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Algérie.Usa/Relations historiques

Date de création: 11-09-2026 18:36
Dernière mise à jour: 11-09-2026 18:36
Lu: 49 fois


RELATIONS INTERNATIONALES-USA- ALGÉRIE.USA/RELATION HISTORIQUE

 

 © Krim Aoudia/El Moudjahid, dimanche 6 août 2026

 

Les deux Etats entretiennent une relation historique qui remonte à près de deux siècles et demie, plus précisément à 231 ans. Une vérité historique que le chargé d'affaires de l’ambassade des Etats-Unis, Mark. A. Shapiro, a rappelée samedi 5 aou^t 2026, dans un vibrant message qu’il a adressé à l’Algérie via la page Facebook officielle de la représentation diplomatique. «En ce jour de 1795, les États-Unis et l'Algérie signent un Traité de paix et d'amitié, établissant des relations diplomatiques officielles entre les deux pays et jetant les bases d'une amitié et d'un partenariat durables», a affirmé d’entrée le diplomate dont les propos résonnent comme une consécration du rôle central joué par l’Algérie sur la scène internationale, bien avant les bouleversements du XXe siècle. Le Traité en question, que l’ambassade des États-Unis à Alger a, ainsi tenu à mettre en lumière à l'occasion de la célébration du 250e anniversaire de l’indépendance américain, constitue l’un des plus anciens cadres diplomatiques liant Washington à un pays étranger. Certifiant une amitié vieille de plus de deux siècles, le document, d’une dimension historique hors du commun sur le registre de l’évolution des relations internationales, replace l’Algérie au centre de la mémoire diplomatique des États-Unis. Il témoigne également, de façon irréfutable, de la considération dont notre pays jouissait déjà à cette époque, en tant qu’acteur reconnu et respecté sur la scène méditerranéenne, en particulier, et l’échelle internationale, en général. Signé le 5 septembre 1975 à Alger, le Traité de paix et d’amitié algéro-américain qui a eu lieu dans les premières années ayant suivi la proclamation de l’indépendance des ÉtatsUnis, a été voté à l’unanimité, par le Sénat américain. Intervenu à une époque où il fallait de trois à six semaines de navigation pour relier Alger à New York, ce document très singulier de par son importance historique témoigne par ailleurs, de la clairvoyance des deux nations qui ont ainsi décidé de poser les bases d’une relation fondée sur la «civilité, l’honneur et le respect», pour reprendre les termes insérés en bonne place dans sa rédaction. Un tel héritage diplomatique, unique en son genre, continue de rayonner, aujourd’hui encore, avec la promesse d’une prospérité et d’une stabilité partagées inscrites dans la durée. Le chargé d’affaires de l’ambassade des USA à Alger le confirme d’ailleurs avec des mots qui ne souffrent d’aucune équivoque. «Plus de deux siècles plus tard, les États-Unis et l'Algérie continuent de renforcer cette relation historique par la coopération, le dialogue et les liens qui unissent nos deux peuples» a-t-il assuré. En d’autres termes, 231 ans après la signature du Traité de paix et d’amitié, l’esprit de ce document fondateur est toujours vivant. Il inspire une concertation permanente, une coopération sans cesse renouvelée et davantage élargie entre les deux Etats et des liens humains qui constituent le pilier essentiel de cette relation durable. «Aujourd'hui, nous célébrons 231 ans d'amitié et nous nous réjouissons de poursuivre le développement de notre partenariat dans les années à venir», a encore appuyé le diplomate Mark Shapiro dans son post publié hier, par les services de l’ambassade américaine à Alger. L’histoire des relations algéroaméricaines est jalonnée, rappelle-t-on, de gestes de reconnaissance et d’admiration mutuelle. L’un des plus emblématiques reste l’hommage rendu par le Président Abraham Lincoln à l’Emir Abdelkader, après que ce dernier eut sauvé des milliers de chrétiens lors des massacres de Damas, en 1860. En signe de gratitude, le président américain offrit à l’émir deux revolvers gravés, un témoignage éclatant de la reconnaissance des États-Unis envers la grandeur d’âme de l’Algérie. Un autre moment fort, et non des moindres, le plaidoyer du sénateur, puis le Président, John Fitzgerald Kennedy en faveur de l’indépendance de l’Algérie dans les années 1950. Devenu locataire de la Maison-Blanche, Kennedy a été en effet l’un des tout premiers chefs d’État à reconnaître l’Algérie indépendante dès le 5 juillet 1962. «Nous sommes impatients de travailler avec vous pour la liberté, la paix et le bien-être humain», avait-il écrit dans son message historique. Des paroles qui, 64 ans plus tard, n’ont rien perdu de leur actualité eu égard à la coopération exemplaire qui distinguent, aujourd'hui, la relation algéro-américaine. A juste titre, le Président Tebboune a déjà fait part de la satisfaction partagée par l’Algérie et les Etats-Unis quant à leur coopération bilatérale. «Avec les grands, nous nous entendons bien» a-t-il affirmé lors de l’entrevue qu’il a accordée en février dernier aux représentants des médias nationaux. En plus d’un partenariat diversifié sans cesse élargi à de nouveaux domaines de coopération, ce qui unit l’Algérie et les EtatsUnis, c’est aussi une vision commune de la paix, de la stabilité et de la prospérité. Forgée dans l’honneur, la confiance et le respect mutuel, l’amitié algéro-américaine a encore de très belles pages à écrire. À 231 ans et au-delà, l’horizon est, comme le disent nos amis américains, véritablement illimité.