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Envenimation scorpionnique 2025

Date de création: 04-08-2026 18:29
Dernière mise à jour: 04-08-2026 18:29
Lu: 18 fois


ENVIRONNEMENT- DANGER- ENVENIMATION SCORPIONNIQUE 2025

 

L’Institut national de santé publique (INSP) vient de publier son bilan épidémiologique annuel sur l’envenimation scorpionique. Le  nombre de personnes piquées a nettement reculé en 2025.   En 2025, 41.987 piqûres de scorpion ont été déclarées, contre 46. 908 l’année précédente. Soit un recul de 10,49%. L’incidence nationale traduit la même tendance. Elle passe de 95,2 à 87,47 cas pour 100.000 habitants - moins de 8,1%. Près de 75,6% des wilayas ont vu leur incidence subir une variation vers la baisse, allant de moins 0,44% pour El Tarf à  49,97% pour Tizi Ouzou. Le nombre de décès, en revanche, n’a pas changé. Vingt personnes sont mortes d’une piqûre de scorpion en 2025, exactement comme en 2024. Selon les données de l’Institut,  les hommes sont davantage touchés que les femmes : 61,54% des cas contre 38,46%. La moitié des piqûres surviennent à l’extérieur des habitations (50,49%) et  48,92% à l’intérieur. Plus d’un tiers des accidents (34,06%) se produisent entre 18h et minuit et  51,63% au total la nuit, entre 18h et 6h du matin.  Sans surprise, c’est l’été qui concentre l’essentiel des cas.  La répartition mensuelle met en évidence un nombre important des cas piqués durant la période estivale, avec un pic enregistré en mois de juillet (20,53%). Près de 70% des cas sont recensés entre les mois de juin et septembre où les températures sont les plus élevées de l’année. Comme les années précédentes, les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux concentrent le plus de cas. 

L’envenimation  scorpionique a été  identifié, au milieu des années 1980, comme un enjeu majeur de santé publique, en raison de la morbi-mortalité qu’elle engendre et de son coût économique. Bien que le fléau ne soit pas une Les 15-49 ans concentrent 54,88% des piqûres. Autre précision, les jambes (45,20%) et les bras (44,97%) totalisent, à eux seuls, plus de 90% des piqûres, loin devant le tronc (5,48%) et la tête (3,18%). Selon le El Oued arrive en tête avec 4.190 piqûres, suivie de Biskra (2.989), Adrar (2.807), Djelfa (2.718), M›sila (2.519) et El Bayadh (2.403).  En termes d’incidence,  Adrar affiche le taux le plus élevé avec 844,3 cas pour 100.000 habitants, devant Tamanrasset (655) et El Bayadh (585). À l’inverse, Annaba (0,5), Tizi Ouzou (1,1) et Oran (2,3) figurent parmi les wilayas les moins exposées. Dernier chiffre assez significatif : 64,3% des personnes décédées d’une piqûre de scorpion vivaient en zone rurale.  Ce constat  révèle les effets de l’éloignement des structures de soins d’urgence. Pour l’INSP,  la baisse du nombre de cas ne doit pas faire relâcher la vigilance. Une prise en charge rapide, couplée à des campagnes de prévention renforcées avant et pendant l’été, reste la meilleure arme contre ce danger  — en particulier dans les zones rurales du Sud où l’accès aux soins fait encore défaut.. En 1997, un programme national de lutte contre l’envenimation scorpionique a été instauré pour principalement diminuer la morbidité et la mortalité associées. Les déclarations offrent un suivi de la progression des piqûres de scorpion et des décès tout en mettant en lumière les traits épidémiologiques dominants.  De plus, elles permettent d’évaluer l’efficacité des actions préventives recommandées par le comité national contre l’envenimation  scorpionique.