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Ahmed Reda Houhou (écriavain et journaliste)
Date de création: 07-10-2026 12:59
Dernière mise à jour: 07-10-2026 12:59
Lu: 27 fois
CULTURE-
PERSONNALITÉS- AHMED REDA HOUHOU (ÉCRIVAIN ET JOURNALISTE)
Considéré comme le père du roman
algérien d’expression arabe, Ahmed Réda Houhou, écrivain, journaliste satirique
et dramaturge, a ouvert la voie à toute une génération d’auteurs. né en 1910 à Sidi Okba, près de Biskra,
dans une famille aisée, il a grandi entre deux mondes : l’école coranique et
l’école française, une double formation qui allait nourrir sa plume et sa
pensée. Un conflit entre son père et le bachagha de la région contraint la
famille Houhou à l’exil en Arabie saoudite en 1934. direction
médine où le jeune ahmed
entame des études à l’École des sciences légales. Il y obtient les diplômes
nécessaires pour exercer comme enseignant, mais sa véritable passion est
ailleurs : l’écriture. Il collabore à plusieurs journaux locaux, y rédige des
articles, des essais sur les littératures arabe et française, et surtout des
nouvelles qui renouvellent le genre narratif arabe. sa
plume, à la fois savante et accessible, lui vaut rapidement une notoriété. on le surnomme en Arabie «le pionnier du récit». en 1940, il s’installe à La Mecque, où il exerce le métier
de postier tout en poursuivant son travail d’écriture. C’est là qu’il signe un
article qui fera date : «La littérature arabe
va-t-elle à l’extinction ?» un texte de combat où se révèlent ses conceptions
modernes et sa vision réformatrice de la culture arabe. Le 8 mai 1945, les
massacres de sétif, Guelma et Kherrata
bouleversent l’algérie. Pour Houhou, l’heure est au
retour. il s’installe à Constantine, répondant à
l’appel du Cheikh el-Ibrahimi, figure de
l’association des oulémas musulmans algériens. Il rejoint cette institution qui
œuvre pour la renaissance culturelle et religieuse du pays, et se voit confier
la direction d’une école primaire d’éducation religieuse. Il y introduit
l’enseignement du français et des sciences, et surtout, il insuffle une
dynamique culturelle inédite. C’est dans ce contexte qu’en 1947, il publie «Ghadat oum
el Qora» («La belle de La Mecque»). Ce roman est une
première : jamais un écrivain algérien n’avait fait paraître un roman en langue
arabe. avec cette œuvre, Houhou se positionne comme le
père de la littérature algérienne moderne de langue arabe. il
ne s’arrête pas là. Il enchaîne les nouvelles, les essais, les recueils de
chroniques satiriques, parmi lesquels «sahibat
el ouahy» («La Femme inspirée»), «Namadhidj
bacharia» («spécimens humains»). Sur le modèle du
grand écrivain égyptien Tawfiq al-Hakim, il se livre à une critique acerbe de
la société algérienne, de la politique coloniale, des mentalités religieuses
figées et de la condition des femmes. Houhou ne se limite pas au roman. il est aussi l’un des pionniers du journalisme satirique en algérie. Il collabore à El Bassaïr,
le journal de l’association des oulémas, et fonde en 1949 Echou’la,
où il tient une rubrique satirique intitulée «Les
clous». en 1949, il fonde la troupe théâtrale El Mazher à Constantine. Avec ses comédiens, il monte des
pièces en arabe classique ou dialectal, réadaptant des classiques de la
littérature occidentale pour les rendre accessibles au public. un travail de vulgarisation et d’appropriation culturelle
qui témoigne de sa volonté de toucher le plus grand nombre de personnes. Le 29
mars 1956, en pleine guerre de Libération, Ahmed réda
Houhou est lâchement assassiné par des soldats français à l’âge de 45 ans
laissant derrière lui une œuvre multiple. un prix
littéraire porte son nom, récompensant la meilleure nouvelle en arabe, alors
que plusieurs établissements scolaires, dont le plus ancien lycée de
Constantine, ou une grande rue à Alger perpétuent sa mémoire.
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