tête de cette association, qui a tenu ses rencontres annuelles samedi 17 janvier à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), elle a assuré qu'elle « n'accepte pas le concept de rente mémorielle, parce que c'est une manière commode de délégitimer la parole des blessés de l'histoire ». Notons que le concept en question revient assez souvent dans les discours des leaders des partis de la droite et même des officiels. Traçant les grands axes de ses actions à la tête de l'AFA, une association qui veut à travers ces rencontres organisées samedi dernier « contribuer à la réflexion collective sur les conditions d'une coopération renouvelée et féconde, en mobilisant citoyens, responsables et acteurs engagés des deux rives de la Méditerranée », Ségolène Royal a affirmé qu'elle ferait tout ce qu'elle peut pour que l'on puisse avancer sur le difficile problème de la mémoire, qui est « un droit de reconnaissance de faits établis et documentés », a-t-elle soutenu. Ajoutant que « certaines blessures » et les « crimes de la colonisation » française en Algérie « n'ont pas été nommés totalement, ni réparés, ni excusés ». « Eh bien, ils doivent l'être par la France, comme l'ont fait d'autres pays », a-t-elle plaidé. Rappelons que Ségolène Royale reconnaît les difficultés politiques en France (peur de la polémique, poids de l'histoire) qui pèsent sur ce dossier, mais elle a toujours soutenu fermement que la reconnaissance de la responsabilité historique est primordiale et que la présentation des excuses formelles est indispensable pour tourner la page et construire une relation apaisée entre la France et l'Algérie.