Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Elections législatives juillet 2026/Médias er respect des règles /Rappels Anira et Anie

Date de création: 13-06-2026 16:51
Dernière mise à jour: 13-06-2026 16:51
Lu: 52 fois


VIE POLITIQUE- ÉLECTIONS- ÉLECTIONS LÉGISLATIVES JUILLET 2026/ MÉDIAS ET RESPECT DES RÈGLES/RAPPELS ANIRA ET ANIE

 

 L'Autorité nationale indépendante de régulation de l'audiovisuel (ANIRA) a appelé, mardi 2 juin 2026 dans un communiqué, l'ensemble des médias audiovisuels publics et privés à respecter scrupuleusement les règles juridiques, professionnelles et déontologiques régissant la couverture médiatique des différentes étapes du processus électoral, en prévision des législatives du 2 juillet.

"Dans le cadre des préparatifs en cours pour les élections législatives de 2026 et soucieuse de garantir une couverture médiatique professionnelle et responsable consacrant les principes de pluralisme, de transparence et d'intégrité, l'ANIRA rappelle à l'ensemble des médias audiovisuels publics et privés la nécessité de respecter scrupuleusement les règles juridiques, professionnelles et déontologiques régissant la couverture médiatique des différentes étapes du processus électoral, conformément aux dispositions de la Constitution, de la loi n 23-20 relative à l'activité audiovisuelle et du décret exécutif n 24-250 fixant les conditions générales applicables à  l'exercice de l'activité audiovisuelle", lit-on dans le communiqué.

A ce titre, l'Autorité insiste sur la nécessité de "respecter les principes de neutralité, d'objectivité et d'indépendance dans le traitement de l'information et des programmes politiques liés aux élections législatives, afin de garantir le droit du citoyen à une information fiable, équilibrée et crédible" et de "garantir à l'ensemble des listes en lice, des partis politiques et des candidats indépendants un accès juste et équitable aux médias audiovisuels, en veillant à respecter le principe d'une répartition équitable du temps consacré à la couverture médiatique et à l'expression politique".

L'Autorité insiste également sur la nécessité de "s'abstenir de diffuser ou de publier tout contenu susceptible d'influencer illégalement les électeurs, de porter atteinte à l'image des candidats ou des listes électorales ou de violer leur vie privée", appelant aussi à "s'abstenir de diffuser tout discours de haine incitant à la discrimination, à la violence ou au régionalisme ou portant atteinte à l'unité nationale, ainsi que tout contenu comportant de la désinformation concernant le processus électoral".

De plus, l'ANIRA appelle les différents médias à "veiller à une séparation claire entre les contenus journalistiques et les messages publicitaires", à "s'abstenir de diffuser tout message publicitaire de propagande électorale en dehors des cadres légaux en vigueur" et à "respecter les règles du silence électoral en s'abstenant de diffuser tout contenu de propagande directe ou indirecte en faveur des candidats ou des listes de candidats durant la période fixée par la loi".

L'ANIRA rappelle aussi l'obligation de "s'abstenir de publier ou de diffuser des sondages d'opinion et des intentions de vote dans les délais légaux fixés", insistant sur "la nécessité de ne diffuser aucun indicateur ou résultat partiel avant la clôture définitive du dernier bureau de vote, de s'en remettre aux sources officielles habilitées pour recueillir les informations relatives au taux de participation et aux résultats du scrutin, de vérifier rigoureusement l'information avant de la diffuser ou de la relayer, de veiller à préserver la neutralité des équipes rédactionnelles chargées des programmes et des bulletins d'information liés aux élections, et de ne pas instrumentaliser les médias à des fins politiques, idéologiques ou financières".

Par ailleurs, afin de permettre aux personnes aux besoins spécifiques, particulièrement les sourds et malentendants, de suivre la couverture médiatique des élections, l'ANIRA a souligné l'importance d'assurer "la traduction en langue des signes ou le sous-titrage".

L'Autorité a fait savoir qu'elle "veillera, dans la limite de ses prérogatives, au respect, par les médias audiovisuels, des règles professionnelles et juridiques régissant le processus électoral, et prendra les mesures légales et réglementaires nécessaires en cas de dépassements ou de manquements portant atteinte à l'intégrité de la couverture médiatique des élections législatives".

Après avoir appelé "l'ensemble des établissements médiatiques à contribuer à la réussite de cette importante échéance nationale", l'ANIRA a souligné que "les médias professionnels et responsables demeurent un partenaire essentiel dans le renforcement de la confiance et l'ancrage de la pratique démocratique".

