Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Relations internationales (et Activités diplomatiques)

Journée du Lundi 10/03/2026

<< mars 2026 >>
sam dim lun mar mer jeu ven
28 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3



-Chiffres à l’appui, un rapport de la Cnuced (mars 2026) indique qu’avant la crise (guerre Usa/Israel-Iran) , le détroit d’Ormuz voyait passer en moyenne 141 navires par jour et environ 20 millions de barils de pétrole, soit 25% du commerce maritime mondial d’hydrocarbures. A cela s’ajoutent le gaz naturel liquéfié (GNL), les engrais et divers produits chimiques. Depuis fin février, les transits maritimes ont chuté de 97%, revenant à seulement 4 à 6 navires quotidiens, provoquant une quasi-paralysie du trafic.Une paralysie créant un choc mondial aux répercussions chiffrées : le pétrole Brent a bondi au-dessus de 90 dollars le baril, soit une hausse de 27% en dix jours, tandis que le gaz naturel européen (TTF) a grimpé de 74%. En outre, les coûts de transport explosent : le prix du carburant maritime à Singapour a doublé, tandis que les indices de fret pétrolier Dirty Tanker Index et Clean Tanker Index atteignent des niveaux historiques, avec des augmentations respectives de +54% et +72%. De même, les primes d’assurance de guerre pour les navires ont quadruplé, ajoutant jusqu’à un million de dollars par voyage.Par ailleurs, le rapport indique qu’un tiers du commerce mondial d’engrais passe par le détroit (16 millions de tonnes en 2024). Les principaux produits sont l’urée (67%), le phosphate (20%) et le MAP (Monoammonium Phosphate, 9%), exportés depuis le Golfe vers des pays africains comme le Soudan (54% de ses importations), la Tanzanie (31%), la Somalie (30%) ou le Mozambique (22%), mais aussi vers le Sri Lanka (36%), le Pakistan et la Thaïlande (27%), des pays fortement dépendant de ces flux. La Cnuced estime que ces pays risquent une crise agricole majeure si les flux restent bloqués. Avec une fertilisation agricole menacée, les rédacteurs du rapport soulignent que la hausse du gaz naturel renchérit les engrais azotés, aggravant les difficultés des pays importateurs. En parallèle, le rapport rappelle que l’histoire montre que chaque flambée du pétrole entraîne une hausse parallèle des prix alimentaires mondiaux. Autre impact, et non des moindres : la pression sur les finances publiques.Pour la Cnuced, les pays en développement, déjà fragilisés par la dette, voient leurs coûts d’emprunt augmenter, citant en exemple des pays comme l’Irak dont le rendement obligataire est passé de 6,4 à 7,1% ; le Bahreïn (+0,41 point à 7%) ou encore la Jordanie (+0,24 point à 6,4%). Par ailleurs, et même si elle ne donne pas de projections chiffrées pays par pays, la Cnuced trace des scénarios globaux à court et moyen terme, estimant que la durée et l’intensité de la crise détermineront l’ampleur des impacts.