EDUCATION- CHRONIQUES-
« AU NOM DE LA LOI ?! »/B. AHCENE DJABALLAH, 17 OCTOBRE 2026
©Ahcene-Djaballah Belkacem/Le Quotidien d’Oran, Raina Raikoum, 17/10/2026
On a eu, d’abord , selon la presse, des directives organisationnelles locales (les directions de l’Éducation dans plusieurs
wilayas) rappelant le statut du père comme seul tuteur légal. Réaction administrative du ministère de l’Éducation nationale samedi 10
octobre 2026 face à la « vive vague
d’incompréhension et d’indignation au sein de l’opinion publique » (dixit
la presse.................et les réseaux sociaux ) . La tutelle a donc
fermement démenti toute restriction imposée aux mères, réaffirmant le rôle
fondamental des deux parents dans le suivi scolaire.
On nous dit que les directions locales concernées étaient surtout motivées
par la volonté de mettre un terme à une recrudescence de litiges administratifs
et d’incidents au sein des établissements. Il fallait donc « recadrer l’accueil
des parents d’élèves ».
S’appuyant sur les textes réglementaires en vigueur — notamment le décret
exécutif n° 10-03 et l’arrêté n° 65 du 12 juillet 2018 —, les directions
exécutives avaient (ou auraient) alors fermement rappelé que le père demeurait,
en principe, le seul tuteur légal de l’élève.
Selon ces notes, la mère ne pouvait se substituer au père qu’en vertu de
quatre dérogations juridiques strictes : le divorce assorti du droit de garde
légal accordé à la mère, le décès du père, son incarcération, ou enfin la
présentation d’une procuration notariée du père ou d’un acte de Kafala délivré
par le juge des affaires familiales.
Ces précisions, perçues par une grande partie de la société comme une
tentative de marginaliser ou d’écarter les mères du suivi quotidien de leurs
enfants, ont rapidement suscité une vive controverse sur les réseaux sociaux et
dans les médias.
Face à l’ampleur des débats, le ministère de l’Éducation nationale a publié
un communiqué officiel afin d’apporter un démenti formel aux rumeurs et de
clarifier définitivement la situation.
La tutelle a tenu à rassurer pleinement les familles en affirmant qu’aucune
décision n’avait été prise pour priver les mères d’assurer le suivi de la
scolarité de leurs enfants. Le ministère a souligné que « le suivi du
parcours académique, de la réussite et de la discipline relève d’une
responsabilité institutionnelle conjointe entre l’école et la famille ».
Dans sa mise au point, le ministère a précisé que la désignation de la
personne chargée du suivi et de la communication avec l’établissement éducatif
était laissée à l’entière discrétion des parents d’élèves.
Il a également réaffirmé la volonté des autorités scolaires d’accueillir
l’ensemble des parents en tant que partenaires accompagnateurs indispensables à
la stabilité et à la réussite des enfants.
Enfin, la tutelle a exhorté les citoyens à ne pas céder à la désinformation
et à puiser leurs informations exclusivement auprès des canaux officiels, tels
que le site web du ministère et les pages officielles des directions de
l’Éducation.
« L’école et la famille sont des partenaires dans l’éducation, avec un
objectif commun : garantir l’intérêt supérieur de nos fils et filles ainsi que
leur réussite scolaire. ». Dont acte !
Hélas, les mises au point viennent toujours bien après les
« incidents » (réels ou supposés) et la polémique ....... tous deux dommageables pour l’image de marque du secteur, de
son fonctionnement quotidien et sur les terrains et de la société en général.
Autre information rapporté par un chroniqueur de presse : Des citoyens en train
de consommer (dans une maison en chantier)
tranquillement et discrètement quelques bières bien fraîches (par ces
grandes chaleurs, tout en sachant que consommer des sodas peut entraîner le
diabète) sont « menottés et embarqués comme s’il
s’agissait de dangereux malfaiteurs » . Le père de famille y compris.
Pourquoi ? Il s’interroge. « Où s’arrête la loi et où commence
l’arbitraire ? » : la consommation de
breuvages alcoolisés n’est pas légalement interdite * mais seulement socialement et religieusement
déconseillée.
Ici et là, il y a manifestement problème : celle de l’exercice-
beaucoup plus au niveau d’individus (qui à partir des réseaux sociaux
« s’en donnent à cœur joie » allant parfois jusqu’à menacer ceux qui
osent ne pas faire partie de leur cercle de « pensée »
) que de groupes- des pouvoirs
déconcentrés au niveau local, assez loin souvent, des principaux centres de
décision.....qui vont , par suite, passer leur temps à raccommoder.
Ainsi, on « interprète » la loi en fonction de ses opinions
personnelles et non plus des textes réglementaires et de la loi. L’ « intime conviction » mise à mal !
L’Etat de droit aussi !
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-* « L’alcool existe légalement, il est produit, vendu, taxé et
rapporte à l’Etat »