COMMERCE
– IMPORTATION- IMPORTATIONS /DEMANDES DISPROPORTIONNÉES 2026
Début septembre 2026 : Le ministère du Commerce
extérieur et de la Promotion des exportations a décidé d'ouvrir une enquête sur
des demandes d'importation jugées disproportionnées au regard de la taille et
des effectifs de certaines entreprises. Selon les données issues de la plateforme
numérique dédiée aux programmes prévisionnels d'importation, «3 961 opérateurs
économiques employant entre zéro et cinq salariés ont introduit des demandes
d'importation d'une valeur globale de 130,32 milliards de dollars».
Les données concernent les programmes prévisionnels d'importation pour le
second semestre 2026 et font apparaître des écarts importants entre les
effectifs déclarés et les montants des importations projetées. Dans le détail,
149 opérateurs ne déclarant aucun salarié ont formulé des demandes
d'importation d'une valeur totale de 484,58 millions de dollars. Par ailleurs,
949 opérateurs employant un seul salarié ont introduit des demandes pour 21,84
milliards de dollars.
Le montant le plus important est enregistré chez les 851 opérateurs employant
seulement deux salariés, avec des demandes atteignant 76,88 milliards de
dollars. Les 722 opérateurs employant trois salariés ont, quant à eux, formulé
des demandes totalisant 15,52 milliards de dollars. À cela s'ajoutent 641
opérateurs employant quatre salariés, pour un montant de 1,74 milliard de
dollars, et 649 opérateurs déclarant cinq salariés, dont les demandes
atteignent 13,84 milliards de dollars.
Face à ces chiffres, le ministère souligne que le caractère prévisionnel des
programmes d'importation ne signifie pas que les estimations peuvent être
déconnectées de la réalité économique des entreprises ou disproportionnées par
rapport à leurs capacités et à leurs besoins réels. Le département ministériel
a ainsi décidé d'ouvrir une enquête en coordination avec les secteurs
concernés, afin de vérifier les matières premières, les intrants de production
et les équipements importés par cette catégorie d'entreprises durant le premier
semestre 2026 ainsi que les années précédentes. Les investigations porteront
notamment, sur la concordance entre les quantités et valeurs importées, la
nature de l'activité déclarée, les capacités de production réelles, le nombre
de salariés déclarés et le volume d'activité économique effectivement réalisé
par les entreprises concernées. Le ministère précise que des mesures
appropriées seront prises à la lumière des résultats des opérations de contrôle
et d'audit, conformément aux lois et règlements en vigueur.La plateforme numérique, qui intègre des
technologies d'intelligence artificielle, a également permis de détecter des
schémas jugés inhabituels dans les déclarations de salariés effectuées par
certaines entreprises. L'analyse des données a notamment fait ressortir des
variations dans les déclarations auprès de la Caisse nationale des assurances
sociales des travailleurs salariés (Cnas), coïncidant
avec les périodes de dépôt et d'examen des programmes prévisionnels
d'importation. Selon le ministère, certaines entreprises avaient déclaré des
salariés entre janvier et le 31 mars 2026, avant de ne déclarer aucun
travailleur durant les mois d'avril, mai et juin. De nouvelles déclarations ont
ensuite été enregistrées entre le 1er juillet et le 30 septembre 2026, période
correspondant aux étapes de dépôt et d'étude des programmes prévisionnels
d'importation.
Ces situations feront également l'objet d'investigations afin d'en déterminer
les circonstances et la conformité avec la réglementation en vigueur. À l'issue
des enquêtes, le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des
exportations affirme qu'il prendra les mesures nécessaires conformément à la
législation et à la réglementation en vigueur.