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Marché

Date de création: 24-05-2008 14:30
Dernière mise à jour: 26-06-2013 14:59
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HYDRAULIQUE - BOISSON - MARCHÉ

La filière des eaux minérales et boissons gazeuses a connu, lors de la décennie 1990 et celle qui a suivi, un développement spectaculaire.
La consommation d'eau minérale est passée de moins de 60 millions de litres en 1980 à 1,5 milliard de litres en 2004 (X 20). En 2003, elle se situe à environ 30,4 litres /habitant/an.
La même augmentation a été enregistrée dans la consommation des boissons gazeuses carbonatées. Elle atteint environ 750 millions de litres, soit 23,5 litres/habitant/an.
Le secteur (public et privé) a développé des capacités de production importantes et elles sont estimées, en 2004, à 4,8 milliards de litres, dépassant ainsi largement les besoins nationaux. Les nouveaux investissements lancés en 2005 (+1,8 milliard de litres) porteront les capacités à 6,6 milliards de litres.
Les importations en eau minérale demeurent faibles.
Notes : - Extrait d'une communication du ministère du Commerce, 22 juin 2006
1400 entreprises sont inscrites au registre du commerce et activent dans le secteur des jus et boissons. 13 500 personnes employées. Chiffre d'affaires en 2004 : 35 milliards de dinars. Production de 3,1 milliards de bouteilles de 20 cl. +20% que le Maroc et +40% que la Tunisie.
- La consommation annuelle des eaux minérales est estimée à plus de 550 millions de litres (16l/an/hbt). Tous les ans, une croissance de la consommation de plus de 22% de l'eau minérale est enregistrée. Plus de 24 marques sont (actuellement) proposées aux clients sur le marché national.

- Début 2009, il y a 1627 producteurs de boissons inscrits au CNRC alors que selon l'APAB seuls 600 sont de véritables producteurs, 30 producteurs monopolisent el marché et ils sont tous adhérents à l'APAB et ils produisent 80% des besoins du marché national. Par aileurs , le marché connaît une croissance annuelle de 10%

- Voir,  aussi,une enquête de Chawki Amari, in El Watan week end du vendredi 28 févriier 2010, page 6 sur "les boissons nationales").  Selon lui, près de 2 000 entreprises activent dans le secteur général des boissons , tous types confondus, emploient près de 20 000 personnes et génèrent 40 milliards de dinars de chiffre d'affaires. L'Algérie consommes annuellement 800 millonjs de litres , de boissons, tous types confondus (45% en sodas et boissons gazeuses). L''Algérien consomme annuellement 50 litres de boissons, tous types confondus, dont 22 litres de sodas et boissons gazeuses, jus et boissons fruitées, 22 litres d'eau minérale et de source, 5 litres de bières et vin. "Un estomac bien patriotique, constiué à 75% de produits algériens".

- Durant le mois de ramadhan 2011, qui voit une hausse vertigineuse de la consommation de sodas et de jus, la production a baissé en raison de la rareté du CO2 (Dioxyde de carbone) ...car utilisé aussi par les nouvelles stations de dessalement de l'eau de mer. Certaines stations produisent leur propre CO2 , mais cela ne suffit pas.

Le CO2 est produit essentiellement par Linde Gas Algérie(150 tonnes/jour)

- 2013

 La filière boissons en Algérie a enregistré ces dernières années une croissance annuelle de 14%, confirmant la bonne santé de cette filière, révèle une étude présentée fin juin à Alger.

La contribution de cette filière à la production des industries agroalimentaires est estimée à 7% grâce à l’évolution de la consommation annuelle moyenne qui est passée de 19 litres/habitant en 1995 à 57,4 litres/habitant en 2011, selon cette étude réalisée dans le cadre du programme d’appui aux PME/PMI (PME II) en collaboration avec l’Association des producteurs algériens des boissons (APAB).

L’étude a estimé que les algériens ont consommé une moyenne de 23,4 litres d’eaux embouteillées, 22,2 litres de boissons gazeuses, 6 litres de jus et 0,5 litres d’autres boissons plates pour chaque habitant en 2011.

La consommation de boissons rafraîchissantes a atteint la même année, un volume total de 1,871 milliard de litres avec un chiffre d’affaires dépassant 38 milliards de DA.

Le chiffre d’affaires moyen pour les entreprises de la filière a augmenté, de 0,958 milliards DA en 2009 à 1,217 en 2010, d’après l’étude qui a constaté que les opérateurs de cette filière bénéficient, pour la plupart d’entre eux, d’une "bonne indépendance financière et une grande capacité d’autofinancement".

D’ailleurs, le capital initial a été multiplié par 8,2 dénotant un développement de la taille, a souligné l’étude ajoutant que 46% des entreprises déclarent exporter leurs produits.

Les produits de la filière boissons sont commercialisés sous près de 300 marques commerciales, essentiellement au niveau des marchés locaux. Des marques de réputation nationale ou de franchise internationale sont aussi commercialisées sur le marché national, relève les experts PME II.

"La filière des boissons est parmi les plus dynamiques dans le secteur agroalimentaire en Algérie. L’importance économique qu’elle a pris, la croissance qu’elle connaît, les progrès qu’elle a enregistrés sur le plan de la diversification et la qualité des produit font des boissons une filière à part", a estimé Mohamed Kaci, l’un des expert chargé d’élaborer cette étude. Cependant, les opérateurs de ce secteur souffrent du manque de l’appui de l’Etat, de la forte pression fiscale, d’un dispositif de mise à niveau qui "n’a pas atteint sa vitesse de croisière", d’une absence de centre de formation spécialisé, de l’accès au foncier inadapté aux spécificités de cette industrie, et de la concurrence du marché informel.

Par ailleurs, l’étude a remarqué que la filière a tendance de se restructurer. D’après les chiffres officiels du CNRC, le nombre des entreprises du secteur a chuté de 1.400 en 2005 à 748 entreprises en 2012.

L’analyse économique de la filière révèle qu’une vingtaine d’opérateurs représentent près de 99% du marché. Elle constate également un phénomène de concentration régionale avec trois grands bassins d’implantation industrielle situés à Alger, Bejaia/Sétif, et l’Oranie.

L’étude estime que le potentiel de croissance du marché national est contrasté. Les perspectives de développement pour la branche des jus et eaux embouteillées sont "certaines" alors que le marché est proche de la maturité pour les boissons gazeuses, et ne pouvant être tiré que par l’accroissement démographique.

Les experts de PME II prévoient globalement la continuité de la croissance de la filière dont le niveau de consommation devrait atteindre 62,2 litres/habitant en 2015.

Ils recommandent, toutefois, de développer les instruments juridiques de contrôle, de se conformer aux normes ISO, de créer un observatoire de veille stratégique, d’adapter les profils de formation au secteur et d’encourager les exportations.