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Algérie/Marché mondial 2026/Classement exportations

Date de création: 13-07-2026 19:27
Dernière mise à jour: 13-07-2026 19:27
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ENERGIE- GAZ- ALGÉRIE/MARCHÉ MONDIAL 2026/CLASSEMENT EXPORTATIONS

Malgré un contexte géopolitique très incertain, le commerce mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) a progressé de 6,3 % en 2025 pour atteindre 437 millions de tonnes, soit le rythme de croissance le plus rapide depuis 2022. C’est ce qui ressort du rapport 2026 de l’Union internationale du gaz (UIG), publié mardi 7 juillet 2026. Qu’en est-il de la place de l’Algérie ? Le rapport met en évidence son positionnement parmi les principaux pays exportateurs de GNL. Avec 9,7 millions de tonnes exportées en 2025, l’Algérie se classe au 8e rang mondial des exportateurs de GNL, avec une part de marché de 2,2%, derrière les États-Unis, le Qatar, l’Australie, la Russie, la Malaisie, l’Indonésie et le Nigeria. Sur le continent africain, elle occupe la deuxième place, derrière le Nigeria, qui détient 3,4% des parts de marché mondiales, et devant le Mozambique, dont la part s’élève à 0,8%.  Selon les données présentées par l’UIG, malgré la montée en puissance des trois grands producteurs mondiaux, les États-Unis demeurent largement en tête avec 25,3% de parts de marché, soit 110,7 millions de tonnes exportées, suivis du Qatar (18,7%) et de l’Australie (18,4%). Dans ce contexte, l’Algérie conserve son statut de fournisseur stratégique, notamment pour le marché européen. Le rapport souligne également que le volume des exportations algériennes dépasse celui de plusieurs producteurs reconnus, tels que la Papouasie–Nouvelle-Guinée (8,5 millions de tonnes), le Pérou (3,8 millions), la Norvège (3,3 millions), le Canada (2,1 millions) ou encore le Mozambique (3,7 millions). Cette position a d’ailleurs été confirmée lors de la récente crise entre les États-Unis et l’Iran, durant laquelle l’Algérie a été fortement sollicitée par plusieurs pays européens. Elle a joué un rôle important dans l’approvisionnement du continent européen, fortement perturbé par les retombées de la guerre au Moyen-Orient. Grâce à ses infrastructures de liquéfaction et à sa proximité géographique avec les marchés européens, l’Algérie a ainsi consolidé sa position sur l’échiquier énergétique international.

 En matière de capacité opérationnelle de liquéfaction du gaz naturel, le même rapport met également en avant les performances de l’Algérie, qui figure parmi les principaux acteurs mondiaux. Avec une capacité opérationnelle de 25,5 millions de tonnes par an, représentant 4,9  des capacités mondiales, l’Algérie occupe le 7e rang mondial.  Lyes Mechti souligne que, face aux crises mondiales, l’industrie du GNL a démontré sa résilience malgré les nombreuses zones de turbulences. «En 2026, le commerce du GNL est entré en territoire inconnu. Le conflit dans le Golfe a endommagé les infrastructures de GNL, assombri les perspectives des projets d’expansion de la région et exposé les acheteurs asiatiques à l’incertitude des flux ainsi qu’à la hausse des prix. Le rôle vital du GNL en tant qu’«amortisseur de chocs» inestimable lors des précédentes crises énergétiques est aujourd’hui mis à l’épreuve», a-t-il déclaré.  Il ajoute toutefois que «la réaction du marché démontre qu’une industrie a atteint sa maturité. La capacité d’une chaîne d’approvisionnement plus vaste et plus diversifiée à mobiliser 40% des volumes sur une base «spot» a contribué à contenir l’impact immédiat de la crise du détroit d’Ormuz. L’augmentation de la liquidité sur les marchés de référence du gaz a offert aux acteurs du secteur les outils nécessaires pour mieux gérer les risques». Selon lui, les perspectives de la demande mondiale de GNL à l’horizon 2035 demeurent solides.  Elle se classe derrière les États-Unis, l’Australie, le Qatar, la Russie, la Malaisie et l’Indonésie. Sur le continent africain, l’Algérie demeure le deuxième pays en termes de capacités de liquéfaction. Elle se situe derrière le Nigeria, dont les capacités atteignent 22,2 millions de tonnes par an, et devance nettement l’Égypte (12,2 millions de tonnes par an), l’Angola (5,2 millions), la Guinée équatoriale (3,7 millions) ainsi que le complexe gazier Mauritanie-Sénégal (2,5 millions). Toutefois, le marché mondial demeure largement dominé par trois producteurs. Les États-Unis occupent la première place avec une capacité de 116,9 millions de tonnes par an, soit 22,5 % de la capacité mondiale. Ils sont suivis de l’Australie avec 85,1 millions de tonnes par an (16,3 %), puis du Qatar avec 77,1 millions de tonnes par an (14,8 %). À eux seuls, ces trois pays concentrent plus de la moitié des capacités mondiales de liquéfaction, précise le rapport. Celui-ci relève également que de nouveaux acteurs font leur entrée sur le marché. Le Canada ainsi que le complexe MauritanieSénégal ont rejoint le cercle des pays exportateurs, tandis que les États-Unis ont assuré l’essentiel des volumes supplémentaires mis sur le marché mondial. Dans le message publié en préface du rapport, le président de l’UIG, Andrea Stegher, la croissance démographique, l’urbanisation, la numérisation, l’augmentation de la demande en électricité et la recherche de systèmes énergétiques plus propres continueront de nécessiter des solutions énergétiques fiables et flexibles, auxquelles le GNL est particulièrement bien placé pour répondre. Le président de l’UIG conclut néanmoins que les défis de 2026 «sont importants». D’où la nécessité de poursuivre les investissements, l’innovation et la coopération internationale afin de permettre au GNL de continuer à fournir une énergie sûre, abordable et à faibles émissions aux communautés du monde entier.