RELATIONS INTERNATIONALES - ETRANGER- ENTREVUE PÉRIODIQUE
PRÉSIDENT A. TEBBOUNE PRESSE NATIONALE, L.27 JUILLET 2026 (SYNTHÈSE PRESSE )
Le volet coopération internationale a occupé une bonne partie de la
rencontre périodique que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a
eue avec des représentants de médias nationaux. Il a été question des relations
avec l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, mais aussi avec les pays du Sahel, ainsi
que les pays arabes. «Les relations actuelles que nous
avons avec les pays européens sont naturelles. Elles ne l’étaient pas
auparavant, mais elles le sont devenues», a affirmé le
président de la République. «L’Algérie ne laisse
personne indifférent. Ses atouts sont maintenant visibles»,
a-t-il ajouté. Concernant l’Allemagne, où il avait effectué récemment une
visite officielle, il a rappelé que «l’Allemagne a été
l’un des grands soutiens européens pour la Guerre de Libération», soulignant
que «les investissements faits par l’Allemagne étaient excellents» et que
«c’est un pays avec lequel on n’a aucun contentieux». «Maintenant,
on est allé vers des accords stratégiques» car, «avec l’Allemagne, on va passer
à l’excellence». Ainsi, dans le domaine de l’énergie propre,
«on va être le principal fournisseur de l’Allemagne, à travers
l’Autriche, de l’hydrogène vert et d’autres fluides aussi», a annoncé le Président.
Plus même : «Pour la construction mécanique, ils nous
transfèrent la technologie. Imaginez l’Algérie fabriquer son propre moteur. Le
moteur ne sera pas fait uniquement pour Opel. Quand on entre dans la
fabrication de moteurs, ça veut dire que les ingénieurs peuvent l’améliorer.
Cela veut dire que nous sommes entrés dans la mécanique de précision.» Si l’on ajoute à tout cela la fabrication de la boîte à
vitesses, ainsi que l’emboutissage des carcasses de véhicules et du plastique
rigide des garnitures, «on est loin du gonflage de
pneus, c’est une autre Algérie», a martelé le président de la République. Le
transfert de technologie va toucher même l’industrie pharmaceutique, plus
précisément «quatre molécules très très
spéciales», pour fabriquer «des médicaments très actifs contre le cancer». S’il
n’y avait pas la confiance entre l’Algérie et l’Allemagne,
«jamais on ne les aurait eues», a-t-il insisté. «Le
transfert technologique est aujourd’hui une réalité. Il ne s’agit plus d’achat
et de vente. Aujourd’hui, on parle d’industrialisation en Algérie»,
a indiqué le Président, ajoutant que, «même pour la défense nationale, on va
travailler ensemble». «Avec l’Espagne, le cœur et la
raison» Pour ce qui est de l’Espagne, le président de la République a expliqué
le réchauffement des relations bilatérales : «On a eu un froid. Chacun a mis du
sien. Chacun a fait un pas vers l’autre et le malentendu a pris fin». Il a donné un exemple du type d’accords qui seront
signés l’automne prochain : «Avec nos amis espagnols, qui
sont très forts en matière de dessalement de l’eau de mer, nous allons
fabriquer les membranes et filtres des stations de dessalement. On arrivera à
des unités intégrées à l’échelle nationale dans le dessalement de l’eau de mer.» Usant d’une métaphore, il a souligné que «les accords qui seront signés au mois d’octobre avec
l’Espagne, que ce soit en matière de gaz ou d’autres questions, constituent la
raison, la tarte offerte à l’occasion de la victoire en Coupe du monde
constitue le cœur». «Notre voisinage avec le Mali n’a
que des choses extrêmement positives» Pour ce qui est des relations avec
l’Afrique, et tout en affirmant que «l’Algérie est africaine, avant tout, et
que les Africains ont besoin de nous comme nous avions besoin d’eux, à une
certaine époque», il a affirmé que le projet de la ligne ferroviaire du Sud
«fait très peur à l’environnement de l’Algérie, parce que le pays retrouvera
son véritable rôle». Et d’expliquer : «Imaginez que le
port de Jijel accueille les marchandises de nos frères du Tchad, du Niger ou du
Mali et qu’elles leur parviennent par train avec célérité, des coûts réduits et
une sécurité garantie. Cela va changer beaucoup dans les relations commerciales
internationales.» Le réchauffement des relations avec
le Mali a été apprécié par le président de la République :
«L’État du Mali et l’État de l’Algérie sont des voisins condamnés à
s’entendre. Les dirigeants changent et chaque dirigeant a ses propres idées et,
au final, la réalité s’impose. Ce que j’avais déclaré, et je vais encore le
déclarer, c’est que je ne porterai atteinte à aucun voisin».
