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LÉGISLATIVES JUILLET 2026/ MÉDIAS ET RESPECT DES RÈGLES/RAPPELS ANIRA ET ANIE
L'Autorité nationale indépendante de
régulation de l'audiovisuel (ANIRA) a appelé, mardi 2 juin 2026 dans un communiqué,
l'ensemble des médias audiovisuels publics et privés à respecter
scrupuleusement les règles juridiques, professionnelles et déontologiques
régissant la couverture médiatique des différentes étapes du processus
électoral, en prévision des législatives du 2 juillet.
"Dans le cadre des préparatifs en cours pour les élections
législatives de 2026 et soucieuse de garantir une couverture médiatique
professionnelle et responsable consacrant les principes de pluralisme, de
transparence et d'intégrité, l'ANIRA rappelle à l'ensemble des médias
audiovisuels publics et privés la nécessité de respecter scrupuleusement les
règles juridiques, professionnelles et déontologiques régissant la couverture
médiatique des différentes étapes du processus électoral, conformément aux
dispositions de la Constitution, de la loi n 23-20 relative à l'activité
audiovisuelle et du décret exécutif n 24-250 fixant les conditions générales
applicables à l'exercice de l'activité audiovisuelle", lit-on dans
le communiqué.
A ce titre, l'Autorité insiste sur la nécessité de "respecter les
principes de neutralité, d'objectivité et d'indépendance dans le traitement de
l'information et des programmes politiques liés aux élections législatives,
afin de garantir le droit du citoyen à une information fiable, équilibrée et
crédible" et de "garantir à l'ensemble des listes en lice, des partis
politiques et des candidats indépendants un accès juste et équitable aux médias
audiovisuels, en veillant à respecter le principe d'une répartition équitable
du temps consacré à la couverture médiatique et à l'expression politique".
L'Autorité insiste également sur la nécessité de "s'abstenir de
diffuser ou de publier tout contenu susceptible d'influencer illégalement les
électeurs, de porter atteinte à l'image des candidats ou des listes électorales
ou de violer leur vie privée", appelant aussi à "s'abstenir de
diffuser tout discours de haine incitant à la discrimination, à la violence ou
au régionalisme ou portant atteinte à l'unité nationale, ainsi que tout contenu
comportant de la désinformation concernant le processus électoral".
De plus, l'ANIRA appelle les différents médias à "veiller à une
séparation claire entre les contenus journalistiques et les messages
publicitaires", à "s'abstenir de diffuser tout message publicitaire
de propagande électorale en dehors des cadres légaux en vigueur" et à "respecter
les règles du silence électoral en s'abstenant de diffuser tout contenu de
propagande directe ou indirecte en faveur des candidats ou des listes de
candidats durant la période fixée par la loi".
L'ANIRA rappelle aussi l'obligation de "s'abstenir de publier ou de
diffuser des sondages d'opinion et des intentions de vote dans les délais
légaux fixés", insistant sur "la nécessité de ne diffuser aucun
indicateur ou résultat partiel avant la clôture définitive du dernier bureau de
vote, de s'en remettre aux sources officielles habilitées pour recueillir les
informations relatives au taux de participation et aux résultats du scrutin, de
vérifier rigoureusement l'information avant de la diffuser ou de la relayer, de
veiller à préserver la neutralité des équipes rédactionnelles chargées des
programmes et des bulletins d'information liés aux élections, et de ne pas
instrumentaliser les médias à des fins politiques, idéologiques ou
financières".
Par ailleurs, afin de permettre aux personnes aux besoins spécifiques,
particulièrement les sourds et malentendants, de suivre la couverture
médiatique des élections, l'ANIRA a souligné l'importance d'assurer "la
traduction en langue des signes ou le sous-titrage".
L'Autorité a fait savoir qu'elle "veillera, dans la limite de ses
prérogatives, au respect, par les médias audiovisuels, des règles
professionnelles et juridiques régissant le processus électoral, et prendra les
mesures légales et réglementaires nécessaires en cas de dépassements ou de
manquements portant atteinte à l'intégrité de la couverture médiatique des
élections législatives".
Après avoir appelé "l'ensemble des établissements médiatiques à
contribuer à la réussite de cette importante échéance nationale", l'ANIRA
a souligné que "les médias professionnels et responsables demeurent un
partenaire essentiel dans le renforcement de la confiance et l'ancrage de la
pratique démocratique".
