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Nouvelles Abdelkader Hammouche- "La poupée de bois"

Date de création: 06-07-2026 18:19
Dernière mise à jour: 06-07-2026 18:20
Lu: 18 fois


SOCIÉTÉ- BIBLIOTHÈQUE D’ALMANACH- NOUVELLES ABDELKADER HAMMOUCHE- « LA POUPÉE DE BOIS »

La poupée de bois. Nouvelles de Abdelkader Hammouche. Editions à compte d’auteur , Alger  2026, 130 pages, 500 dinars

 

D’abord et avant tout journaliste , donc observateur assez fin de la société, puis avocat, donc au fait de ses problèmes , l’auteur  s’est cette fois-ci attaché à la description de  figures discrètes du quotidien, d’habitants des quartiers , d’objets chargés de mémoire et d’êtres pris entre ce qu’ils furent et ce qu’ils deviennent. Lieux , vies , passé et présent s’entrelacent. De la novel-reality !En peu de mots et de phrases, en dix nouvelles, tout y est mis...et tout y passe.

La poupée de bois (qui est devenu le titre de l’ouvrage)  est l’histoire d’une « pied-noire » qui tient à revenir en Algérie sur les lieux de son enfance afin de récupérer une poupée en bois enterrée dans le jardin familial. Ainsi sera-t-il. Mais , plus tard,  elle ne tardera pas à s’apercevoir que, souvent, il vaut mieux laisser derrière soi le passé pour mieux vivre son présent. Il y a nostalgie et nostalgie. Certaines revanchardes et destructices, mais d’autres sont  re-fondatrices.

Le mensonge....c’est celui d’un époux infertile qui, avec la complicité de son ami médecin, met tout sur le dos de son épouse. Un mensonge qu’il (ainsi que son complice) paiera assez cher.

On a, aussi, l’histoire du nouveau boulanger de village, très mal accepté  , les habitants voyant d’un mauvais œil le risque de détournement des femmes de leur rôle de «  faiseuses de galettes ».

On a, ensuite, le Gardien des absents (au cimetière) , pas simplement gardien des morts mais « de tout ce qui persiste quand plus rien ne reste » , le cahier de la maîtresse d’école....retraitée et qui rêve de reprendre son enseignement, le kiosque à journaux de quartier  qui périclite et de plus en plus ignoré, sous l’effet de la révolution numérique.La nouvelle la plus triste. .....On a , on a ..... des histoires de vie toutes simples et qui sont , j’en suis sûr (avec l’auteur) , dans notre vie de tous les jours,  légion. Il s’agit seulement d’écouter , d’observer.....et de lire.

 

L’Auteur :  Né à Alge en 1952. Ancien journaliste d’Algérie Actualités , L’Hebdo libéré.....dans les années 1980 et 1990. Par la suite devenu avocat. Auteur de plusieurs ouvrages  (romans , récits , essais et Nouvelles  )

Sommaire : 10 nouvelles

Extraits « Il comprit qu’il n’était plus simplement gardien des morts, mais le gardien des absents, de tout ce qui persiste quand plus rien ne reste » (p 63), « Autour de lui, la ville s’était mise à courir trop vite : les passants pressés, le regard rivé à l’écran lumineux qu’ils tenaient dans la main, ne levaient même plus les yeux vers son kiosque » (p 87), « Elle comprit soudain que chacun portait en soi sa propre malle noire : un coffre invisible rempli de souvenirs, de douleurs et de silences  » (p 121)

 

Avis : Les nouvelles (comme toutes les bonnes histoires) les plus courtes sont toujours les meilleures. Encore plus lorsqu’elles interrogent notre réalité. Certainement les « restes » de la période journalistique.  Et, une très belle couverture !

 

Citations : « Parfois, les gens ont peur de ce qui veint de l’extérieur. Ils croient que ça menace leur monde «  (p 49), « La solitude ne venait pas de l’absence des vivants, mais du silence des morts » (p 61), « La guerre changeait tout, même la manière de dire adieu » (p 114), « Les cause nobles transcendent les nationalités » (p 120)

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