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Réunion Présidence/Incendies étét 2026/Prise en charge

Date de création: 04-09-2026 15:10
Dernière mise à jour: 04-09-2026 15:10
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ENVIRONNEMENT- GOUVERNEMENT- RÉUNION PRÉSIDENCE /INCENDIES, ÉTÉ 2026/PRISE EN CHARGE

-© Synthèse El Moudjahid/F A.S : Comme il l’avait annoncé samedi 29 août 2026, le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, a présidé dimanche 30 , au siège de la présidence de la République, une réunion consacrée à la prise des mesures nécessaires à la prise en charge des conséquences et des effets des récents incendies ayant touché plusieurs wilayas de l'Est et du Centre du pays. De hauts responsables militaires et civils ont assisté à cette réunion, parmi lesquels le Premier ministre, Sifi Ghrieb, le ministredélégué auprès du ministre de la Défense nationale, Chef d’EtatMajor de l’Armée nationale populaire (ANP), Saïd Chanegriha, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, le ministre d’Etat chargé de l’Inspection des services de l’Etat et des Collectivités locales, Brahim Merad, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaâ, et le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred....et plusieurs walis  Avant d’entamer les travaux de la réunion, le président de la République et les responsables militaires et civils présents ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes des incendies. « Des mesures seront prises afin de nous permettre d’éviter de telles catastrophes », c’est l’annonce faite par le président de la République à des médias à l’issue de la visite qu’il a effectuée samedi à l’hôpital des grands brûlés de Zéralda où il s’était enquis de l’état des blessés des incendies qui y avaient été évacués. La peine de mort avec exécution pour les pyromanes Des mesures ont, en effet, été annoncée par le président de la République, en tête desquelles la condamnation à mort exécutoire des pyromanes. « Avant le 15 septembre, il y aura un amendement du Code pénal : celui qui allumera un incendie délibérément sera condamné à mort », a-t-il affirmé. « Et il y aura exécution. Ceux qui pensent qu’il y aura condamnation à mort sans exécution deux ou trois ans. Le condamné à mort, après avoir épuisé les moyens de recours, devra payer son acte à la société immédiatement », a assené le chef de l’Etat. Cette mesure choc est rendue indispensable par l’ampleur de la tragédie qui a touché plusieurs régions et de nombreuses familles et, aussi, par la récurrence des incendies depuis quelques années, ce qui n’écarte pas la piste criminelle. D’ailleurs, le président de la République a eu des mots très forts lors de sa visite aux blessés, affirmant qu’en dépit de la violence du vent qui avait empêché les avions bombardiers d’eau d’intervenir, « l’acte criminel n’est pas à écarter », non sans ajouter : « quoi qu'il en soit, nous allons mener une enquête ». Cela dit, il s’est interdit d’employer « des termes forts, comme celui de complot », mais le doute n’en est pas moins permis. Il est clair que la réunion de dimanche aura permis de faire une analyse exhaustive de la situation dans les zones sinistrées et de dégager les mesures à même d’y faire face. Le président de la République n’a eu de cesse de répéter, y compris lors des réunions du Conseil des ministres, que le bien-être du citoyen doit constituer la priorité de la politique et de l’action du gouvernement. L’implication des hauts responsables civils et militaires dans la réunion de dimanche en est la parfaite illustration, de même que la célérité avec laquelle elle a été convoquée et s’est tenue. Il est utile de rappeler que les incendies qui avaient touché plusieurs wilayas de l’Est du pays le mois de juillet dernier avaient donné lieu à une opération de recensement des dégâts matériels occasionnés et à l’indemnisation des victimes dans un délai n’ayant pas dépassé cinq semaines. Les victimes des derniers incendies seront-elles aussi indemnisées après évaluation des dégâts par les services compétents, et avec même des mesures supplémentaires, comme l’indemnisation intégrale, que les autorités concernées ont été instruites de mettre en œuvre rapidement. «D’ici une semaine, la vie doit retrouver son cours normal» De nombreuses mesures ont été annoncées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la réunion tenue dimanche et consacrée à la prise des mesures nécessaires quant à la prise en charge des conséquences et des effets des récents incendies ayant touché plusieurs wilayas de l'Est et du Centre du pays. Voici des extraits des déclarations du président