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L'ANIE a fixé, dimanche 7 juin
2026, sept lignes rouges pour garantir une campagne électorale apaisée et
respectueuse des valeurs nationales.D’une durée d’une vingtaine de jours, la
campagne électorale pour le scrutin des législatives du 2 juillet connaîtra dès
demain son coup d’envoi. Aussi bien du côté de l’Autorité nationale
indépendante des élections (ANIE) qu’au niveau des partis politiques et des
candidats en compétition pour élire la 10e législature de l’Algérie
indépendante, tout semble fin prêt pour accueillir cet
événement, ultime étape du processus électoral avant le jour du vote. Une
campagne électorale «cadrée», faut-il le rappeler, par
une charte d’éthique et de déontologie obéissant à l’idée de promouvoir, d’une
part, la pratique politique dans le sens de consolider la confiance rétablie
entre les citoyens et les institutions élues. Et d’autre part, la charte en
question se veut aussi un engagement franc de l’ensemble des postulants à la
députation à mener une compétition exempte de tout dépassement, dans le respect
des constantes et valeurs nationales ainsi que des fondements de la société
algérienne. En la matière, le document signé par le Pr Karim Khelfane, président par intérim de l’ANIE souligne de
manière claire et sans équivoque, à l’adresse des partis et des candidats
indépendants, les limites à ne pas franchir durant leur passage en direct sur
les ondes de la télévision et de la radio publiques. Il s’agit de sept
interdictions majeures que les concernés doivent impérativement respecter afin
que l’espace qui leur est accordé par les médias ne se transforme pas en
tribune de dérapages incontrôlés. Dans cette optique, le document interdit
d’abord toute incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence
fondée sur l’identité, la région, la langue ou tout autre critère. Les propos
attentatoires à l’unité nationale, à la sécurité ou à l’ordre public sont
également proscrits, de même que les insultes envers les religions, les
symboles nationaux ou les institutions de l’État. Le document réserve en outre
une large place à la loyauté entre adversaires politiques. Sont ainsi prohibées
la diffamation, l’insulte ou la calomnie à l’encontre de candidats rivaux, de
partis politiques, de listes indépendantes ou même de simples personnes
physiques. Une manière de prévenir les passes d’armes virulentes qui dégradent
parfois la qualité du débat. Deux autres interdictions retiennent
particulièrement l’attention. La première concerne l’appel au boycott des
élections par des moyens illégaux, tandis que la seconde vise la promotion
d’une rhétorique extrémiste, raciste ou régionaliste. De ces deux
proscriptions, on retient surtout une ferme volonté de préserver l’ancrage
démocratique davantage consolidé par une série de réformes aussi décisives
qu’ambitieuses à l’ère de l’Algérie nouvelle. L’approche obéit également à
l’idée d’encourager le dialogue institutionnel et le respect des règles
communes, gages de stabilité et de légitimité du scrutin. En interdisant tout
type de discours xénophobe ou régionaliste, cette clause préserve la cohésion
nationale et l’égalité entre tous les citoyens. Elle favorise un espace public
respectueux, où la diversité des opinions s’exprime sans attiser la haine ni
fragmenter la société sur des bases identitaires ou discriminatoires. Enfin, le
document comporte une clause générale selon laquelle tout slogan ou discours
contraire à la Constitution et aux lois en vigueur est passible de sanction....................................Par
ailleurs, l’ANIE a publié le 7 juin un communiqué concernant les règles de
financement de la campagne pour les élections législatives du 2 juillet.
L’instance électorale invite tous les candidats concernés à respecter une
nouvelle procédure relative à la désignation d’un secrétaire financier. Cette
obligation s’applique aussi bien aux listes issues de partis politiques qu’aux
listes des candidats indépendants. Les candidats ayant reçu une notification
d’acceptation de leur liste doivent impérativement soumettre une déclaration
écrite. Cette déclaration doit être accompagnée de l’approbation écrite de la
personne désignée comme secrétaire financier. Selon le lieu de la candidature,
le document est à remettre soit au coordinateur local de l’ANIE pour ce qui est
de l’intérieur du pays, soit auprès de la mission diplomatique ou consulaire,
agissant de l’étranger. La déclaration a pour objet principal de désigner
officiellement le secrétaire financier de la campagne électorale. Dès réception
de cette déclaration, le secrétaire financier doit ouvrir un compte bancaire
unique. Ce compte est ouvert auprès d’un établissement bancaire ainsi que d’une
banque correspondante d’une banque algérienne. Cette règle s’applique à
l’ensemble des listes de candidats des circonscriptions électorales à
l’étranger. Enfin, le secrétaire financier de la campagne a l’obligation de
transmettre les informations relatives au compte bancaire.