La source du problème, selon lui, est «un pays, qui
vit pourtant une situation de chaos, lequel, ne voulant pas voir l’Algérie
avoir une influence dans la région, a susurré à l’oreille des dirigeants
actuels que les Algériens se sont ingérés dans leurs affaires». «Comment l’Algérie, qui n’accepte pas d’ingérence dans ses affaires
intérieures, pourrait-elle se permettre de s’ingérer dans les affaires d’un
pays voisin ? C’est impossible ! On veut que personne n’intervienne dans nos
problèmes intérieurs et ceux qui accusent l’Algérie d’intervenir dans leurs
problèmes intérieurs sont manipulés. Et on sait par qui»,
a assené le chef de l’État, ajoutant que ces mêmes parties «ont essayé d’isoler
le Mali de l’Algérie, pour qu’il devienne une proie facile en lui créant des
problèmes à ses frontières». «Notre voisinage avec le
Mali n’a que des choses extrêmement positives, aussi bien pour le Mali que pour
l’Algérie», a assuré le Président Tebboune, qui a également indiqué que
«l’ennemi de celui que tu crois être ton ennemi n’est pas forcément ton ami». «Il y a des peuples qu’on aime et qu’on veut aider» Il en
est de même pour le Niger. «La fraternité existant
entre nous et le Niger n’a pas pour seule finalité de l’aider à exploiter ses
mines, puisque nous avons nos propres mines. Nous voulons concrétiser le projet
du gazoduc, via le Niger, pour aider le Nigeria à exporter son gaz naturel vers
Europe, où il y a une demande et une pénurie (…) Nous n’avons pas besoin du gaz
du Nigeria, mais le Niger en a besoin et il pourra faire des ponctions légales
sur le gazoduc.» Et de préciser l’objectif de
l’Algérie : «Nous ne sommes pas de bons samaritains,
mais il y a des peuples qu’on aime et qu’on veut aider. La seule chose qu’ils
ne peuvent pas bousiller, c’est que nous offrons 8.000 bourses aux jeunes
Africains, pour être demain l’encadrement de l’Afrique dans tous les domaines.» Tout en affirmant que l’Algérie entretient d’excellentes
relations avec tous les pays arabes, il a souligné néanmoins qu’il évoque
souvent «un petit État» (Ndlr : Les
Emirats arabes unis) parce que «son impact est très négatif». «Où ils posent leurs pieds, le sang coule. C’est grave !
Nous voulons qu’ils soient éloignés de nous, pour que le sang ne coule pas chez
nous», a-t-il souligné, indiquant que «le monde arabe
connaît des fissures et nous ne voulons pas aggraver les choses. Autrement,
nous aurions coupé nos relations avec ce petit État depuis longtemps, car elle
ne génèrent que sang et fitna»...............................................................
- Lors de son entrevue périodique avec des représentants de médias
nationaux, les questions diplomatiques n’ont pas été éludées par le président
de la République. Loin s’en faut, il a saisi cette occasion pour «mettre les points sur les i» et remettre les choses dans
leur vrai contexte, apportant ainsi un éclairage que l’opinion publique
algérienne ne manquera pas d’apprécier, tant il est vrai que les fake news et
autres déclarations calomnieuses inondent la presse hexagonale et sont relayées
sur les réseaux sociaux. «Trois choses aux Algériens
avant nos amis français», a-t-il ainsi asséné en préambule de ses propos sur
les relations algérofrançaises. Et de les énumérer avec force : «Le président
algérien n’a jamais demandé un quota de visas, un nombre de visas ou parlé de
visas.» Une mise au point qui s’imposait, alors que l’extrême droite française
instrumentalise l’Algérie et les Algériens à des fins électorales en prévision
de l’élection présidentielle de 2027. S’agissant de la question mémorielle, le
Président a tenu aussi à rappeler n’avoir «jamais
demandé d’excuses». «Je n’ai jamais demandé d’excuses», a-t-il tenu
à préciser, tout comme le gouvernement français «ne s’est jamais excusé». Selon
lui, c’est la minorité agissante en France qui tente de semer le doute dans
l’esprit de l’opinion française. Quel sens y a-til,
selon lui, à «demander des excuses à une génération
qui n’a rien à voir avec ce qu’il s’est passé il y a deux siècles.» «Tout comme, poursuivra-t-il, je n’ai jamais demandé
d’indemnisations», soulignant que «l’Algérie ne fera jamais la manche». Une
mise au point que le président Tebboune a tenu à faire pour remettre les pendule à l’heure. Ce que l’Algérie demande est une
réparation pour ce que la France a commis comme crimes et qui continuent à
impacter jusqu’à aujourd’hui la population