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Environnement

Journée du Vendredi 30/05/2026

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-Le Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique (CRAAG) a rendu public, ce samedi, un communiqué explicatif concernant les secousses telluriques enregistrées dans plusieurs régions du pays durant les jours d’Aïd El-Adha. L’organisme tient à rassurer l’opinion publique : cette activité demeure tout à fait normale. Selon le CRAAG, une activité sismique qualifiée de « modérée » a été observée dès le premier jour de l’Aïd. Elle a notamment secoué la localité de Mihoub, dans la wilaya de Médéa, avec une magnitude de 3,0 sur l’échelle de Richter, ainsi que la région de Timgad, dans la wilaya de Batna, où une secousse de 3,4 a été enregistrée. L’événement le plus significatif de cette série a atteint une magnitude de 4,1. Les services techniques ont localisé son épicentre en mer, à 50 kilomètres au nord-ouest de la ville de Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen. Par ailleurs, ce vendredi — correspondant au troisième jour de l’Aïd —, une autre secousse d’une magnitude de 3,3 a été ressentie au nord de la commune d’Aokas, dans la wilaya de Béjaïa. Le Centre scientifique souligne que cette dynamique est strictement liée à la situation géographique de l’Algérie. Le pays est en effet situé sur la plaque tectonique africaine, laquelle « entre en collision avec la plaque eurasiatique à une vitesse d’environ 5 mm par an. Ce mouvement, bien que lent, génère régulièrement des secousses de faible intensité », explique le communiqué. Pour dissiper les inquiétudes, le communiqué rappelle des chiffres structurels : les stations de surveillance terrestres enregistrent environ 80 secousses par mois à travers le pays. En raison de leur très faible magnitude, près de 90 % d’entre elles passent totalement inaperçues pour la population. Ces micro-séismes s’inscrivent dans l’activité géologique naturelle de la région et ne représentent aucun danger pour la sécurité des citoyens. En somme, si la Terre rappelle parfois sa nature vivante, ce bulletin du CRAAG vient rappeler l’importance de la transparence scientifique pour tuer dans l’œuf les rumeurs anxiogènes. Plus qu’une source d’inquiétude, ces secousses régulières soulignent la nécessité de maintenir et de moderniser constamment les normes de construction parasismique dans le pays, afin de composer sereinement avec la géologie de notre territoire.