ENERGIE- GAZ-
EXPORTATIONS ALGERIE 2025
Selon
un rapport (août 2026) , coréalisé par l’Union
internationale de gaz (IGU) et la Snam, leader
européen des infrastructures gazières, sur les 50 milliards m3 de gaz naturel
exportés par l’Algérie l’année dernière, 37 mil ont été transportés par
pipelines. Pour ce qui est du GNL, l’Algérie occupe la 8e place mondiale des
exportateurs, selon des données précédentes de l’IGU, avec près de 10 millions
de tonnes exportées. Elle se positionne aussi au 7e rang mondial pour sa
capacité de production de GNL. Par ailleurs, les États-Unis ont été le premier
exportateur mondial de gaz en 2025, dépassant la Russie, avec 167 milliards m³
exportés, tandis que le GNL américain a représenté plus de la moitié des
importations européennes de GNL. La Russie s’est ainsi positionnée comme
deuxième exportateur mondial de gaz naturel (148 milliards m3), suivie du Qatar
(130 milliards m3), de la Norvège (121), de l’Austraile
(109), du Canada (53), de l’Algérie (50) et du Turkménistan (38). m3 En termes d’importations, la Chine a été le premier
importateur de GN en 2025, avec 171 milliards , suivie du Japon (91 milliards
m3 ), de l’Allemagne (76), du Mexique et de la Corée du Sud (67 milliards m3
chacun), de l’Italie (61), de la Turquie (56) et du Royaume-Uni (39). La
production mondiale de gaz naturel a atteint un record historique de 4.147
milliards m³ en 2025, l’Amérique du Nord ayant contribué à hauteur de 54
milliards m³ à l’offre supplémentaire, soit davantage que l’ensemble des autres
régions en croissance réunies. Quant à la demande mondiale de gaz, elle a
également atteint un niveau record, à 4.202 milliards m3 en 2025, soit une
hausse de 69 milliards m³ (+1,7%), selon le rapport. La demande mondiale de gaz
naturel a augmenté dans toutes les régions, à l’exception de l’Océanie. Le
chauffage résidentiel et commercial a représenté la plus forte hausse, avec 32
milliards m³, suivi par l’industrie avec 20 milliards m³ et la production
d’électricité avec 17 milliards m³. La
production d’électricité est restée le premier secteur d’utilisation finale du
gaz dans le monde, représentant 34% de la demande mondiale de gaz. L’Asie a enregistré la plus forte progression
régionale, avec une hausse de 25 milliards m³, suivie du Moyen-Orient avec 18
milliards m³ et de l’Europe avec 10 milliards m³. Les transports ont constitué
le secteur connaissant la croissance la plus rapide, avec une augmentation de 9
milliards m³. Selon les prévisions de l’IGU, si www.horizons.dz SELON LE GLOBAL
GAS REPORT mondial est soumis simultanément à plusieurs pressions :
perturbations géopolitiques, croissance de la demande d’électricité, phénomènes
météorologiques extrêmes, expansion du commerce du GNL, développement rapide de
l’intelligence artificielle et des centres de données, ainsi que la nécessité
persistante pour l’industrie mondiale du gaz de réduire ses émissions, analyse
les rédacteurs du rapport. les tendances récentes de
la demande se poursuivent, la demande mondiale de gaz pourrait atteindre entre
4.516 et 4.575 Gm³ d’ici 2030, ce qui renforce la
nécessité de poursuivre les investissements dans la production, le GNL, la
regazéification et le stockage afin de suivre le rythme de la demande. La
planification énergétique doit donc tenir compte de la possibilité d’une
demande plus élevée, notamment parce que l’expansion des centres de données,
l’augmentation des besoins en refroidissement et les incertitudes géopolitiques
rendent de plus en plus difficile la prévision de la consommation énergétique
future. Pour 2026, la production
mondiale de gaz devrait diminuer de 4 milliards m³ (-0,1 %), l’impact sur la
production au Moyen-Orient étant largement compensé par une forte croissance de
la production aux États-Unis et dans d’autres régions. La demande mondiale devrait également modérer
sa progression, avec une baisse prévue de 7 milliards m³ (-0,2 %). Il s’agirait
de «la première baisse respective de l’offre et de la demande depuis 2022».