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Aménagement du territoire (et Travaux publics)

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  • 10-09-2026
    -Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a insisté, jeudi, sur le lancement immédiat du recensement du foncier économique, en veillant à dresser un état des lieux précis de l'avancement des projets d'investissement lancés dans l'ensemble des wilayas. Le Premier ministre présidait une réunion interministérielle, en présence des walis par visioconférence, consacrée à l'évaluation de la situation des investissements économiques dans chaque wilaya, conformément aux instructions données par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la réunion tenue mercredi. Cette réunion interministérielle intervient pour mettre en place un cadre opérationnel permettant la mise en œuvre "effective et immédiate" des instructions du président de la République, notamment l'activation et la mise en service du mécanisme de guichet unique relevant de l'Agence algérienne de promotion de l'investissement (AAPI) à la fin du mois de septembre courant, et le recensement général du foncier industriel, agricole et touristique, a précisé le Premier ministre. A cet égard, il a instruit les walis de la République de coordonner avec les ministère de l'Industrie, du Tourisme et de l'Agriculture, selon la nature du foncier, en tant que points focaux chargés de la collecte des données dans le cadre du recensement, en vue d'élaborer, avant la fin du mois courant, une cartographie claire du foncier économique à mettre à la disposition du guichet unique. Concernant le foncier industriel, S.Ghrieb a insisté sur l'importance de dresser un inventaire des projets dont l'avancement doit être évalué "avec précision" par les walis, "selon un modèle unifié", afin de disposer d'une vision globale et réelle de la situation des investissements permettant d'accompagner et d'aider les opérateurs à lever les obstacles auxquels ils font face. Cette opération sera menée avec l'appui et l'accompagnement du Haut-commissariat à la numérisation pour en assurer le bon déroulement, a-t-il ajouté, soulignant l'importance de faire la distinction entre les nouveaux projets d'investissement et les projets d'extension. Par ailleurs, le ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme, de la Ville et de l'Aménagement du territoire a été chargé, à travers ses directions de wilaya, d'accompagner les walis dans les opérations d'évaluation de la situation des investissements.
  • 04-09-2026
    -L’Assemblée générale de l’ONU a adopté ce vendredi une résolution pour promouvoir une représentation cartographique mondiale plus fidèle à la taille réelle des continents, agrandissant notamment l’Afrique et rétrécissant les Etats-Unis. Ce texte, porté par le Togo et l’Union africaine et coparrainé par la France, a été adopté par 164 voix contre une, celle des Etats-Unis, et six abstentions. La résolution vise à encourager les organisations internationales et les Etats à utiliser des représentations cartographiques de type « Equal Earth ». Cette cartographie abandonne la projection dite « de Mercator » du nom de Gerardus Mercator, géographe, cartographe, philosophe et théologien né en Flandres en 1512. Sa carte du monde a été conçue pour la navigation maritime et agrandit artificiellement les territoires situés aux hautes latitudes. Une distorsion qui « contribue à minimiser dans les esprits la taille de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Asie du Sud, et à perpétuer une vision déséquilibrée » de la planète, selon le texte de la résolution. « Les cartes façonnent notre compréhension du monde », a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Togo à la tribune, Robert Dussey. « Elles orientent l’éducation, nourrissent l’imaginaire et influencent les perceptions collectives. Elles ne sont donc jamais neutres : lorsqu’elles donnent une image déformée de notre planète, elles risquent de perpétuer des représentations erronées transmises de génération en génération », a-t-il poursuivi. « Cette initiative ne vise aucune nation, aucune civilisation ni aucune tradition cartographique », mais « est guidée par une ambition universelle : promouvoir une connaissance fondée sur la rigueur scientifique, le respect de la vérité et l’égale dignité de tous les peuples », a insisté Robert Dussey. « Des résolutions comme celle-ci, et l’agenda idéologique qu’elles promeuvent, entravent le travail de cette institution et contribuent à la perte de sa crédibilité », a sèchement réagi la représentante américaine Yaryna Ferencevych dans l’enceinte. « Plutôt que de se concentrer sur les véritables enjeux de paix internationale, de prospérité ou de bonnes relations entre les pays, cette instance débat de projets cartographiques datant du XVIe siècle », a-t-elle ajouté, exhortant les pays à faire preuve de « bon sens » en rejetant le texte. La France, ancienne puissance coloniale, a apporté un soutien appuyé à cette résolution, au moment où elle cherche à renouer avec l’Afrique où son influence s’est fortement érodée ces dernières années. Dans un discours prononcé vendredi à la Sorbonne, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a déclaré que « changer de carte ne change évidemment pas le monde. (…) Mais corriger une représentation qui le déforme, c’est déjà faire oeuvre de vérité ». Selon lui, cette évolution est cohérente avec la volonté française de défendre sa propre lecture des relations internationales face aux récits jugés simplificateurs, qu’il s’agisse de l’opposition entre un « prétendu Sud global » et un « Occident collectif » ou d’une vision d’une Europe condamnée au déclin.