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Relations internationales (et Activités diplomatiques)

Journée du Jeudi 09/10/2026

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- Le comité Nobel norvégien a décerné sa plus haute distinction à la juriste sud-africaine Navi Pillay, 85 ans, marquant un signal diplomatique fort en faveur de la justice universelle à une époque de remises en cause multilatérales. En couronnant une figure emblématique des tribunaux pénaux internationaux, le jury d’Oslo place le respect des conventions humanitaires au sommet des priorités de la communauté des nations. Cette reconnaissance intervient au terme d’une carrière marquée par la présidence de la Commission d’enquête de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés. Sous sa direction, cette mission a dressé un réquisitoire documenté établissant l’existence d’actes génocidaires commis dans l’enclave palestinienne, bravant les condamnations véhémentes du gouvernement israélien qui avait qualifié ces conclusions de «scandaleuses». C’est sur les lieux mêmes où est née la justice pénale contemporaine que la lauréate a appris sa consécration. Navi Pillay se trouvait dans la mythique salle des procès de Nuremberg, en Allemagne, 80 ans et neuf jours après le verdict historique ayant sanctionné les dignitaires nazis.................................................................. -L’administration du président américain Donald Trump a imposé ce vendredi des sanctions contre la Cour pénale internationale, quelques heures à peine après l’attribution du prix Nobel de la paix à l’une de ses anciennes magistrates, plaçant Washington sur une trajectoire de collision diplomatique directe avec ses alliés européens. La confrontation entre la Maison-Blanche et la justice pénale internationale franchit un seuil inédit de gravité. Alors que le comité Nobel d’Oslo venait de distinguer la juriste sud-africaine Navi Pillay pour son plaidoyer en faveur du droit international et son rapport dénonçant le génocide à Ghaza, l’exécutif américain a répliqué en frappant l’institution de La Haye au portefeuille. Cette nouvelle salve de mesures coercitives dépasse de loin les sanctions individuelles ciblées adoptées par le passé : elle vise à paralyser le fonctionnement opérationnel même de la cour en interdisant toute transaction commerciale ou financière avec elle, menaçant de sanctions extraterritoriales les entreprises de services, les banques et les fournisseurs informatiques partenaires de la juridiction. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a exprimé la position intransigeante de son administration dans un communiqué sans concession. «Le président Trump ne permettra jamais à la Cour pénale internationale de poursuivre des Américains», a martelé le chef de la diplomatie américaine, justifiant l’offensive économique : «C’est pourquoi, aujourd’hui, les États-Unis sanctionnent la Cour pénale internationale. Nous allons interdire les transactions avec ce tribunal voyou, en coupant ses ressources et en paralysant sa capacité à fonctionner».