RELATIONS INTERNATIONALES- SERBIE- ALGÉRIE.SERBIE/COOPÉRATION,
AVRIL 2026
Le Premier ministre, Sifi
Ghrieb, a souligné à son homologue serbe que les
marchés des deux pays présentent des opportunités de partenariat et
d’intégration qui devraient être mieux
exploitées pour hisser le volume
des échanges commerciaux. La coopération entre l’Algérie et la Serbie se
donne des perspectives prometteuses à la faveur de la visite de travail en
Algérie du Premier ministre serbe, Duro Macut,
entamée lundi 30 mars 2026 et
qui a été couronnée par la signature de plusieurs accords. Ces accords
couvrent les secteurs des finances, de l’agriculture, de la poste et du
tourisme. Les deux parties ont également signé un programme exécutif dans le secteur de la culture
pour la période 2026-2028. Lors des entretiens qu’il a eus avec son homologue
serbe, Sifi Ghrieb a mis en
avant les liens historiques entre l’Algérie et la Serbie, qui remontent
au soutien apporté par l’ex-République de Yougoslavie à la glorieuse Révolution
de libération et à la lutte du peuple algérien pour le recouvrement de la
souveraineté nationale. Ghrieb a insisté ensuite sur l’importance de
l’action commune pour promouvoir les échanges économiques et commerciaux
bilatéraux, qui demeurent faibles par rapport aux capacités des deux pays dans
plusieurs domaines. Il a souligné les réformes économiques menées par le
président Tebboune et qui ont
permis d’améliorer le climat des affaires et des investissements
en Algérie. Une raison pour le Premier ministre d’inviter le partenaire serbe à «saisir la
dynamique politique caractérisant les relations entre les deux pays et les
opportunités d’investissement offertes par le marché algérien». Ghrieb a évoqué à ce propos la loi sur l’investissement de
2022, qui accorde de
véritables avantages, facilités et garanties aux investisseurs, soutenue par un
cadre institutionnel moderne et actualisé, conçu pour accompagner et orienter
les investisseurs dans toutes les étapes de la réalisation et de la mise en
œuvre de leurs projets. Il a cité également l’Agence algérienne de promotion de
l’investissement (AAPI), laquelle est dotée de larges prérogatives, lui
permettant de tenir
son rôle d’accompagnement des porteurs de projets, ainsi que le
guichet unique destiné aux investissements structurants et étrangers, qui
permet de gagner du temps, des efforts et des ressources financières.
Objectif : renforcer ses investissements en Algérie et contribuer ainsi à
hisser les relations économiques entre les deux pays au niveau des relations
politiques qu’ils entretiennent. Ghrieb a énuméré,
par la même occasion, les atouts que présente l’Algérie en matière
d’investissement. Il a cité, dans ce sens, sa solide infrastructure et son
appartenance à plusieurs espaces de libre-échange. Ces facteurs constituent de véritables
opportunités pour renforcer les partenariats et intensifier les
investissements, notamment en direction du continent africain, tout en
permettant aux deux pays d’adapter efficacement leurs capacités aux
perturbations récentes des chaînes d’approvisionnement. Le Premire
ministre a expliqué que la
visite de son homologue
serbe en Algérie doit servir de rampe de lancement dans la coopération
bilatérale. Il s’agit de dynamiser les mécanismes de
coopération et d’actualiser le cadre de coopération entre les deux pays. C’est
la manière idoine pour mettre en œuvre des futurs projets et donner un nouvel
élan à la coopération bilatérale, particulièrement dans les domaines de
l’agriculture, des transports, des ressources hydriques, de l’enseignement
supérieur, de la formation, du renforcement des capacités et de la culture,
a-t-il souligné. Il a indiqué, à cette occasion, que le renforcement du cadre
juridique bilatéral avec la signature d’accords dans les secteurs des finances,
de la poste, de l’agriculture, de la culture et du tourisme devrait donner une
impulsion supplémentaire à la coopération entre les deux pays dans ces domaines
stratégiques. Dans un autre registre, Sifi Ghrieb a salué «la convergence de vues entre
l’Algérie et la Serbie sur l’importance du respect de la légalité
internationale et des principes du droit international, qui sont plus que
jamais menacés en raison de l’inquiétante prolifération des foyers de tension
et de l’exacerbation des crises humanitaire et économique qui en découle». Il a
mis en exergue à ce propos «l’urgence et l’impératif
de conjuguer les efforts et de renforcer la coordination au niveau bilatéral et
dans les fora internationaux pour contribuer aux efforts internationaux en
faveur de la paix, de la stabilité et du développement». De son côté, le
Premier ministre serbe a affirmé «la volonté politique sincère de son pays et
sa ferme détermination à renforcer les relations entre les deux pays». Cette volonté repose, a-t-il dit, sur l’histoire
commune unissant les deux pays depuis la Révolution algérienne et au lendemain
de l’Indépendance, qu’il a qualifiée de socle pour l’édification de relations
solides dans divers domaines. Sur les outils devant porter le partenariat algéro-serbe vers des résultats meilleurs, Macut a souligné l’importance de l’activation des
mécanismes de coopération bilatérale. Il a cité notamment la Commission mixte
de coopération, qui doit permettre la concrétisation des plans et programmes de coopération convenus et
d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat, notamment dans les
domaines économique et commercial. Sur les questions régionales et
internationales, le Premier ministre serbe a mis en avant «la vision commune
traduite par les positions des deux pays quant à l’attachement à la légalité
internationale et au respect de la souveraineté des Etats et des résolutions
des Nations unies, en tant que garantes de la paix et de la stabilité dans le monde».