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Islam - Fatiha

Date de création: 07-07-2015 11:06
Dernière mise à jour: 07-07-2015 11:06
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CULTURE – RELIGION – ISLAM – FATIHA

« [La sourate] qui ouvre, plus exactement, Fâtihat al-Kitâb « [la sourate] qui ouvre le Livre [de la Révélation]», désignation de la première sourate du Coran. Parfois, on trouve aussi les expressions « Oum al-Kitâb (d'après III, 7, XIII, 39, XLIII, 4) et « Al sabaâc al-matàni (d'après XV, 87). En prenant en considération la dernière expression, on est obligé de compter la «Basmala» placée en tête de la sourate pour un verset, afin d'atteindre le nombre total de sept versets.
Tandis que les autres sourates sont ordonnées assez exactement d'après leur longueur (c'est-à dire que plus elles sont longues, plus elles sont proches du début, et plus elles sont courtes, plus elles sont proches de la fin), la Fatiha, malgré sa brièveté, est placée en tête du Coran comme une sorte de prière introductive. Il semble que le codex d'Ibn Messaoud, où manquaient déjà les deux dernières sourates (al-Mouawwidatân), ne contenait pas à l'origine ce texte. La Fatiha a un caractère liturgique très prononcé, ce qui apparaît aussi dans l'emploi de la première personne du pluriel (versets 5 et 6). Sa place chronologique (dans la période mekkoise) ne peut être établie avec plus de précision.
La Fatiha est un élément constitutif indispensable du rituel de la prière. Elle doit être récitée au début de chaque rakaâ, c'est-à-dire au moins dix-sept fois par jour (2 fois à la prière du matin, 3 fois à celle du coucher du soleil et 4 fois à l'occasion de chacune de trois autres prières). D'ailleurs, elle est souvent récitée aussi à d'autres moments.  Cette récitation imprime un sceau sur presque toute résolution importante, termine presque toute formule de prière prononcée dans des Lieux saints et accueille toute nouvelle joyeuse, tandis que les marchands, qui ne peuvent pas parvenir à un arrangement au sujet du prix d'une marchandise cherchent dans une récitation concertée de la Fatiha de nouvelles forces pour une décision) (Snouck Hurgronje, Mekka, I93I, 29). Des inscriptions sur des pierres tombales invitent souvent le voyageur qui visite le lieu à réciter la Fatiha pour l'âme du défunt (H. Ritter, Meer der Seele, I955, 317). Dans certains pays arabes, surtout en Afrique du Nord, le terme ftitiha (ou ftiha) sert à désigner une prière au cours de laquelle les bras sont allongés avec les paumes de mains tournées vers le haut, sans qu'ait lieu la récitation de la première sourate. Philipp Vassel propose comme traduction («prière aux mains ouvertes», MSOS, V/2 (1902), 188). Toutefois, il est permis de présumer que même ce rite doit son nom à la première sourate, et qu'à l'origine il comportait la récitation de la fatiha qui ne disparut que plus tard, grâce à sa répétition fréquente, en cédant sa place à une prière silencieuse.
(Sources : Encyclopédie de l’Islam, éditions Leyde, 1977 et El Moudjahid, mardi 30 juin 2015)