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Education (et Formation)
Journée du Mercredi 06/08/2026 |
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-Alors que les discussions autour de l’avenir de l’école algérienne continuent de susciter des réactions, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, plaide pour une révision du processus de réforme éducative. Elle appelle à dépasser les affrontements idéologiques et à privilégier une approche fondée sur l’expertise, le dialogue et la participation de spécialistes.
Lors d’une intervention consacrée aux enjeux de l’éducation, la responsable politique a insisté sur plusieurs axes qu’elle considère comme essentiels pour repenser l’école algérienne. Notamment la place de la philosophie, la gestion de la question linguistique et l’implication des experts dans le débat public.
Pour la secrétaire générale du PT, la philosophie ne doit pas être limitée aux seules filières littéraires. Elle estime que cette discipline doit retrouver une place plus large dans le système éducatif afin de contribuer au développement de l’esprit critique, y compris dans les parcours scientifiques.
Louisa Hanoune considère également que les débats sur l’école ne doivent pas se réduire à des oppositions entre courants de pensée. Selon elle, les choix éducatifs doivent s’appuyer sur des analyses scientifiques et pédagogiques permettant de répondre aux besoins des élèves et de la société.
La responsable du PT a également abordé la question des langues. Appelant à une approche fondée sur la complémentarité entre les langues nationales et les langues étrangères.
« Il ne faut pas placer les langues en situation de rivalité », a-t-elle défendu. Estimant que leur apprentissage doit être pensé comme un enrichissement du parcours scolaire.
Louisa Hanoune a par ailleurs appelé à élargir l’espace de débat autour de la réforme de l’école algérienne. Elle a regretté que les discussions se concentrent souvent sur les réseaux sociaux, où les échanges peuvent rapidement devenir conflictuels.
Selon elle, les médias publics et privés doivent permettre l’expression d’une diversité d’avis afin que les citoyens puissent accéder à des arguments fondés sur des connaissances scientifiques et pédagogiques.
La secrétaire générale du PT a également apporté son soutien au pédagogue Ahmed Tessa. Qui a fait l’objet de critiques après certaines prises de position sur les questions éducatives.
Elle a rappelé que les divergences dans le domaine scientifique doivent être tranchées par « la force de la démonstration et de la preuve ». Et non par les attaques personnelles ou les accusations.
En évoquant les précédentes expériences de réforme, Louisa Hanoune a cité les travaux menés sous la direction de l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit.
Elle a estimé que cette démarche avait pour particularité de s’appuyer sur une commission composée de nombreux experts, linguistes et chercheurs, réunis autour d’une réflexion collective.
Pour la dirigeante du PT, cette méthode participative devrait inspirer les discussions actuelles sur l’avenir de l’école. Elle appelle ainsi à l’organisation d’un débat national « sans tabous » réunissant les différents acteurs concernés afin d’élaborer une vision commune.
Les propositions avancées par Louisa Hanoune interviennent alors que la réforme de l’école algérienne reste au centre des discussions politiques et sociales. Entre contenus pédagogiques, place des langues et méthodes d’enseignement, les orientations futures continuent de susciter des prises de position diverses.
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