-------------------------------------------------------------------------------------------

L'ANIE a fixé, dimanche 7 juin 2026, sept lignes rouges pour garantir une campagne électorale apaisée et respectueuse des valeurs nationales.D’une durée d’une vingtaine de jours, la campagne électorale pour le scrutin des législatives du 2 juillet connaîtra dès demain son coup d’envoi. Aussi bien du côté de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) qu’au niveau des partis politiques et des candidats en compétition pour élire la 10e législature de l’Algérie indépendante, tout semble fin prêt pour accueillir cet événement, ultime étape du processus électoral avant le jour du vote. Une campagne électorale «cadrée», faut-il le rappeler, par une charte d’éthique et de déontologie obéissant à l’idée de promouvoir, d’une part, la pratique politique dans le sens de consolider la confiance rétablie entre les citoyens et les institutions élues. Et d’autre part, la charte en question se veut aussi un engagement franc de l’ensemble des postulants à la députation à mener une compétition exempte de tout dépassement, dans le respect des constantes et valeurs nationales ainsi que des fondements de la société algérienne. En la matière, le document signé par le Pr Karim Khelfane, président par intérim de l’ANIE souligne de manière claire et sans équivoque, à l’adresse des partis et des candidats indépendants, les limites à ne pas franchir durant leur passage en direct sur les ondes de la télévision et de la radio publiques. Il s’agit de sept interdictions majeures que les concernés doivent impérativement respecter afin que l’espace qui leur est accordé par les médias ne se transforme pas en tribune de dérapages incontrôlés. Dans cette optique, le document interdit d’abord toute incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence fondée sur l’identité, la région, la langue ou tout autre critère. Les propos attentatoires à l’unité nationale, à la sécurité ou à l’ordre public sont également proscrits, de même que les insultes envers les religions, les symboles nationaux ou les institutions de l’État. Le document réserve en outre une large place à la loyauté entre adversaires politiques. Sont ainsi prohibées la diffamation, l’insulte ou la calomnie à l’encontre de candidats rivaux, de partis politiques, de listes indépendantes ou même de simples personnes physiques. Une manière de prévenir les passes d’armes virulentes qui dégradent parfois la qualité du débat. Deux autres interdictions retiennent particulièrement l’attention. La première concerne l’appel au boycott des élections par des moyens illégaux, tandis que la seconde vise la promotion d’une rhétorique extrémiste, raciste ou régionaliste. De ces deux proscriptions, on retient surtout une ferme volonté de préserver l’ancrage démocratique davantage consolidé par une série de réformes aussi décisives qu’ambitieuses à l’ère de l’Algérie nouvelle. L’approche obéit également à l’idée d’encourager le dialogue institutionnel et le respect des règles communes, gages de stabilité et de légitimité du scrutin. En interdisant tout type de discours xénophobe ou régionaliste, cette clause préserve la cohésion nationale et l’égalité entre tous les citoyens. Elle favorise un espace public respectueux, où la diversité des opinions s’exprime sans attiser la haine ni fragmenter la société sur des bases identitaires ou discriminatoires. Enfin, le document comporte une clause générale selon laquelle tout slogan ou discours contraire à la Constitution et aux lois en vigueur est passible de sanction....................................Par ailleurs, l’ANIE a publié le 7 juin  un communiqué concernant les règles de financement de la campagne pour les élections législatives du 2 juillet. L’instance électorale invite tous les candidats concernés à respecter une nouvelle procédure relative à la désignation d’un secrétaire financier. Cette obligation s’applique aussi bien aux listes issues de partis politiques qu’aux listes des candidats indépendants. Les candidats ayant reçu une notification d’acceptation de leur liste doivent impérativement soumettre une déclaration écrite. Cette déclaration doit être accompagnée de l’approbation écrite de la personne désignée comme secrétaire financier. Selon le lieu de la candidature, le document est à remettre soit au coordinateur local de l’ANIE pour ce qui est de l’intérieur du pays, soit auprès de la mission diplomatique ou consulaire, agissant de l’étranger. La déclaration a pour objet principal de désigner officiellement le secrétaire financier de la campagne électorale. Dès réception de cette déclaration, le secrétaire financier doit ouvrir un compte bancaire unique. Ce compte est ouvert auprès d’un établissement bancaire ainsi que d’une banque correspondante d’une banque algérienne. Cette règle s’applique à l’ensemble des listes de candidats des circonscriptions électorales à l’étranger. Enfin, le secrétaire financier de la campagne a l’obligation de transmettre les informations relatives au compte bancaire.