ENVIRONNEMENT- DANGER-
ENVENIMATION SCORPIONNIQUE 2025
L’Institut
national de santé publique (INSP) vient de publier son bilan épidémiologique
annuel sur l’envenimation scorpionique. Le nombre de
personnes piquées a nettement reculé en 2025.
En 2025, 41.987 piqûres de scorpion ont été déclarées, contre 46. 908
l’année précédente. Soit un recul de 10,49%. L’incidence nationale traduit la
même tendance. Elle passe de 95,2 à 87,47 cas pour 100.000 habitants - moins de
8,1%. Près de 75,6% des wilayas ont vu leur incidence subir une variation vers
la baisse, allant de moins 0,44% pour El Tarf à 49,97% pour Tizi Ouzou. Le nombre de décès, en
revanche, n’a pas changé. Vingt personnes sont mortes d’une piqûre de scorpion
en 2025, exactement comme en 2024. Selon les données de l’Institut,
les hommes sont davantage touchés que les femmes : 61,54% des cas contre
38,46%. La moitié des piqûres surviennent à l’extérieur des habitations
(50,49%) et 48,92%
à l’intérieur. Plus d’un tiers des accidents (34,06%) se produisent entre 18h
et minuit et 51,63%
au total la nuit, entre 18h et 6h du matin.
Sans surprise, c’est l’été qui concentre l’essentiel des cas. La répartition mensuelle met en évidence un
nombre important des cas piqués durant la période estivale, avec un pic
enregistré en mois de juillet (20,53%). Près de 70% des cas sont recensés entre
les mois de juin et septembre où les températures sont les plus élevées de
l’année. Comme les années précédentes, les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux
concentrent le plus de cas.
L’envenimation scorpionique a
été identifié, au milieu des années
1980, comme un enjeu majeur de santé publique, en raison de la morbi-mortalité
qu’elle engendre et de son coût économique. Bien que le fléau ne soit pas une
Les 15-49 ans concentrent 54,88% des piqûres. Autre précision, les jambes
(45,20%) et les bras (44,97%) totalisent, à eux seuls, plus de 90% des piqûres,
loin devant le tronc (5,48%) et la tête (3,18%). Selon le El Oued arrive en
tête avec 4.190 piqûres, suivie de Biskra (2.989), Adrar (2.807), Djelfa
(2.718), M›sila (2.519) et El Bayadh
(2.403). En termes d’incidence, Adrar affiche le taux le plus élevé
avec 844,3 cas pour 100.000 habitants, devant Tamanrasset (655) et El Bayadh (585). À l’inverse, Annaba (0,5), Tizi Ouzou (1,1)
et Oran (2,3) figurent parmi les wilayas les moins exposées. Dernier chiffre
assez significatif : 64,3% des personnes décédées d’une piqûre de scorpion
vivaient en zone rurale. Ce constat révèle les effets de l’éloignement des
structures de soins d’urgence. Pour l’INSP, la
baisse du nombre de cas ne doit pas faire relâcher la vigilance. Une prise en
charge rapide, couplée à des campagnes de prévention renforcées avant et
pendant l’été, reste la meilleure arme contre ce danger
— en particulier dans les zones rurales du Sud où l’accès aux soins fait
encore défaut.. En 1997, un programme national de lutte contre l’envenimation scorpionique a été instauré pour principalement diminuer la
morbidité et la mortalité associées. Les déclarations offrent un suivi de la
progression des piqûres de scorpion et des décès tout en mettant en lumière les
traits épidémiologiques dominants. De
plus, elles permettent d’évaluer l’efficacité des actions préventives
recommandées par le comité national contre l’envenimation scorpionique.