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Essai Saad Said- "Amar Ezzahi....."

Date de création: 21-07-2026 13:56
Dernière mise à jour: 21-07-2026 13:56
Lu: 24 fois


CULTURE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ESSAI SAAD SAID- « AMAR EZZAHI.... »

Amar Ezzahi.Une légende de renouveau de la chanson « châabi ».Essai de Saad Said. Editions El Qobia, Alger 2025, 111 pages, ?????dinars

 Amar Ezzahi, « ‘Amimer »,  est décédé le 30 novembre 2016 à l'âge de 75 ans, . Là où il a toujours vécu .....Rampe Vallée (Alger), son quartier d’adoption, entre Casbah et Bab El Oued, c’est-à-dire là où il a grandi auprès de sa mère et de ses grands parents, à partir de l’âge de 9 ans,  là où il a découvert la musique, sous toutes ses dimensions et de tous les horizons, là où il avait tous ses amis, là où il était entouré d’affection et d’admiration. D’affection car il était un homme simple, humble fils du peuple, compréhensif, ouvert sur le monde   et généreux.D’admiration car il a promu une chanson « Châabi » exceptionnellement novatrice, recueillant assez vite les suffrages des foules, tout particulièrement des jeunes. Un véritable « maître enchanteur ».

Amar Ezzahi, est né Amer Ait-Zai un 1er janvier 1941 au village d’Ighil Bouamas (Iboudrarène/Beni Yenni/Tizi Ouzou) , berceau d'une autre icône de la chanson  algérienne, Lounis Aït-Menguellet.

Ce fut, peut-être, l’artiste  le moins médiatisé sur la scène nationale.....en raison  un peu de sa timidité (une timidité presque maladive  héritée de l’enfance)  mais ,surtout, de sa farouche volonté de demeurer loin des caméras et des feux de la rampe.Il détestait la célébrité et il la fuyait. Alors qu’il maîtrisait parfaitement ses sujets, ce qui faisait que son passage , par exemple , à la radio, interviewé, il captait tout de suite,  et jusqu’à la fin,   l’attention des auditeurs. A vrai dire, Amar Ezzahi ne s'est presque jamais confié à la presse. Et quand il s'est exprimé çà et là au gré de quelques vidéos enregistrées lors d'occasions différentes, c'est pour ne balbutier que quelques mots qui laissaient tout le monde sur sa faim.

Bien sûr , le Chaâbi a connu bien des vedettes, mais Amar Ezzahi  sera celui qui va donner, durant les années 69-70, à une période où le « Chaâbi »  était en perte de vitesse et d’audience face à la musique orientale et au Rai naissant  , une seconde vie , car plus vivant, plus doux , plus léger, plus varié dans les modes et une voix qui plaît aux jeunes .Il avait su écouter les mélodies de Mahboub Bati. Et, il a su porter l’héritage de Hadj M’hamed El Anka vers des sommets de spiritualité et d’improvisation .De plus,  maîtrisant parfaitement le sens des mots et la langue populaire, avec des textes très imagés et proches du roman, il avait très vite capté l’attention des jeunes .....et des moins jeunes, du quartier....... et  d’ailleurs.Bref , un « Châabi » qui bouleversait les âmes.
L’Auteur : Né en 1955 en Kabylie. Etudes en langues étrangères, traducteur de formation puis journaliste à l’Aps (Algérie Presse Service)durant 32 ans .Grand reporter spécialisé , il a été , aussi,   correspondant permanent de presse à Londres. A déjà publié plusieurs romans.

 

Table des matières :Préface/Remerciements/ Avant-propos/ 10 chapitres (dont une revue de presse et quelques photographies de l’artiste)/

 

Extraits : « C’est l’artiste le moins médiatisé sur la scène nationale, non pas qu’il fut oublié, ou sous-estimé, mais en raison de sa volonté farouche de demeurer loin des caméras et des feux de la rampe » (p15), « Oui, Ezzahi était un mythe.Il fait partie de la légende.Un mythe qui dépasse le cadre restreint de la chanson » (p19), « Une vie faite de travail, de persévérance dans la recherche de l’excellence , de rigueur et d’authenticité » (p38), « Il  a introduit un nouveau genre de « châabi », un « châabi » plus vivant, plus doux, plus léger et plus varié dans un mode qui plaît aux jeunes.Une nouvelle forme de musique populaire était née » (p 39), « Il a su attirer vers lui la jeunesse en quête d’amour, de rêves et de compréhension » (p 51)

 

Avis :La vie d’un très grand artiste de Chaâbi, créatif, modeste, généreux, et à la vie exemplaire.A noter que déjà, plusieurs ouvrages retraçant sa carrière ont été publiés dont celui de Abdelkader Bendamèche.C'est tout dire !

 

Citations : « Son drame était d’être devenu ce qu’il était devenu : une véritable star » (p 85), « Il n’a pas eu de famille.Sa famille était ses amis, ses voisins, il n’avait personne d’autre au monde.Il faisait partie de notre maison, de notre chair » (p 91)