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Essai Abdelkrim Tazaroute - "Georges Moustaki, .................."

Date de création: 04-08-2026 20:20
Dernière mise à jour: 04-08-2026 20:20
Lu: 16 fois


CULTURE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ESSAI ABDELKRIM TAZAROUTE- « GEORGES MOUSTAKI.... »

Georges Moustaki, la fierté du Méditerranéen. « J’ai toujours eu l’Algérie au cœur ». Essai (biographie) Abdelkrim Tazaroute .  Aframeg Editions , Béjaïa 2026, 181 pages, 1 200 dinars

 « Il a semé le rêve et l’amour, célébré l’amitié et la révolution permanente.Il a répandu les saveurs et les parfums de la Méditerranée avec sa nonchalance légendaire, avec l’amour de l’autre comme un bon tiers-mondiste dont il revendique l'appartenance » . C’est tout dit.Sur un homme , auteur- compositeur, interprète acteur , artiste- peintre, écrivain , poète....et même , durant un court moment, lors d’une première vie, journaliste .C’est, surtout,  un être chaleureux et rêveur qui n’a jamais oublié son « Sud » et  qui a accompagné, avec des ritournelles édifiantes le substrat mental et peut-être moral des jeunes algériens des années post-indépendance, avec des ritournelles édifiantes , faciles à fredonneer, sans jamais accabler l’auditeur de rébarbatives leçons idéologiques.

Lui, c’est Georges Moustaki , le « Métèque », le « souffleur de liberté , de rebellion apaisée » , grand admirateur de Brassens (à qui il a emprunté le prénom) et de Léo Ferré, très connu et apprécié durant les années 70,80 et 90.....venu à Alger plusieurs fois : en 1971 puis dans les années 80 à la salle Atlas puis  avec  deux grands concerts (à guichets fermés) à la salle Ibn Khaldoun en décembre 2004 .Il a même composé, en 1966,  la musique du film « Les hors la loi »  de Tewfik Farès. Il était une fois !

Georges Moustaki est né Giuseppe Mustacchi ou Youssef El Mustacchi le 3 mai 1984 à Alexandrie (Egypte) et il est mort le 23 mai 2013 à Nice (France).Italo-grec naturalisé français en 1985.....il  avait ,en lui, dans ses chansons et ses attitudes, les trois grandes civilisations de l’espace méditerranéen :musulmane, byzantine et chrétienne occidentale. C’est , surtout, un poète, un rêveur...... « comme presque tous les méditerranéens »..Un virus qu’il su et pu transmettre à travers plus de 300 chansons écrites pour les plus grands  (Piaf dont il était très, très  proche , Montand, Barbara, Gréco, Reggiani...), avant de connaître le succès, en tant que chanteur,  avec « le Métèque » à partir de mai 68.

 

L’Auteur : Né en 1956 à Béjaïa .Journaliste, écrivain et critique de cinéma, il a, durant les années 1980 et 1990, assuré la couverture de nombreux festivals de cinéma en Algérie et à l’étranger. Il a été membre de la commission du FDATIC et plusieurs fois président et membre de jury.  Auteur de plusieurs ouvrages sur la musique et le cinéma (dont des biographies : Djamal Allem, Brahim Izri, El Hachemi Guerouabi, Mohamed Lamari, Chanteuses algériennes ..)....d’un roman (« Une épine au pied ») , mais également de documentaires et d’un court-métrage de fiction.Animateur d’une émission littéraire (Radio Chaîne 3)

Table des matières : Préface de Kader Ferchiche  / Avant-propos/ 10 chapitres/Remerciements

Extraits : « Moustaki a semé le rêve et l’amour, célébré l’amitié et la révolution permanente.Il a savouré les saveurs et les parfums de la Méditerranée avec sa nonchalance légendaire, avec l’amour de l’autre comme un bon tiers-mondiste dont il revendique l’appartenance » (p19), « Moustaki chante la révolution et loue le sacrifice des révolutionnaires , ceux qui ont brisé le monde de la peur pour un monde meilleur, ceux qui refusent de plier l’échine et qui ont décidé de vivre librement et dignement.Il revendique le temps de vivre pour toute l’humanité » (p 29),  « Les adeptes de Georges Moustaki en Algérie le vénèrent.Ils aiment son style, ses mots et ses mélodies mais aussi sa nonchalance tout comme ils apprécient ses entrées sur scène à Alger, toujours habillé de blanc » (p 38), « Vers la fin de la journée, c’est son voisin Jean Claude Brialy qui est passé « prendre des nouvelles d’Algérie et non de l’Algérie ».Ce fut un moment plein d’émotion.Dieu, combien ils aimaient l’Algérie ! »  (Said Ould Khelifa cité , p 39), « Il est le chantre des identités plurielles, l’homme qui s’affirme Méditérranéen et fier de l’être sans jamais s’enfermer dans un drapeau.Il est l’écrivain des passerelles, pas des frontières » (Zine Ben Badis cité, p 70).

Avis : Pour tout savoir sur Georges Moustaki. Une bio très fouillée et assez originale, parsemée d’anecdotes  et   faisant appel à de multiples témoignages aussi bien étrangers qu’Algériens. Ils  ont tous (moi y compris)  « aimé »(adoré ?)  le chanteur , ses œuvres....et son « sudisme ».

Citations : « La lecture d’une chanson peut être différente d’un spectateur à un autre.Cela dépend de l’état d’âme le jour J «  (p 34), « La femme du sud de la Méditerranée est plus tendre, plus passionnée.La femme de chez nous, au Sud, montre son amour avec sentiments, avec passion.Sinon, j’avoue qu’une femme est une aventure infinie » (Georges Moustaki cité, p 117), « Une chanson, c’est un mariage d’amour entre paroles et musique, sans que l’on sache qui se déclare le premier » (Georges Moustaki cité, p 144),

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