VIE POLITIQUE- ÉLECTIONS- ÉLECTIONS LÉGISLATIVES
JUILLET 2026/ RÉPARTITION CANDIDATURES/ BILAN ANIE
Un total de 1.762 postulants à la députation ont vu leur candidature rejetée au motif de leurs liens
douteux avec les milieux d'affaires. Le président par intérim de l’Autorité
nationale indépendante des élections (ANIE), le professeur Khelfane,
a animé, samedi 13 juin 2026, une conférence de presse au Centre international
des conférences (CIC) d’Alger, en présence des membres du Conseil national de l’ANIE,
pour livrer un bilan chiffré détaillé des résultats finaux de l’examen des
dossiers de candidature aux élections législatives prévues le 2 juillet
prochain. De son exposé, il ressort, au sujet des circonscriptions électorales
à l’intérieur du pays, un total de 739 listes acceptées, représentant 9.422
candidats. Parmi elles, 613 sont présentées sous l’égide de 32 partis politiques,
une seule liste émane d’une coalition de plusieurs partis, tandis que 125
listes ont été déposées en tant que listes libres. En revanche, 49 listes ont
été rejetées, soit 746 candidats, dont 36 listes relevant de 21 partis
politiques et 13 listes présentées comme listes libres. Pour ce qui concerne la
circonscription électorale à l’étranger, 54 listes, sur un total de 66, ont été
acceptées, totalisant 432 candidats. Parmi elles, 47 listes sont sous l’égide
de 16 partis politiques, une seule liste est portée par une coalition et six
listes ont été déposées comme listes libres. Le nombre de listes rejetées à
l’étranger est de 12 listes, soit 96 candidats, toutes relevant de neuf partis
politiques. Au total, pour l’ensemble des circonscriptions électorales, 854
dossiers de déclaration collective de candidature ont été traités, avec 793
listes acceptées, représentant 9.864 candidats, et 61 listes rejetées,
totalisant 842 candidats. Parmi ces candidats, 2.032 sont des femmes, soit 21%
du total, et 5.304 candidats ont moins de 40 ans, ce qui équivaut à 54% de
l’effectif global. Par ailleurs, 4.673 candidats possèdent un niveau universitaire,
représentant ainsi 47% de l’ensemble des candidats. Le professeur Khelfane a également détaillé les motifs multiples et
variés de rejet des listes. Il ressort, à ce propos, qu'un total de 1.762
postulants à la députation ont vu leur candidature rejetée,
au motif de leurs liens douteux avec les milieux d'affaires. Quelques 1.441
autres candidatures ont été aussi rejetées, au motif que les concernés ont été
condamnés à une peine d'emprisonnement et non réhabilités. 10 listes ont été
invalidées pour non-disponibilité du nombre de candidats requis légalement, 16
pour non-respect de la condition d’investiture par les signatures des
électeurs, 14 l pour non-respect de l’obligation de présenter au moins la
moitié de jeunes de moins de 40 ans, 18 pour non-dépôt de nouvelles
candidatures, après le délai du 28 mai, 2 listes pour non-respect de la
condition de représentation féminine, qui impose un tiers de femmes, et une
liste pour non-respect de la condition relative à la présence de candidats de
niveau universitaire. S’agissant des recours, ils sont au nombre de 2.370, qui
ont été enregistrés au niveau des tribunaux administratifs. Parmi ces recours,
120 ont été acceptés, soit 5%, tandis que 2.247 recours ont été rejetés. Autre
précision du Pr Khelfane, celle se rapportant à
l'indice de compétitivité. En la matière, et s'agissant de l'intérieur du pays,
la wilaya d’Oran enregistre le plus faible indice, avec 12 candidats par siège,
tandis que la wilaya de Béchar affiche l’indice le plus élevé, avec 52 candidats
par siège. Au niveau national, l’indice de compétitivité est de 24 candidats
par siège. À l’étranger, l’indice le plus faible se trouve dans la première
circonscription, à Paris, avec 24 candidats par siège, tandis que l’indice le
plus élevé est enregistré dans la septième circonscription, à Bruxelles, avec
64 candidats par siège, la compétitivité moyenne au sein de la communauté
nationale établie à l’étranger étant de 36 candidats par siège. Par ailleurs,
le président par intérim de l'ANIE a assuré que les activités de la campagne
électorale sont suivies quotidiennement au siège de l'Autorité, sis à Club des
Pins, à Alger, «sous la supervision des membres du
conseil de l' Anie, assistés par des spécialistes»,
a-t-il précisé. Il a, par ailleurs, invité les candidats des partis politiques
et les listes, qui auraient manqué certaines «expressions
en direct» sur les ondes de la télévision et de la radio nationales à rattraper
leur temps de passage. En ce sens, il affirme avoir constaté que les partis
politiques se sont fortement tournés vers les radios locales, car elles sont
les plus proches des citoyens.