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Infractions 2016

Date de création: 07-02-2017 14:51
Dernière mise à jour: 07-02-2017 14:51
Lu: 70 fois


COMMERCE – INFRACTIONS - INFRACTIONS 2016

L'activité commerciale a poursuivi sa baisse au troisième trimestre 2016, notamment dans le commerce de gros des matières premières, des demi-produits et des machines et matériels d'équipement (ONS). Selon une enquête-sondage d'opinion menée par l'ONS auprès de 533 entreprises commerciales (tous secteurs juridiques confondus), il est aussi observé que la plupart des détaillants se plaignent de l'indisponibilité de certains produits. Plus de 85% des grossistes et près de 64% des détaillants interrogés relèvent avoir enregistré des ruptures de stocks de produits (matières premières, demi-produits, machines et matériels d'équipement) durant l'avant-dernier  trimestre de l'année écoulée.

Il a également été relevé que près de 39% des grossistes et 24% des détaillants touchés par cette enquête se sont approvisionnés auprès du secteur privé uniquement, principalement ceux de la droguerie, quincaillerie, appareil électroménager et parfumerie. Mais plus de 56% des grossistes et plus de 57% des détaillants se sont approvisionnés auprès des secteurs public et privé à la fois, particulièrement ceux de l'agroalimentaire. Quant aux prix d'acquisition des produits, ils ont été jugés «plus élevés», selon 22% des grossistes et près de 82% des détaillants, notamment ceux de l'agroalimentaire, des textiles et des machines et matériels d'équipement, tandis que le reste des commerçants les ont jugés «stables».

Par ailleurs, plus de 90% des grossistes et 83% des détaillants enquêtés ont acheté leurs marchandises en première main, alors que plus de 17% des détaillants, notamment ceux des matières premières et demi-produits, les ont achetés en deuxième ou troisième main. Le taux de satisfaction des commandes en produits est jugé supérieur à 50% par rapport aux besoins exprimés, selon près de 54% des grossistes et 59% des détaillants enquêtés, essentiellement de l'agroalimentaire, des textiles et de la droguerie, quincaillerie, appareil électroménager et parfumerie.

Pour les prix de vente, ils ont été jugés «élevés» par rapport à ceux du 2e trimestre 2016, selon 66% des détaillants et 27% des grossistes, notamment pour l'agroalimentaire, les textiles et les machines et matériel d'équipement, tandis que le reste des commerçants les jugent «plus stables». En ce qui concerne le transport des marchandises, plus de 92% des détaillants et 40% des grossistes interrogés disposent de leurs propres moyens de transport, alors que plus de 18% de ces grossistes déclarent avoir rencontré des difficultés de transport, notamment ceux des machines et matériel d'équipement.

Quant à l'état de la trésorerie, il a été jugé «moyen» par plus de 89% des grossistes et plus de 76% des détaillants enquêtés, et «bon» par 22% des détaillants. En outre, près de 39% des grossistes et 59% des détaillants ont eu recours à des crédits bancaires, notamment les commerçants des droguerie, quincaillerie, appareil électroménager et parfumerie et ceux des machines et matériel d'équipement. Une part de 87% des grossistes et plus de 30% des détaillants concernés n'ont pas eu de difficultés à contracter ces crédits

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Début février 2017, les services de contrôle du ministère du Commerce ont rendu publique le bilan de leurs actions au titre de l’année 2016. D’emblée , un chiffre des plus éloquents en matière de pratiques illicites : près de 59,29 milliards DA de transactions sans facture. Même si tel chiffre d’affaires dissimulé  a reculé de 8% par rapport à 2015 (64,48 milliards DA), il reste que le phénomène demeure toujours tenace.

Les cadres du ministère du Commerce  qui ont fait un exposé  au ministre de tutelle, Abdelamdjid Tebboune , de la situation ont relevé que  ce sont  Batna et de Saida qui remportent la palme des infractions (plus de 13 mds DA chacune), suivies de  Ouargla (10,91 mds DA),d’Oran (6,7 mds DA), de Blida (4,4 mds DA), de Sétif (3,4 mds DA), d’Alger (3,2 mds DA), d’Annaba (2,6 mds DA) et de Bechar (1 milliard DA).

Le même bilan  fait état de 16.219 locaux commerciaux suite aux différentes opérations de contrôle, en plus de la saisie de marchandises d’une valeur de 5,2 mds DA et le blocage aux frontières d’autres marchandises de 20 milliards DA. 

Par ailleurs, et pour le seul mois de  janvier 2017, les brigades de contrôle ont relevé des hausses de prix pour certains  produits alimentaires à prix réglementé, telle  la semoule, en observant que nombreux opérateurs économiques affichaient des prix différents de ceux fixés par la réglementation pour les produits subventionnés.

En faisant remarquer que les opérateurs concernés justifiaient  leur démarche par la concurrence du marché parallèle, l’augmentation des taxes par la loi de finances 2017ainsi que le prix de transport dans les zones éloignées, le ministre a considéré toutefois qu'il s'agissait de pratiques de prix illicites. Aussi, Abdelamadjid Tebboune a-t-il recommandé de renforcer le contrôle au niveau des minoteries et des grossistes et  surveiller de manière accrue la traçabilité de blé dur.