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Education (et Formation)
Journée du Samedi 09/08/2026 |
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-Dans le sillage de la controverse suscitée par les nouvelles dispositions pédagogiques prévues pour l'année scolaire 2026-2027, l'Association des ouléma musulmans algériens, a rendu public, hier, un communiqué, réaffirmant son attachement indéfectible aux valeurs nationales et religieuses de la nation, appelant à dépasser les polémiques idéologiques, pour recentrer le débat sur la qualité de l'enseignement. L'Association met en garde contre les dérives verbales et la stigmatisation mutuelle observées sur la scène publique. «Les divergences autour des choix pédagogiques relèvent de la réflexion technico-éducative et non d'une querelle de principes ou d'identité. Nous appelons à ne pas instrumentaliser la mémoire des martyrs ni la fibre patriotique dans des joutes politiques ou circonstancielles», insiste l’association. S'exprimant sur la structure des programmes, l'Association soulève un point central, axé sur l'esprit critique et l'apprentissage qui ne se mesurent pas, selon elle, à la simple présence d'une matière dans l'emploi du temps, mais bien à la qualité de son contenu et à la compétence de ceux qui l'enseignent. Elle invite les acteurs du secteur à s'interroger sur comment et ce qui est enseigné, plutôt que de se livrer à une «guerre» de quotas d'heures. Concernant le volet linguistique, le communiqué a rappelé que la langue arabe est un pilier fondamental de l'identité nationale, qui ne saurait faire l'objet de concessions. Toutefois, l'organisation adopte une posture pragmatique à l'égard des langues étrangères, indiquant que l'acquisition de savoirs scientifiques dans d'autres langues constitue un atout légitime s'il répond aux besoins de la nation. Elle dénonce les jugements extrêmes qui associent aveuglément la modernité à la maîtrise d'une langue étrangère, ou qui assimilent son apprentissage à un manque de patriotisme. L'Association des ouléma musulmans algériens salue toute mesure visant à moderniser l'école algérienne et à élever son niveau, et lance un appel pressant pour séparer le débat pédagogique de la rivalité politique ou idéologique, afin de préserver l'école des dérives et de consacrer tous les efforts au bénéfice des élèves. Sur un autre registre, elle a réitéré l'importance du respect de la dignité de la femme et de l'enfant dans le discours public, condamnant fermement la diffamation et la haine, rappelant que les dérapages individuels ne doivent pas servir de prétexte pour condamner des doctrines, des idées ou des institutions dans leur ensemble.
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