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Communication ( et Presse)

Journe du Mercredi 14/10/2021

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Aucune mesure de licenciement n’a été prononcée à l’égard des employés de Radio Constantine après la diffusion d’une chanson considérée comme non diffusable. Selon des sources sûres, la direction générale de la Radio algérienne a décidé de mettre fin aux fonctions du directeur de Radio Constantine (Cirta FM) Mourad Boukerzaza pour des considérations liées à la gestion de la station elle même et non pas à cause de la diffusion d’une chanson « inappropriée pour l’antenne ». Mourad Boukerzaza, actuellement en congé, garde son poste en tant que journaliste et animateur à Cirta FM. On précise de mêmes sources qu’une animatrice a programmé la chanson « Ya Yasou’a el hayat noadhimak » (Ô Jésus christ la vie nous te glorifions). « Nous te glorifions dignement, donneur de vie. Qui a étendu ses mains sur la croix. Écraser le pouvoir du sultan ennemi. Nous te glorifions digne, ô créateur du monde », chante la diva libanaise. Cette chanson est considérée comme non diffusable à l’antenne d’une radio algérienne en raison de son aspect glorificateur d’une religion qui n’est pas celle de l’Etat algérien. L’animatrice, indique-t-on de mêmes sources, n’avait pas de convention avec la radio, n’était pas recrutée. Il lui a été demandé de ne plus revenir aux studios de Cirta FM, n’ayant aucun légal avec la station. Un questionnaire a été envoyé à un technicien et à un réalisateur qui étaient de permanence lors de la diffusion de la chanson. « Ils n’ont été ni licenciés ni traduits en Conseil de discipline. Il n’y a jamais eu de quatre licenciements à Radio Constantine ni envoi de commission d’enquête », souligne-t-on. Le 6 avril 2021, un groupe d’avocats a saisi par écrit le président de l’ARAV (Autorité de régulation de l’audiovisuel ), Mohamed Louber, pour protester contre « la glorification » du christianisme à la radio publique algérienne. La requête est signée par les avocats Lahcen Touati, Brahim Bouteraa, Mohamed Zouaoui, Adel Smaïl, Hasna Bourenane et Chaouki Talbi. Elle a pour objet « la dénonciation » de la diffusion par la chaîne III de cantiques et de chants liturgiques chrétiens. Les avocats ont considéré cela comme « une atteinte aux sentiments des musulmans » et une violation de la Constitution « qui dans son article 2 considère l’islam comme une religion d’Etat ». Il a été demandé au président de l’ARAV de prendre toutes les mesures pour « arrêter la diffusion de tels programmes » qualifiés d’offensants et de « sanctionner les responsables ». La Chaîne III de la radio nationale, qui émet en français, est autorisée par l’Etat algérien depuis des dizaines d’années de diffuser des messes ou des prières chrétiennes à l’occasion de Pâques, de Noël ou d’autres fêtes religieuses. « Il y a une minorité chrétienne en Algérie. Elle a le droit d’avoir un espace à la radio algérienne », souligne-t-on