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Energies renouvelables/ Rapport Mena Energy Outlook, 2026

Date de création: 16-02-2026 19:17
Dernière mise à jour: 16-02-2026 19:17
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ENERGIE- ÉNERGIES RENOUVELABLES- ÉNERGIES RENOUVELABLES/RAPPORT MENA ENERGY OUTLOOK 2026

Le rapport MENA Energy Outlook 2026, du think tank allemand «Dii Desert Energy», rendu public à partir de données arrêtées fin décembre 2025, ne place pas l’Algérie parmi les locomotives renouvelables de la zone MENA, mais met en avant des signaux qui témoignent d’un passage progressif vers une phase plus concrète et plus lisible de mise en œuvre. Dans une région où certains pays cumulent déjà plusieurs gigawatts opérationnels, l’Algérie apparaît plutôt comme un marché qui s’installe dans une dynamique d’exécution, avec un pipeline désormais bien identifié. Le constat de départ ne relève pas de grands volumes, mais donne un état des lieux clair.  Fin 2025, l’Algérie totalise 446 MW de capacités renouvelables opérationnelles, dominées par le solaire photovoltaïque avec 411 MW, complétées par 25 MW de solaire thermique (CSP) et 10 MW d’éolien. Ce niveau est bien inférieur à celui des leaders régionaux, comme l’Arabie saoudite ou l’Egypte, mais le rapport invite surtout à regarder la trajectoire et la maturation des projets, plus que le seul stock déjà installé.  Sur ce point, l’Algérie ressort de façon plutôt encourageante dans la base de suivi de Dii où 47 projets y sont recensés, dont 24 déjà opérationnels, 17 en construction, 4 en développement, un annoncé et un autre classé «en attente». L’élément le plus favorable est la densité du segment «construction», qui représente environ 2,6 GW de solaire PV : un volume élevé rapporté au niveau encore limité de la capacité opérationnelle, et qui suggère que le pays se situe à un moment charnière où les projets commencent à sortir du stade des intentions. Le rapport associe cette montée en régime à la mécanique des appels d’offres, en notant explicitement que les résultats de l’appel d’offres de 2 GW lancé en 2023 «commencent à se matérialiser».  Deux centrales sont citées comme devant être les premières mises en service issues de ce programme, celles de Tendla–M’Ghair (220 MW) et Laghrous–Biskra (200 MW). Dit autrement, le think tank constate que la chaîne «tender-chantier-mise en service » s’enclenche, ce quiconstitue un signal de crédibilisation important. L’autre point mis en avant concerne l’ajustement des objectifs. Le rapport évoque une «rationalisatio» de certaines cibles nationales dans la région, dont l’Algérie. Le pays a révisé son objectif de long terme de 22 GW à 15 GW à l’horizon 2035, et le rapport en déduit un objectif intermédiaire d’environ 7 GW à l’horizon 2030.  Présenté ainsi, l’ajustement peut aussi être lu comme une trajectoire davantage alignée sur les conditions d’exécution et la capacité à livrer des projets, ce qui, dans les politiques énergétiques, renforce souvent la crédibilité du calendrier plutôt que de l’affaiblir. Sur l’hydrogène, le rapport souligne des éléments structurellement porteurs pour l’Algérie.  Il mentionne la stratégie nationale de 2023 visant 40 TWh à l’horizon 2040, dont 30 TWh orientés vers l’export, ainsi que quatre projets annoncés. Le rapport met en avant notamment l’accord sur le corridor SoutH2, signé début 2025 par l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, l’Algérie et la Tunisie. Il s’agit d’un partenariat qui formalise le développement d’un pipeline hydrogène dédié de 3.300 km reliant l’Afrique du Nord à l’Europe centrale, présenté comme une artère d’exportation majeure pour la décennie à venir. Et d’estimer que «pour l’Algérie, cet élément renforce la perspective d’un débouché européen structuré, à condition que la montée en puissance industrielle suive». Enfin, la comparaison avec les autres pays cités permet de situer l’Algérie de façon nuancée. Le rapport montre une région tirée par le Golfe, avec l’Arabie saoudite en forte accélération. Dans ce paysage, l’Algérie se distingue moins par le volume déjà en service que par un pipeline en construction significatif et une carte hydrogène et de connexion Europe qui, si elle se concrétise, deviendra un avantage comparatif important.