INFORMATIQUE- CHRONIQUES- « IA :UNE
(NOUVELLE ?) GRANDE PEUR (AD B/ Samedi 26 septembre 2026)
© Belkacem Ahcene-Djaballah/Le Quotidien d’Oran
Par le passé lointain ou récent, on en a eu des frayeurs. Et quelles frayeurs !
A la base, toujours l’homme et son « intelligence naturelle ».L’écriture, puis l’imprimerie, puis le téléphone ,
puis la presse écrite, puis la radio, puis le transistor, puis la télé,
puis la ronéo, puis l’imprimante, puis la diffusion des images et de
l’information par satellite, puis le fax, puis la publicité, puis l’ordinateur,
puis le téléphone portable, puis les réseaux sociaux, puis, puis..... On
a en eu aussi sur le terrain militaire : le char, le bombardier, les
mines, le gaz, le napalm....et la bombe
atomique, les drones.....Sans parler de la conquête de l’espace......et des
changement climatiques avec El Nino
A chaque fois, c’est le branle-bas de combat : de la panique, des
manifestations et des pétitions, des ouvrages et des écrits dénonçant bien plus
qu’encensant...et , annonçant sinon de la
fin du monde , du moins la fin d’une certaine humanité. Articles et
interventions explosent .Bref , le catastrophe à tout-va.
Et pourtant, malgré bien des dégâts causés à la nature, à l’homme, à la
société, à l’emploi, aux relations humaines entre adultes et entres adultes et
plus jeunes, et même aux enfants , aux relations
internationales, à la paix, au climat ....la terre continue de tourner. Hélas ?Heureusement ? C’est selon .
Aujourd’hui, un nouveau « danger » est là. Inquiétant le monde
entier. L’Intelligence artificielle. L’Ia. Point n’est besoin de revenir sur ses
capacités bienfaisantes ou malfaisantes. Déjà , en
très peu de tems, tout a été dit et écrit .Et, même
le Pape Léon XIV vient de s’y mettre en appelant à «désarmer l’IA ». C’est vous dire.Pour sa part, l’Algérie
officielle est allée encore plus loin en plaidant pour une coopération internationale plus équitable proposant la création d’une agence internationale
dédiée à la gouvernance de l’Ia. Et, elle a mis en garde contre
une concentration croissante
et désorganisée des ressources
indispensables au développement et au fonctionnement des systèmes artificiels entre un nombre limité de pays et d’entreprises d’intelligence. Une situation qui va
contribué à creuser les écarts entre les États et maintenir nombre d’entre eux dans une dépendance à l’égard de capacités technologiques développées à l’étranger. Pour ces pays, l’enjeu ne se limite plus à l’élaboration de cadres réglementaires,
mais porte également sur l’accès à la puissance de calcul,
aux infrastructures de données, à l’énergie,
aux compétences spécialisées,
aux modèles d’Ia et aux financements. Cette concentration des capacités
est susceptible d’installer
une dépendance structurelle qui pourrait également limiter la capacité de certains États à prendre part, de
manière effective, aux discussions internationales
sur la gouvernance de l’intelligence
artificielle. L’appel est lancé. Sera -t-il entendu? A court et moyen terme, à mon avis, cela est peu probable, tant les
technologies de l’information et de la communication ont vu ces dernières
décennies une mainmise quasi -totale
de quelques multinationales
.Et, cela va en s’accélérant et s’accentuant. Bien plus largement
et bien pire que ce qui s’était passé il y a déjà plus de cinq décennies
avec le développement de l’outil
informatique et de la communication satellitaire.Qui se souvient encore de la contestation de l’Ordre international de l’Information
et de la Communication alors existant
et dominant au bénéfice des seuls
pays du Nord. Il était une fois! L’ “affrontement” avait difficilement , mais pas totalement, connu le succès des “pays ……Non-alignés”,
alors agissant en commun et en
force,face à des “Etats”….occidentaux à l’impérialité exacerbée. Aujourd’hui, les
choses ont changé. Face à
un Sud global encore assez émietté
et en formation, on retrouve
surtout des entreprises plus puissantes
et plus dangereuses encore que les Etats, dirigées par des individus,
surtout mues par l’intérêt
financier (avec , bien sûr, une
complicité non déclarée de dirigeants politiques de certains
pays ) et chose nouvelle, par une soif de pouvoir faisant fi des relations internationales
classiques . D’ailleurs les
plus ardents défenseurs du contrôle de l’Ia sont bien ceux (les grandes entreprises) qui, déjà, détiennent, les
rênes, ne voulant pas voir des concurrents* .Tous
les dérapages et tous les
usages, même les plus malfaisants,
sont désormais possibles. Causés surtout par l’homme bien plus que par la machine. Beaucoup plus par l’intelligence naturelle que par celle
artificielle. Car, une technologie ne peut être dangereuse qu’en raison du mauvais usage qu’en fait l’homme. Le danger est là. La solution? Participer activement aux processus internationaux de régulation et de contrôle, à
travers les institutions offiiellement reconnues mais aussi
et surtout développer ses propres moyens en encourageant les compétences nationales et en mobilisant encore bien plus leurs capacités au
service de la science et des technologies.Tout
en libérant la créativité et l’initiative individuelle.
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*Elon Musk est déjà en train d’imaginer sur le cloud et l’Ia dans l’espace
avec un projet de fusionner X et xAl puis SpaceX et xAl