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Relations internationales (et Activités diplomatiques)

Journée du Jeudi 16/10/2026

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-Le Maroc s’dote d’une nouvelle équipe gouvernementale marquée par un rééquilibrage stratégique entre continuité régalienne et renouvellement sectoriel. Au cœur de cette architecture, la diplomatie marocaine garde à sa tête Nasser Bourita, reconduit à la tête des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger pour poursuivre les grands dossiers internationaux, et ce malgré des difficultés réelles à faire avancer la thèse marocaine sur le Sahara occidental face à la détermination du Polisario à faire respecter ses principes d’autodétermination. Sur le volet économique, Fouzi Lekjaa franchit une étape décisive en devenant ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, un portefeuille élargi qui le place aux commandes des grands équilibres financiers et de la modernisation des deniers publics. Reste à savoir si le nouvel argentier du Maroc continuera à cumuler cette fonction avec celle de président de la Fédération royale marocaine de football. Aux côtés de ces figures majeures, les ministères régaliens et de souveraineté maintiennent leurs piliers historiques avec Abdelouafi Laftit à l’Intérieur, Abdellatif Ouahbi à la Justice, Ahmed Toufiq aux Habous et Abdeltif Loudyi à la Défense nationale, tandis que Hassan Tariq prend le Secrétariat général du gouvernement. Les grands chantiers économiques et d’infrastructures sont redistribués avec Nizar Baraka à l’Équipement et à l’Eau, Khalid Hatimy à l’Agriculture et la Souveraineté alimentaire, Ryad Mezzour à l’Industrie, Charafat Afailal à l’Énergie, Samir Belfkih à l’Urbanisme — assurant aussi le rôle de porte-parole — et Abdessamad Kayouh au Transport. A noter aussi l’arrivée de Nabil Benabdallah à l’Éducation nationale, Youns Bjijou à la Santé, Azzeddine El Midaoui à l’Enseignement supérieur et Ahmed Rahhou à la tête d’un nouveau ministère de l’Intelligence artificielle et de la Transformation numérique ................................. -.Réunie jeudi, la quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, à une écrasante majorité, un projet de résolution réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le texte a recueilli le soutien de 152 États membres, réaffirmant la prééminence des principes de la Charte des Nations unies et des résolutions internationales encadrant le règlement de cette question. Chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, la quatrième commission a ainsi réitéré l’inscription du Sahara occidental dans le cadre juridique onusien relatif aux territoires non autonomes. Au-delà de l’adoption du texte, le vote renvoie à un principe fondamental du droit international, celui de permettre aux peuples concernés de déterminer librement leur avenir politique, sans que ce droit puisse être éludé ou subordonné à des considérations de puissance. La résolution 1514, adoptée le 14 décembre 1960 par l’Assemblée générale, constitue à cet égard une référence majeure. Consacrée à l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, elle proclame le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et appelle à mettre fin au colonialisme sous toutes ses formes. C’est à la lumière de ce socle juridique que la question sahraouie continue d’être examinée par les Nations unies, en dépit de la persistance du conflit et de l’absence d’un règlement définitif.L’ampleur du soutien recueilli par le projet de résolution confère au scrutin une portée politique particulière. En réunissant 152 voix favorables, le texte traduit la persistance d’un appui international important à la référence au droit à l’autodétermination dans le traitement du dossier sahraoui. Il rappelle également que la recherche d’une solution politique ne saurait, dans le cadre onusien, faire abstraction des principes qui fondent le processus de décolonisation. Le comportement de la délégation marocaine a également retenu l’attention. Selon les éléments rapportés, celle-ci aurait initialement envisagé de ne pas prendre part au vote, avant de se prononcer finalement en faveur du projet de résolution. Ce choix, intervenu dans un contexte de large mobilisation des États membres, y compris parmi des pays entretenant des relations avec Rabat, constitue un élément politique notable de cette séquence diplomatique. Il convient toutefois de distinguer la portée du vote de ses conséquences juridiques. L’adoption d’un projet de résolution par la quatrième commission ne constitue pas, à elle seule, un règlement du conflit ni une décision organisant directement l’exercice de l’autodétermination. Elle confirme en revanche la place persistante de cette question dans le dispositif onusien et la nécessité de rechercher une issue conforme aux principes applicables à la décolonisation