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Conflits - Mali

Date de création: 20-05-2015 16:19
Dernière mise à jour: 20-05-2015 16:19
Lu: 291 fois


RELATIONS INTERNATIONALES – ETRANGER – CONFLITS - MALI

Vendredi 15 mai 2015 est un «jour historique pour le Mali, pour la région Sahel, pour l’Afrique et pour le monde entier», a déclaré le Président Ibrahim Boubacar Keïta, dans son intervention de clôture de la cérémonie de signature de l’accord de paix et de réconciliation au Mali.

Cet accord qui marque l’aboutissement  du processus d’Alger ouvre une nouvelle page de l’histoire de ce pays miné par un conflit qui perdure depuis trois  années.. La bataille de la paix a-t-il néanmoins rappelé ne pouvait être gagnée par les Maliens seulement ; d’où l’appel à une aide internationale sous la forme d’une médiation ; sollicitée auprès du Président Bouteflika lors de la visite du président malien, qu’il a effectué en Algérie en janvier  2014.
 

L'accord de paix et de réconciliation au Mali a été signé Bamako par les parties maliennes au dialogue pour le règlement de la crise dans  le nord du pays. Le document a été signé par le représentant du gouvernement malien, les mouvements politico-militaires du nord du Mali engagés au sein de la Plateforme d'Alger et par l'équipe de la médiation internationale conduite par l'Algérie. Deux composantes sur cinq que compte la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), à savoir la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA, dissident), la CM-FPR2 (Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance II) ont également signé l'accord. Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (dissident), autre composante de la CMA avaient quant à eux paraphé jeudi à Alger l’accord de paix et de la réconciliation. La Plateforme d’Alger, signataire de l’accord de paix et de la réconciliation, est composée du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple  de l'Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR). L'équipe de médiation, dont l'Algérie est le chef de file, comprend la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO), l'Union africaine (UA), les Nations unies, l'Union européenne (UE) et l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. L'accord de paix et de réconciliation au Mali signé vendredi dernier à Bamako a été obtenu après cinq rounds de dialogue, engagé en juillet 2014 sous la conduite de la médiation internationale, dont l'Algérie est le chef de file.

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Deux composantes sur cinq que compte la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), à savoir la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA, dissident),  la CM-FPR2 (Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance  II) ont également signé l'accord. Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (dissident), autres éléments composant la CMA, avaient, quant à eux, paraphé, jeudi à Alger, l’accord de paix et de la réconciliation. La Plateforme d’Alger, signataire de l’accord de paix et de la réconciliation, est composée du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple  de l'Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de  résistance (CM-FPR). L'équipe de médiation, dont l'Algérie est le chef de file, comprend la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO), l'Union africaine (UA),  les Nations unies, l'Union européenne (UE) et l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. L'accord de paix et de réconciliation au Mali, signé vendredi à Bamako, a été obtenu après cinq rounds de dialogue, engagé en juillet 2014 sous la conduite de la médiation internationale, dont l'Algérie est le chef de file.
La cérémonie de signature s'est déroulée en présence, notamment du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, représentant du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de Chefs d’État africains et des personnalités internationales.

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Dialogue inclusif intermalien  
Chronologie des étapes phare  

