CULTURE- PERSONNALITES- FETTOUMA OUSLIHA BOUAMARI
Jeudi 18 juin 2026, le Cercle
des Anciens de l’Information et de la Culture (Association nationale agréée,
regroupant plus de 1 500 membres , toutes et tous ayant exercé plus de vingt
années dans les secteurs sus-cités) a organisé sa
12ème rencontre conviviale périodique à Ain Benian
/Alger (port de Djamila, ex-La Madrague) et ce juste après son Assemblée
générale ordinaire.
Comme à l’accoutumée, ceci étant devenue une tradition bien établie, les
participants ont rendu hommage à une personnalité éminente du secteur par
l’attribution de sa Médaille du mérite et de l ’excellence .
Par le passé, on a eu déjà Sid Ahmed Agoumi, Beyouna, Leila Boutaleb, Rachid Boudjedra, Ali Habib.
Cette fois-çi, le 18 juin 2026 donc, l’Association a
consacré une artiste et comédienne . Il s’agit de Fettouma Ousliha , l’épouse de
feu Mohamed Bouâmari, l’autre icône du cinéma
algérien, en reconnaissance de son engagement tout au long de sa carrière , de
son talent et de ses performances tant sur les planches du théâtre qu’à l’écran,
aussi bien en Algérie qu’à l’étranger.Et ce, durant
63 ans.
Dans la foulée, l’Association, qui est ouverte aux parents des membres, a rendu
hommage au moudjahid, homme de culture et intellectuel Mostefa Lacheraf et au journaliste et écrivain Mohamed Arabdiou .Leurs enfants étaient présents à la cérémonie.
Bio-express de Fettouma Ousliha-Bouamari,
née Fettouma Ousliha : Elle
est née à Alger. Actrice, musicienne (et aussi chanteuse) ,
elle est l'épouse du réalisateur Mohamed Bouamari.
Fettouma Ousliha qui
grandit à Alger, est fille de père docker, et de mère ouvrière. Adolescente pendant la guerre de libération nationale algérienne, elle travaille comme dactylo pour aider ses parents
En 1963, un an après l'indépendance de l'Algérie, elle se lance dans le
théâtre, en commençant la scène dans des pièces joués en arabe dialectal au
Théâtre national algérien : “L'Oiseau vert”, une adaptation de la pièce de Carlo
Gozzi par Mustapha Kateb , ensuite dans “Deux Pièces Cuisine” de Abdelkader Safiri, puis “Le Cercle de craie caucasien” de Bertolt
Brecht, “L'Homme aux Sandales de Caoutchouc” de Kateb Yacine, “Le Sang des
Justes” et “Le Revizor” de Nicolas Gogol.
Elle commence au cinéma en jouant dans les films de son époux Mohamed Bouamari. Sa prestation dans le film “Premier Pas” (1980)
lui vaut le prix d'Interprétation aux Journées cinématographiques de Carthage
en 1980.
Depuis elle enchaîne les rôles sur les deux rives de la Méditerranée à la
télévision et au cinéma dont “Munich” (2005) de Steven Spielberg, “L'Autre Côté
de la mer” (1997) de Dominique Cabrera, “Barakat !”
de Djamila Sahraoui, “Sœurs” (2020) de Yamina Benguigui.