lors de la réunion. «Personne ne fera plier l’Algérie» « J’aimerais bien que tous les renseignements qui vous proviennent des citoyens soient transmis aux services de sécurité. Tous les indices ! Nous avons vu des captures montrant des incendies déclenchés en même temps, des départs d’incendies à 01h00 du matin alors qu’il n’y a pas de vent… Ce n’est pas normal. Il y a des gens qui ont été capturés, en attendant d’autres. Le travail se poursuivra inch’Allah. Ceux qui pensent qu’ils vont affaiblir le pays se trompent. Certes, nous sommes très affectés par la perte de citoyens et de citoyennes, mais l’Algérie est habituée aux sacrifices. Personne ne fera plier l’Algérie.» «Tout ce qui est matériel sera à la charge de l’Etat» « Concernant les indemnisations, je vois qu’il y a des commissions en train de recenser les dégâts occasionnés à chaque famille. A ce rythme-là, on ne va pas terminer le recensement avant trois mois. Le nombre d’habitants touché est élevé. Donc, multipliez les équipes. Si vous avez besoin des éléments du service national, l’ANP les mettra à votre disposition. Vous pouvez également mobiliser les enseignants. L’essentiel est que ce soit des personnes qui savent recenser. Je ne crois pas que, dans le contexte difficile actuel, les victimes exagèreront dans la déclaration de leurs pertes, mais il faut faire un recensement tel celui qui avait été fait auparavant dans des conditions difficiles similaires. En l’espace de vingt jours, celui qui avait perdu son cheptel avait eu droit à un cheptel du même nombre de têtes, celui qui avait perdu 100 brebis en avait reçu autant, celui qui avait perdu du bétail a reçu du bétail… Quelle que soit la formule ! Le ministre des Finances a proposé la formule du gré-à-gré pour réagir rapidement. L’essentiel est que la vie reprenne son cours. Même si un citoyen a perdu un clou, on le lui remboursera. Nous indemnisons sur tout, sans exception, que ce soit la plasticulture, l’arboriculture, les cheptels, les habitations et même le mobilier des habitations, y compris les appareils électroménagers. Le citoyen est assez affecté par la catastrophe de la perte des siens pour qu’on ne lui fasse pas supporter une pression matérielle supplémentaire. Donc, tout ce qui est matériel sera à la charge de l’Etat. Immédiatement ! » «L’Algérie, tel un phénix, renaîtra de ses cendres» « L’Algérie est un phénix. On le brûle, il renaît de ses cendres. Donc, avant le 15 septembre, on aura indemnisé toutes les victimes dans tous les domaines. Concernant les locaux commerciaux ou même les écuries, on les indemnise de la même façon, avec le mobilier. Je le répète : il faut que les citoyens retrouvent une vie normale.» «Le bien-être et la quiétude du citoyen passent avant tout» « Nous devons alléger les peines des citoyens et c’est le rôle de l’Etat. Aujourd’hui, nous ressortons avec des mesures applicables de suite. Le bien-être et la quiétude du citoyen passent avant tout. Nous devons faire les efforts nécessaires pour restaurer les habitations afin de permettre aux victimes de réintégrer leurs domiciles. Il y a le problème de l’électricité, l’approvisionnement en eau potable et les liaisons téléphoniques. Je constate que c’est pris en charge. Je remercie Sonelgaz pour ses promptes interventions qui ont permis de commencer à réparer les câbles de moyenne tension. Pour ce qui est de l’eau potable, même s’il n’est pas possible de réparer toutes les canalisations rapidement, il y a des camions-citernes qui peuvent servir, quitte à les multiplier. L’ANP est prête à mettre à disposition des camions-citernes pour l’eau potable. Ces urgences doivent être prises en charge dans l’immédiat. On se donne une semaine, jusqu’à vendredi ou, au plus tard, jusqu’à samedi pour essayer de faire reprendre à la vie dans ces régions leurs cours normal. D’ici là, l’électricité, l’approvisionnement en eau potables et les liaisons téléphoniques doivent être opérationnels et toutes les routes et chemins doivent être rouverts.» «Il faut revoir la réglementation sur l’habitat en forêt» « Il faut ouvrir un atelier de spécialistes et installer une commission pour réexaminer la réglementation de l’habitat en forêt. Il faut revoir les textes. Chacun a le droit de vivre où il veut dans son pays, mais il y a des mesures préventives à prendre. Une habitation située en pleine forêt doit être séparée de la lisière de la forêt. Si jamais on incendie des arbres, elle ne sera pas touchée. Il faut étudier tout ça avec des urbanistes et des spécialistes de l’économie de montagne. C’est une loi qui protègera les citoyens et limitera d’éventuels dégâts en cas d’incendie.»