Le dialogue intermalien inclusif, mené dans le cadre  d’une médiation internationale, dont l’Algérie est le chef de file, a été couronné, vendredi, par la signature à Bamako d'un accord de paix et de réconciliation. Voici une chronologie de ces étapes :       
Janvier 2014 : le Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, demande au Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, l'aide de l'Algérie  pour un dénouement heureux de la crise malienne. Création du Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le Nord-Mali. L'Algérie engage un premier round de pourparlers exploratoires pour rapprocher les vues des mouvements du Nord-Mali, une étape particulièrement importante pour réunir les conditions de succès du dialogue intermalien inclusif  envisagé.         
Le 5 juin 2014 : Alger accueille les mouvements du nord du Mali pour des consultations exploratoires élargies, dans le cadre des efforts de la communauté internationale et des pays voisins du Mali visant la recherche d'une solution définitive au problème du nord du Mali.        
Le 9 juin 2014 : le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) signent à Alger, «la Déclaration d'Alger», à travers laquelle ils ont réaffirmé  leur volonté d'œuvrer à la «consolidation de la dynamique d'apaisement en cours», et de s'engager dans le dialogue intermalien «inclusif».            
Le 12 juin 2014 : le gouvernement malien affirme avoir pris acte de la signature à Alger de la déclaration conjointe par trois mouvements armés  du nord du Mali, tout en remerciant le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour les efforts de facilitation de l'Algérie.      
Le 14 juin 2014 : le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) signent à Alger une plateforme dans laquelle  ils ont réaffirmé «le plein respect de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Mali».          
Le 27 juin 2014 : le Conseil de sécurité des Nations unies a salué, dans sa résolution 2164 sur la situation au Mali, les efforts de l'Algérie pour ramener la paix et la sécurité dans le pays, en particulier au nord-Mali.      
Le 6 juillet 2014 : l'Algérie joue un rôle «éminent, tous les jours», pour apporter des réponses «satisfaisantes» à la question malienne, estime, à Alger, le haut représentant du Président de la République du Mali pour le dialogue inclusif intermalien, Modibo Keita.        
Le 16 juillet 2014 : la réunion de haut niveau de soutien au dialogue intermalien pour le règlement de la crise dans le nord de la République du  Mali se tient à Alger avec la participation de l'Algérie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad, de la Mauritanie, de l’UA, de la Cédéao, de l’ONU, de l’UE et de l'OCI.
Le 16 juillet 2014 : les pays voisins du Mali (Mauritanie, Tchad, Burkina  Faso et Niger) appellent à Alger le gouvernement et les mouvements armés du nord du Mali à saisir l'occasion «providentielle» du lancement de la phase initiale du dialogue intermalien inclusif pour le règlement pacifique et politique de la crise dans ce pays.          
Le 24 juillet 2014 : signature par les participants au dialogue intermalien d'une feuille de route pour les négociations dans le cadre du processus d'Alger et d'un document relatif à la cessation des hostilités.      
Le 1er septembre 2014 : la deuxième phase du dialogue intermalien commence à Alger dans la perspective d'aboutir à une solution globale et négociée au problème des régions nord du Mali.        
Le 27 septembre 2014 : l'Organisation des Nations unies (ONU) convoque à New York, en marge du débat général de l'Assemblée générale, une réunion de haut niveau sur le processus politique au Mali, à laquelle ont pris part le Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, les ministres et hauts responsables membres de l'équipe de médiation menée par l'Algérie et le Conseil de sécurité de l'ONU.      
Le 18 octobre 2014 : une réunion préparatoire pour le 3e round du dialogue inclusif intermalien s'ouvre à Alger en présence de l'ensemble des parties maliennes concernées.         
Le 19 octobre 2014 : le 3e round du dialogue intermalien inclusif débute  à Alger en présence des représentants du gouvernement malien et des groupes  armés du nord du Mali, ainsi que toutes les parties concernées.        
Le 21 octobre 2014 : reprise du dialogue intermalien inclusif à Alger, à la faveur de l'ouverture des travaux du 3e round (Alger III) des pourparlers  entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali ayant adhéré au processus de négociations sous la conduite de l'Algérie, chef de file de la médiation.      
Le 23 octobre 2014 : 4e round des négociations : le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali acceptent «comme une base solide» un document de négociation comportant des éléments d'un accord de paix soumis par la médiation.
Le 20 novembre 2014 : poursuite du 4e round du dialogue intermalien inclusif, à huis clos, entre le gouvernement malien et les représentants des  groupes politico-militaires de la région du nord du Mali ayant adhéré au processus de négociations sous la conduite de l'Algérie.        
Le 22 janvier 2015 : une réunion de concertation regroupant les représentants de l'équipe de la médiation, des mouvements du nord du Mali, du gouvernement  malien et de la mission multidimensionnelle intégrée de l'ONU pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s'est tenue à Alger.         
Le 7 février 2015 : le ministre des Affaires étrangères, M. Ramtane Lamamra, préside, au nom de l'Algérie, en tant que chef de file, une réunion  d'évaluation de l'équipe de médiation du dialogue intermalien.       
Le 11 février 2015 : une réunion entre le gouvernement malien et l'équipe de médiation internationale du dialogue intermalien se tient à Alger sous la présidence du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra et le Premier ministre malien, Modibo Keita.      
Le 16 février 2015 : le 5e round du dialogue intermalien inclusif débute à Alger entre le gouvernement malien et les représentants des groupes  politico-militaires du nord du Mali ayant adhéré au processus de négociations sous la conduite de l'Algérie.        
Le 19 février 2015 : une Déclaration des parties au Processus de paix d’Alger a été signée par les différentes parties maliennes, sous  l'égide d'une médiation internationale, dont l'Algérie est chef de fil.       
Le 1er mars 2015 : paraphe d'un accord de paix et de réconciliation sous la supervision de la médiation internationale, présidée par l'Algérie, en tant que chef de file, par le représentant du gouvernement malien et les mouvements politico-militaires du nord du mali engagés dans la plateforme d'Alger  (le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR)).        
Le 3 mai 2015 : le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a réitéré son plein appui à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger, réaffirmant son attachement à l’unité, à l’intégrité  territoriale et à la souveraineté de du Mali.       
Le 14 mai 2015 : la CMA paraphe l’accord de paix et de réconciliation à Alger.          
Le 15 mai 2015 : signature officielle de l’accord de paix et de réconciliation, issu du processus d’Alger, par le gouvernent malien et les mouvements politico-militaires du Nord-Mali.